FEMMES
Ne donnez pas aux femmes de logement à terrasse et ne leur enseignez pas l'art d'écrire. (Ohmau, Ajjoph tli egmes arabes, ii i , 112)
Hommes, les femmes sont votre vêtement, et vous êtes le leur. Elles sont votre champ ; cultivez-le de la manière que vous l'entendrez, mais après un acte de dévotion. {Coran, ii, 183, 223)
Malheureux le peuple que mène une femme ! (Mahomet, A2)02jhtheg mes arabes, m, 40)
Une femme est toujours assez belle aux yeux de son mari quand elle a constamment de la douceur dans le
rcp:ar(l et dans le son tle sa voix, de la propreté sur s.i personne et dans ses haijits, du clioix et du goût dans sa parure, de la modestie dans ses discours et dans tout son maintien. (Pan-Hoei-Pan , lettrée chinoise, contcnijiDrainc i\cs ITaii)
Quand une poule chante comme un coq, tuez-la (1). (MÉIDANI, I, 294)
Épouses, deux vertus sont votre brillante parui'c : un respect sans bornes pour celui dont vous portez le nom et une surveillance continuelle de vous-mêmes. (Pan-Hoei-Pan, lettrée, contemporaine des Han)
Une femme doit être sous la garde de son père pendant son enfance, sous la garde de son mari pendant sa jeunesse, sous celle de ses fils pendant sa vieillesse, et jamais indépendante. {Hitopadésa)
L'attention sur soi-même fait éviter les fautes; une attention continuelle est le correctif des défauts aux-
(1) La même pensée de haine contre les fenmies impérieuses se letrouve, adoucie, dans le Chou-King, liv. iv, ch. 2.
quels nous ne sommes que trop sujettes. (Pan Hoei- Pan, lettrée, conteinporuine des Han)
Les femmes sont toujours inconstantes, même celles (les (lieux, dit-on. (Hitopadésa)
Il vaut mieux habiter seul le coin d'un grenier qu'une belle maison en compagnie d'une femme querelleuse,
(Salomon, P/'orerhcs, xxi, 0)
La jeune fille est une Heur, la femme est un fruit. Si le fruit se trouve mauvais, quel souvenir resteiat-il de la fleur? {Pensée chinoise)
Évite l'herbe qui pousse sur le fumier et la jolie femme de bas lieu. (Meidani, i, 126)
Aux femmes de travailler à l'extérieur et de faire les ouvrages de force; aux hommes, les professions sédentaires et les soins du ménage. {Axiome égyptien, d'après le témoignage suspect d'écrivains d'Athènes)
Lu fonimc (junTllouse est une gouttière per[)étuelle. (Salomon, Prorci'hes, xix, 13)
Esprit de femme, vif-urgent ; leur eœur est de eire. [Pensée chinoise)
Vilain homme celui qui toujours est sur les pas des femmes. (Méidani, m, 95)
[Aleplt) (1) Qui est-ce qui trouvera une vaillante femme, car son prix surpasse de beaucoup les perles?
[Beth) Le cœur de son mari s'assure en elle, et il ne manquera point de dépouilles.
{Gtiimel) Elle lui fait du bien tous les jours de sa vie, et jamais du mal.
{Daleth) Elle cherche de la laine et du lin, et elle fait ce qu'elle veut de ses mains.
{He) Elle est comme le navire d'un marchand, elle amène son pain de loin.
( Van) Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, elle dis-
(1) Ce mot et tous les autres placés entre parenthèses représentent les lettres de l'alphabet hébraïque, qui servent ici de numéros d'ordre, dans l'original.
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tribuc la nourriture nécessaire à sa maison, et elle donne à ses servantes leur tâche.
{Zaïii) Elle considère un champ et l'acquiert , et elle j)lante la vigne du fruit de ses mains.
{Chctk) Elle ceint ses reins de force, et fortifie ses bras.
{Teth) Elle éprouve que son trafic est bon, sa lampe ne s'éteint point la nuit.
{Jod) Elle met ses mains au fuseau, et ses mains tiennent la quenouille.
{Cajih) Elle tend sa main à Tafiligé, et avance sa main au nécessiteux.
{Zamed)E\\G ne craint point la neige pour sa famille, car toute sa famille est vêtue de vêtements doubles.
{Mejn) Elle se fait des tours de lit; le fin lin et lecarlate est ce dont elle s'habille.
{Nun) Son mari est reconnu aux portes, quand il est assis avec les anciens du pays.
{Samedi) Elle fait du linge, et le vend, et elle fait des ceintures qu'elle donne au marchand.
{Hajin) La force et la magnificence est son vêtement, et elle se rit du jour à venir.
{Pe) Elle ouvre sa bouche avec sagesse, et la loi de la charité est sur sa langue.
(Tsade) Elle contemi)le le train de sa maison et ne mange point le pain de paresse.
[Koph) Ses enfants selèvent et la disent bien heureuse, son mari aussi, et il la loue, en disant :
{Rescli) Plusieurs filles ont été vaillantes, mais tu les surpasse toutes.
(Sein) La grâce trompe et la beauté s'évanouit ; mais
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lu femme ([ui craint rMtcincI, seni ccll»; (jui sein louée.
{l^hau) l)oinie/.-lui des fruits de ses uiains et (|ue ses œuvres la louent aux portes. (Salomon, Prorerhcs, XXXI, 10-51 — D. Martin.)
La beauté chez une femme sans cœur est un anneau d'oi- au groin d'une truie. (Le même, xi, 22)
La femme sage édifie sa maison; mais la folle ruine la sienne de ses mains. (Le même, xix, 1;
Si la femme est chaste, ce n'est ni par pudeur, ni par retenue, ni par vertu, ni par crainte ; c'est seulement parce que personne n'a sollicité ses faveurs. {Ilitopadésa)
Partout où les femmes sont honorées, les divinités sont propices. (Manou)
N'attire pas sur ta maison les malédictions des femmes
iV5 LA MOHALE EN ORIENT
(jui y (Icmcurent ; elle serait anéantie comme par une conjuration magique. (Manou)
Ne vous éloignez pas de la femme vertueuse et sensée (jue vous avez reçue pour épouse devant Dieu ; la grâce de sa modestie est plus précieuse que l'or. {Ecdéfiiaste, vil, 21)
J'ai trouvé la femme i)lus amère que la moit ; la femme, dont Tesprit est un lacs et un filet, la main un l'éseau ; la femme que l'homme aimé de Dieu esquive, et que prend le fou. {EccU'siaste, vu, 27)
Et Dieu dit à la femme : « Je te condamne aux peines et aux souffrances. Tu enfanteras dans la douleur. Tu ne seras que le satellite de ton mari, et lui • même sera ton maître. » {Genèse, m, 16)
On tire plus de choses avec un cheveu de femme, qu'avec six chevaux robustes. {Proverbe tatar)
Une femme bonne et soumise rendra l'homme le plus
|);invr(' YriXiA (riui roi. Si tu iis le Ijoiilicnr de prcssoi' sur (ou seiu uuc iiinio dont riru iriilltiri.' l'attîtclKniJont, lu j)cux, couiiuc uu uiouar(pu', faire frapper cinq fois ]);ir jour les (iuil)ales devaut ta porte. Quand le jour entier s'écoulerait pour toi dans les fatigues, il n'y a |)as là de quoi t'afllip;er si la nuit ramène dans tes bras celle qui te console de tes peines. Dieu, sans doute, n'a jeté que des re^^ards de niiséi'icorde sur celui dont la maison est bien établie et (jui habite .sous le même toit avec une conq)agne pleine de tendresse. Lorsque à la beauté une femme unit la vertu, son époux jouit, en !a i-egardant, des félicités du paradis. On a droit de se vnnter que Von possède tout ce que le monde peut offrir de bonheur et de satisfaction, quand on n'est qu'un même cœur avec une épouse affectueuse. Si la tienne est douce, garde-toi d'examiner si elle a la beauté ou la laideur en partage. Un bon caractère joint à des traits désagréables vaut mieux que la beauté ; l'amabilité couvre les défauts du corps.
Mais hâte-toi de rompre toute liaison avec une beauté angélique que dépare un mauvais caractère ; cherche plutôt des traits de démon joints à un heureux naturel. A une bonne femme le vinaigre reçu de la main d'un mari semblera doux ; celle, au contraire, dont Thumeur chagrine est peinte sur son visage, n'acceptera pas même de lui des sucreries Une épouse affectionnée procure les délices du cœur : mon Dieu, garde-nous de celle qui est méchante. Le perroquet, obligé de vivre dans la société du corbeau, s'estimera heureux d'abandonner sa cage. Epoux infortuné, condamne-toi à une vie vagabonde, ou bien résigne-toi à passer tes jours
dans le désespoir. Il vaut mieux marclier les pieds nus que de les avoir empiisonnés dans des chaussures trop étroites ; il est plus facile de supporter les fatigues d'un vovîi^e que de vivre près de son foyer dans de continuelles dis})utes; il est mille fois moins dur de subir la prison, en vertu d'une sentence du cadi, que d'avoir tous les jours sous ses yeux, au sein de sa propre maison, des sourcils froncés et un visage rél>arbatif. Le départ est un jour de fête pour l'époux qui partage sa demeure avec une méchante épouse. Elle est pour toujours fermée aux plaisirs et à la joie, cette maison d'où se font entendre au dehors les clameurs d'une femme. Si ta compagne sort de sa retraite et prend le chemin du bazar, corrige -la, à moins que tu n'aimes mieux rester enfermé chez toi comme une femme. Une épouse ferme t-elle l'oreille aux ordres de son époux, s'il le souffre, conseille-lui de prendre aussi le caleçon couleur d'antimoine (1). Quiconque s'unit à une femme dépourvue de sens et de droiture se rend esclave... de qui? d'une femme? non, d'une peste. Renonce à tes greniers pleins de blé, ils ne sont plus à toi, si ta femme t'a dérobé une seule mesure d'orge. Si tu vois qu'elle supporte impatiemment la retraite, il est contraire au bon sens de rester plus longtemps chez toi. Pour la fuir, jette-toi, s'il le faut, dans la gueule du crocodile; il vaut mieux mourir que de vivre déshonoré. (Saadi, Bostân)
(l)Les femmes, en Perse, portent des pantalons très-larges de couleur sombre et d'une étoffe si roide, qu'ils se tiennent debout tout seuls.
LA MORALE KN OIIIENT U»
FKRMETK
Tout mccliiint fuit sans qu'on le j)oursuivc ; mais les justes restent calmes ct>mme un lion. (Salomon Prorvrhcs, xxviii, 1)
L'horreur des mépris et de la pauvreté, Tamour des honneurs et des richesses, voilà ce qui aveugle les hommes. Telle une faim dévorante empêche de sentir la mauvaise saveur des aliments. Oh ! véritaljlementsage celui que les honneurs ni labjection ne peuvent détourner un instant du juste et de Thonnète 1 (Meng-
TSEU
Lorsqu'un homme est ferme et constant, on n'a pas lieu de craindre qu'il ne perde son intelligence, fùt-il tombé dans la plus profonde disgrâce : on peut renverser le feu, mais la flamme s'élève toujours. {Hitopadésa}
Malgré le vent qui souffle et la tempête qui mugit, le sage conserve le flambeau de sa raison. (Plotin)
rA
Il est d'un philosoplic de combattre les usages dépravés, non de s'y soumettre. Après avoir passé sa vie à prouver que la mort n'est pas un mal, hésiterait-il entre le péril et le devoir? (Porphyre)
Le chef vigoureux joue son propre sang le jour de la bataille, et celui qui s'enfuit joue le sang du soldat. (Saadi, Gulîstan)