AGRICULTURE
Il importe bien moins d'enrichir une nation que de la nourrir. C'est la subsistance qu'il lui faut, et non pas une abondance de belles monnaies. Changez, si vous le pouvez, le sable des campagnes en l'or le plus pur : mais l'or ne se change pas en aliments ; il n'arrache pas à la mort le malheureux affamé. Le peuple peut à jamais se soutenir sans argent; mais, sans les fruits de la terre, il ne peut vivre un seul jour. (Lou-Toub, mandarin, ii*" siècle de notre ère)
Le peuple, sous les bons souverains, ne souffre ni le froid ni la faim. Ce n'est pas que ces monarques habillent ou nourrissent la nation : c'est que, par de bonnes lois, ils encouragent et protègent le cultivateur. (TcHo-Soi, conseils à Yenti-Ti, n*^ siècle avant J.-C)