‹ l'esprit des OrientauxChapitre 96 sur 214 · INDÉPENDANCE · texte numérisé non relu

INDÉPENDANCE

Il y avait en Egypte deux frères : l'un servait le

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sultan, l'autre gagnait son pain par le travail de ses bras. Une fois, le riche dit au p:iuvre : « Pounjuoi ne sers- tu pas le gouvernement ? Tu serais délivré de la peine de travailler. » Il répondit: «Que ne travailles-tu comme moi ? Tu serais délivré de la honte de servir !

— Ma précieuse existence a été dépensée à me dire : a Que raangerai-je l'été".' Que vètirai-je l'hiver ? )>

— Homme au ventre avide, contente-toi d'un pain, tu ne courberas point le dos dans la servitude. » (Saadi, GiUistan)

« Pauvre fagotier, ne sais-tu pas que le riche Hatemtai donne du pain à qui veut venir lui en demander? Pourquoi donc, vieux et infirme, prends-tu tant de peine à ramasser tout ce bois? — Qui peut manger le pain de son travail, ne doit pas devenir l'obligé d'Hatemtaï. » {Pensée arabe)

Tout chien aboie s'il veut, quand il est sur sa porte, comme le lion peut rugir dans sa forêt. {Pensée arabe)

Quand on est son maître, tout est bien ; tout est m;il ((tiiind ou (Irprnd des Miifrps, fS\<:Kvx -PANniTA)

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