‹ l'esprit des OrientauxChapitre 97 sur 214 · INDIGNITÉS · texte numérisé non relu

INDIGNITÉS

Les inéfliaiits chassent devant eux Tànc des oi-phelins; ils prennent en gage le bœuf de la veuve.

Ils forcent les pauvres à se détourner du chemin ; les faibles du pays sont réduits à se cacher devant eux.

Leurs victimes sont comme des onagres dans la solitude , et elles sortent dès le matin pour chercher leur nourriture.

Elles cueillent leur pâture dans les champs, elles maraudent dans la vigne de leur oppresseur.

Elles passent la nuit sans vêtement, elles n'ont pas de couverture contre le froid.

Elles sont transpercées par la pluie des montagnes; sans asile, elles embrassent le rocher.

Les scélérats ! ils enlèvent Torphelin du sein de sa mère ; ils prennent des gages sur le pauvre.

Ceux qu'ils ont réduits à la misère s'en vont tout nus, et portent, affamés, les gerbes de leur maître ;

Ils expriment Thuile dans les celliers de leur spoliateur ; en foulant le pressoir, ils ont soif.

On entend s'élever des villes le gémissement des mourants ; l'àme des blessés crie vengeance ; et Dieu ne prend pas garde à ces indignités. (Job, xxiv, 2-12)

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