‹ L'esprit du comte Joseph de MaistreChapitre 16 sur 48 · RELIGION · texte numérisé non relu

RELIGION

I, Moïse. — 11. — Délinition da protestantisme.-— III. VHistoire ecclésia'itique de Fleury. — IV. Catholicisme et Déisme. — V. Des sectes. — VI. Les Jésuites. — Vil. Rôle de la noblesse par rapport à la religion. — VIII. Qu'est -co que l'irréligion? — IX. Sur la maxime : Un homme d'honne^ir ne change point de religion. — X. ICsprit destructeur du protestantisme. -— XI. De la Providence. — XII. Du péché oriiiinel. - XIII. Santeul et ses hymnes.— XIV. Du purgatiiire. — XV. La religion est la mère de la science. — XVI. Accord du libre arbitre et de la puissance de Dieu. — XVII. Délinition du miracle. — XVIII. L'infaillibilité et la souveraineté. — XIX. L'Église univer.^elle est une monarchie. — XX. Comment la vérité et l'erreur se combattent. — XXI. Qu'est-ce que l'état religieux? — XXII. Du jansénisme.— XXllI. Sa confraternité avec le calvinisme. — XXIV. Influence de la religion sur le théâtre. — XXV. La théologie, sonreo de toute science.

Moïse a tout dit : avec lui, on sait tout ce qu'on doit savoir sur les principes fondamentaux de l'hisloire de rhomnie et de son habitation ; et, sans lui, on ne sait

4S0 l'esprit

rien. L'histoire, la tradition, les fables même, et la nature entière, lui rendent témoignage (1).

Le protestantisme en masse est évidemment ébranléil cesse d'être enragé^ et par conséquent dV/re; car le protestantisme n'est qu'une rage de l'orgueil qui proteste par nature (1).

Fleury, le plus dangereux des hommes qui ont tenu la plume dans les matières ecclésiastiques (car il n'y a rien de si dangereux que les bons mauvais livres, c'està-dire les mauvais livres faits par d'excellents hommes aveuglés) : diwec.^ou Histoire ecclésiastique, faite comme on fait les châssis en collant des feuilles de papier bout i

(1) Lettres et opuscules inédits de M. de Maistre, 1. 1, p. 158. « Le S

« déluge surtout est prouvé de toutes les manières dont ce grand fait « peut être prouvé. Lisez le livre du docteur Lardner [Indian testi- « monies);UsQi celui du fameux Addison et celui du père de Colonia sur « ce même sujet des Témoignages rendus à la révélation par Vanti-

« quité profane; lisez les notes de Grotius et le premier livre de son J « bel ouvrage, De veritate Rel. christ., etc., vous serez surpris et lo- ^M « talement entraîné par l'universalité de c( tte croyance. » (Note de ^W M. de Maistre, ifiid.) V'oir G. Cuvier, Discours sur les révolutions de la sur/ace du globe, etc. On sait assez l'importance de ce livre, d'autant moins suspect que l'auleur a commencé par douter de l'aulhenlicité des récits de la Genèse , à la croyance entière desquels il est enlin arrivé par la persévérance et surtout par la bonne foi de ses études.

(1) Lettres et op., etc., t. I, p. 304. — Lorsque l'abbé, depuis cardinal de Polignac, demanda à Bayle de quelle religion il était, celuici répondit : < Prolestant! — Mais, reprit le célèbre auteur de V Anti- Lucrèce, ce mot est bien vague, Monsieur ; à quelle classe de prolestants ajipartenez-vous? - Je suis, répliqua Bayle, protestant dans la force du terme, car je proteste contre toutes les vérités. » On ne pouvait mieux définir le protestantisme : \\ proteste contre tout.

DE J. l)i: MAIhTRE. 1.*il

à bout, il s'est emparé de toutes les têtes; et tout bachelier sevré d'avant-hier, qui a glissé sur cette entreprise, croit en savoir autant que le cardinal Orsi (2).

Dans l'état de choses et au milieu des flots de lumière répandus sur l'Europe, il n'y a plus que deux systèmes religieux possibles : le catholicisme et le déisme ; entre ces deux extrêmes, il n'y a plus de place tenable [A] (1). Un protestant, s'il existait, serait un être risible. Mais il n'y a plus de protestant dans le sens primitif du mot.

Lorsqu'une chose mobile et changeante de sa nature a reçu un nom, ce nom subsiste pendant que la chose change, et longtemps après on conclut, sans réflexion, du nom à la chose [B]. Un protestant de nos jours est

(2) Ibid., t. I, p. 302. « Le célèbre cardinal Orsi , né à Florence en « 1C92, mort à Rome en 17GJ, ayant entrepris une réfutation de Fleury. « y trouva tant d'erreurs qu'il se détermina à écrire une nouvelle his- « loin; ecclésiastique, et il mourut au 20<î vol. \\v^, qui n'achève pas le « sixième siècle. » (Note de M. de Rlaistre, ibid., t. l, p. 3i3.) Le cardinal Orsi disait : « Il n'est rien de plus aisé que d'écrire l'histoire comme Fleury. » Nulla esser più facile [impresa] se alciino iniraprenderù a scriverla , corne l'ha scritta il Fleury . « Le mérite de Fleury, poursuit-Il, est de savoir coudre des passages traduits en français. » // merito del nosfro istorico con.'^iste in avère cucito insieme una qiuiniità di testi tradotti da i loro originali nella iingua franzese. (Orsi, Délia Storia ecclesiastica. In Roma, préface du t. i, 1747. Confrontez avec Orsi la Réfutation de Fleury par le docteur MarchettI, et \Anti-Febronius de l'abbé Zaccharia, 8 volumes ln-8.

(1) Les notes désignées par une des lettres de ralpha'l)et, A. B.C.etc, se trouvent h la suite de chacun des onze chapitres de cet Esprit de M. de Maistre : elles ont généralement trop d'étendue, pour que j'aie cru devoir les mettre au bas des pages.

un homme qui dit, comme la Fontaine : j'ai iu votre Nouveau Testament, c'est un assez bon livre. Il lui reste cette idée vague, qu'zV y a dans le christianisme quelque chose de divin ; mais lorsqu'on en vient au détail, personne n'est d'accord, excepté sw les grandes hases, comme ils disent, c'est-à-dire, Je crois en Dieu et en son Fils quelconque.

Il n'y a, il n'y aura, il n'y a e?/, il ne peut y avoir de zèlehovs de la vérité. Dans toutes les communions séparées, on prend la haine contre nous pour le zèle qui est tout amour, au point qu'il cesserait d'être s'il pouvait haïr : c'est la haine masquée en amour (1).

Le protestantisme n'est autre chose que V orgueil protestant contre l'unité. Or, quoique les sectes diffèrent entre elles, cependant par rapport à nous elles sont toutes égales, puisqu'elles ne sont pas nous. Dès qu'une branche est coupée, elle n'appartient plus à l'arbre; celle qui est verte encore, celle même qui n'a pas touché terre, diffèrent sans doute de celle qui a fait du charbon depuis dix ans; mais pour Varbre c'est égal : elles ne sont plus lui, ni à lui^ ni de lui (2).

J'aime les Jésuites, que j'ai toujours regardes comme une des plus puissantes institutions religieuses, un des

fl) Lettres et op., etc., l. I, p. 309 et 310. (2) lbid,,i. I, p. 3il.

plus admirables inslruinents d'instruclion et de civilisation qui ait existé dans l'univers. Parlez à un ennemi des Jésuites, au premier que vous trouverez sous votre main; demandez-lui s'il a fréquenté ces messieurs, s'il avait parmi eux des amis, des directeurs, des conseillers, etc.; il vous répondra : Non^ et peut-être, Dieu m'en 'préserve ï Et si vous lui citez leurs amis, il ne manquera pas de vous dire qu'ils sont amis, et qu'il ne laut pas les croire parce qu'ils sont suspects; en sorte que les Jésuites ne sont véritablement connus que par ceux qui ne les connaissent pas. C'est un magnifique théorème qui mérite d'être encadré.

Je vous donnerai une règle sûre et facile pour juger les honimes ainsi que les corps. Cette règle est infaillible. Du côté des Jésuites, je vous nommerai tout ce que le monde a produit de plus excellent dans l'ordre de la sainteté, de la science et de la politique. — Et quels sont leurs ennemis? Tous les ennemis de Dieu, tous les ennemis del'Eglise, tous les ennemis de l'Etat. — Vous me direz : Est-ce qu'il n'y a pas de fort honnêtes gens parmi leurs ennemis? Hélas! oui; mais ces honnêtes gens se trouvent sur ce point en très-mauvaise compagnie, ce qui n'arrive pas aux amis de cette société (1).

VU

L'irréligion est canaille (2). Ainsi, en faisant même

(1) Ibid.,i. I, p. 431 et 432.

('2) Lt; i)èie Lacordaire, dans une de ses Conférences de Notre-Dame de Paris, stigmalisant le matérialisme, a dit avec la même énergie : « Et je n'écraserais pas du pied celte canaille de doctrine! » — Dans un de ses opuscules tout récomment publié, M. de Maislre parlant de Voltaire et des Encyclopédistes ligués contre l'Kglise et contre Dieu,

abstraction de toute recherche sur le oui ou sur le non, un homme distingué se garde bien non-seulement, comme on dit, de casser les Titres, mais de dire ou d'écrire un seul mot qui blesse directement ou indirectement les dogmes nationaux.

11 y a dans tous les pays un certain nombre de familles conservatrices, sur lesquelles repose l'État : c'est ce qu'on appelle r aristocratie ou la noblesse (l). Tant qu'elles demeurent pures et pénétrées de l'esprit national, l'État est inébranlable, en dépit des \ices des souverains ; dès qu'elles sont corrompues, surtout sous le rapport religieux, il faut que l'Etat croule, quand il serait gouverné de Charlemagne en Charlemagne. Le patricien est un prêtre laïque : la religion nationale est sa première propriété et la plus sacrée, puisqu'elle conserve son privilège, qui tombe toujours avec elle. Il n'y

les nétrit de l'énergique épithète : « ceUe canaille. » [Quatre chapitres inédits sur la Russie, etc., 1^59, p. 115, note 1.)

(I) La noblesse, institution naturelle, puisqu'elle se trouve à l'enfance de toutes les sociétés, depuis les temps héroïques d'Homère jusque chez les sauvages de l'Amérique, est en même temps à la tète de la civilisation. Malgré une opinion vulgaire , elle est bien plus un élément de liberté que de servitude. Une des ignorances distinctives du dix-huitième siècle est d'avoir cru établir un gouvernement libre et monarchique sans noblesse. Voyez la brocbure : Qu'est-ce que le Tiers? p. 89. Beaumarchais ne partageait point cette opinion sur l'inu tilité de la noblesse : « Dans une monarchie, dit-il [Plaidoyer contre Goezrnau, 1778), si l'on ôtait les rangs intertnJdiaires, il y aurait trop loin du monarque aux sujets ; bientôt on n'y verrait qu'un despote et des esclaves, etc. >> L'enchaînement du passé au présent est surtout nécessaire à cette >orte de gouvernement (|ui vit de souvenirs et d'espérances. La noblesse, première classe de la société, devient alors, par son intérêt à la conservation de la monarchie, par sa position indépendante, et un rempart contre le désordre et un instrument d& liberté.

a pas de plus grand cririîe pour un noble que celui d'attaquer les dogmes.

Avouez qu'il en a bien pris à la noblesse française d'avoir fait alliance, dans le dix-huitième siècle, avec la philosophie ! Voilà son crime et l'origine de tous ses maux : aussi la conscience universelle, (jui est infaillible, souvent sans le savoir, a refusé d'absoudre les nobles français, et leur a refusé, comme apostats, la compassion qu'elle leur devait comme malheureux (1).

Le mot i7Télifjion ne présente point une idée circonscrite et absolue; il désigne tout ce qui blesse la religion, depuis les coups les plus hardis jusqu'aux plus excusables légèretés.

Dites- moi, de grâce, si je vous avais assuré sur ma parole d'honneur toutes les circonstances d'un événement dont j'aurais été témoin ; sije vous en avais donné une attestation écrite sous la foi d'un serment; si, dans un écrit public, vous veniez ensuite à dire : « Nous sommes en possessio7i dune notion unique su?' un tel événement^ » et que vous citassiez pour cette notion unique ce que mon laquais aurait dit dans un cabaret, en buvant avec ses amis, sans parler de moi ni de mon attestation, croyez-vous que je ne serais pas en droit de me fâcher, et même de vous demander satisfaction?

C'est précisément ce que vous faites à l'égard de Moïse.

(I) Ibid., t. Il, p. 2i7 et 248.

Une attaque indirecte est cependant une attaque ; un silence même peut l'être (i) [C].

La vérité n'est pas, quoi qu'on en dise, si difficile à connaître. Chacun, sans doute, est maître de dire non ; mais la conscience est infaillible, et son aiguillon ne saurait êlre écarté ni émoussé. Que fait- on donc pour se mettre à l'aise, et pour contenter à la fois la paresse, qui ne veut point examiner, et l'orgueil qui ne veut point se dédire ? On invente la maxime (\\\un homme d honneur ne change point de religion y et là-dessus on se tranquillise, sans vouloir s'apercevoir (ce qui est cependant de la plus grande évidence) que ce bel adage est tout à la lois une absurdité et un blasphème.

Une absurdité : car que peut-on imaginer de plus extravagant, de plus contraire à la nature d'un être intelligent, que la profession de foi expresse et antérieure de repousser la vérité, si elle se présente ? On enverrait à rhô[)ital des fous celui qui prendrait un tel engagement dans les sciences humaines ; mais quel nom donner à celui qui le prend à l'égard des vérités divines?

Un blasphème : car c'est absolument et au pied de la lettre la même chose que si l'on disait formellement à Dieu : « Je me moque de ce que vous dilcs; révélez ce « qu'il vous plaira : je suis né juif, mahométan, idolâ- (( tre, etc., je m'y tiens. Ma règle sur ce point est le

(t) Ihid., t. Il, p. 248.

« degré de longitude et de latitude. Vous pouvez avoir u ordonné le contraire, mais peu m'importe (1). »

Le catholique qui passe dans une secte apostasie véritablement, parce qu'il change de croyance, et qu'il nie aujourd'hui ce qu'il croyait hier; mais le sectaire qui passe dans l'Eglise n'abdique au contraire aucun dogme, il ne nie rien de ce qu'il croyait ; il croit au contraire ce qu'il niait, ce qui est bien différent.

Dans toutes les sciences, il est honorable de faire des découvertes et d'apprendre des vérités qu'on ignorait. Par quelle singularité la science de la religion, la seule absolument nécessaire à l'homme, serait-elle exceptée? Le tuahométan qui se fiiit chrétien passe d'une religion positive dans une autre du même genre. Il peut donc en couler à son orgueil d'abdiquer des dogmes positifs, et de confesser que ce même Mahomet qu'il regardait comme un prophète envoyé de Dieu n'est cependant qu'un imposteur.

Il en est tout autrement de celui qui passe d'une secte chrétienne dans la mère Eglise. On ne lui demande pas de renoncer à aucun dogme, mais seulement d'avouer qu'outre les dogmes qu'il croit et que nous croyons tous comme lui, il en est d'autres qu'il ignorait, et qui cependant se trouvent vrais. Tout homme qui a de la raison doit sentir l'immense différence de ces deux suppositions (2).

Je n'emploie ni grec ni latin ; je n'invoque que le bon sens, qui parle si haut, qu'il est impossible de lui résis-

(1) Ibid., t. Il, p. 259et2G0.

(2) llnd., t. II, p. 261 et 262.

ter. Pour peu que vous y réfléchissiez, vous ne pouvez pas douter que le catholique qui passe dans une secte est nécessairement un homme méprisable, mais que le chrétien qui d'une secte quelconque repasse dans l'Eglise (s'il agit par conviction, cela s'entend assez) est un fort honnête homme, qui remplit un devoir sacré.

Nous avons dans notre religion des listes (si nombreuses que nous en avons fait des livres) d'hommes éminents par leur dignité, leur rang, leurs lumières et leurs talents, qui, malgré tous les préjugés de secte et d'éducation, ont rendu hommage à la vérité en rentrant dans rÉglise. Essayez de faire une liste semblable de tous les hommes qui ont abjuré le catholicisme pour entrer dans une secte. Vous ne trouverez, en général, que des libertins, de mauvaises têtes, ou des hommes abjects (1).

Les sectes n'ont de force contagieuse que dans leurs commencements et durant le paroxysme révolutionnaire, passé lequel elles ne font plus de conquêtes. Le catholicisme, au contraire, est toujours conquérant, sans jamais s'adresser aux passions ; et c'est un de ses caractères les plus distinctifs et les plus frappants (2).

Le protestantisme n'est pas une religion, mais une négation (3).

Il n'y a pas un point de la croyance chrétienne que le protestantisme n'ait attaqué et détruit dans l'esprit de ses partisans : il est arrivé d'ailleurs ce qui ne pouvait pas

(1) Ihid.,i- 11, p. '^62.

(2) Ibid.y t. I, p. 385.

(3) Ibid., t. II, p. 369.

manquer d'arriver. Ce niallieureux système s'est allié avec le philosophisme, qui lui doit ses armes les plus dangereuses ; el ces deux ennemis de toute croyance ont exercé sur l'Europe une influence si funeste, qu'on exagère peu en disant que cette belle partie du monde n'a [)lusde religion.

La révolution française ne fut qu'une suite directe, une conclusion visible et inévitable des principes posés dans le seizième et dans le dix-huitième siècle (1).

Si l'on fait disparaître le principe catholicfue, il ne reste plus rien de divin sur la terre. Ce principe est si fort qu'il soulient nos ennemis mêmes. Ils ne vivent que par la haine tpii li;s anime contre nous, ils prennent ce sentiment pour le zèle et uiôiTie pour la foi, tant l'homme est habile à se tromper lui-même; mais si nous disparaissions aujourd'hui , ils disparaîtraient. Aussi , un grand homme d'État (M. le baron d'Erlac) disait à un catholique, dans un instant de franchise et d'épanchement : Nous savons bien que nous n'existons que par vous.

Que les princes, même séparés, sachent donc bien qu'en attaquant le catholicisme, ils frappent sur les bases du christianisme (2).

(1) Ibid., t. 11, p. 370 et3'l. — Cf. A. Nicolas, Du protestantisme et de toutes les he're'sies dans leur rapport avec le socialisme^ etc., 1. 1, chap. met iv du livre I^""; p. 134 à 184. — Marche du protestantisme, son passage au philosophisme; — le philosophisme et la révolution (2»! édit.,in-l8, 185i, Vaton), et Louis ^Vànc^ Histoire de la révolution française, origines et causes de la révolution, t. I, 1847. Louis Blanc, dont le témoignage est peu suspect, fait remonter les origines et les causes de la révolution à Jean Hus, le précurseur de Luther. — Voir, à la suite de ce chapitre de V Esprit de M. de Maistre, la note D.

(2) Ibid., t. II, p. 383.

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