PRÉFACE
ÉCRITE LONGTEMPS AVANT L'OrVKAfiK PAR il. DE lUlSIRE LVI-UC^E.
<iLiorsi]u'utt lioiunie couçoit le projet de »e « rendre l'éditeur d'un écrivain illustre qui « n'esifite plus, nous voudrions qu'il j eût uutri- '• bunal littéraire auquel cet homme fût tenu de « présenter ses titres pour en obtenir une pemiisu sion, sans laquelle son projet, serait considéré » comme un délit plus ou moins, punissable; à « moins qu'il nes'a^t unirmâi];i^i^d^rj^iprimei- <« le texte sans y ajouter ui^'^çi^^'^::'^*
« II faut, en effet, dès qu'il ^'agif^ notes et " d'additions, qu'il y ait entiL'l'auÉeirî'^et l'éditeur « certains rapports indispensables : il faut, s'il est « permis de s'exprimer ainsi, qu'il y ait entre eux <( une certaine />arm/^ de goûts, de sentiments et « d'opinions, sans laquelle il y aura nécessaire- « ment entre les idées de l'auteur et celles de l'é- K diteur une dissonnance choquante et quelque- « fois scandaleuse.
'1 Parmi les énorrailés du dix-huitième siècle, « nous avons toujours distingué l'édition si con- " nue des Pensées de Pascal, par Condorcet et " Voltaire, avec les notes et les observations de '1 ces deux sophistes. C'est un spectacle insuppor-