‹ L'esprit du droit romain dans les diverses phases de son développement: dansChapitre 30 sur 87 · I. Le principe de la famille · texte numérisé non relu

I. Le principe de la famille

La réonion des genteg. — La gens est une famille en grand et un État en petit. — Son influence sur l'ensemble du droit.

17. L'union politique des races, à Rome, ressemble à une pyramide. Sa base est formée par trois cents gentes , qui produisent, en se resserrant par dégradations successives, trente curies, puis trois tribus, puis enfin le sommet personnel de tout l'édifice : le Roi. Nous n'avons à nous occuper ici que des gentes. Nous avons déjà fait remarquer, au paragraphe précédent, qu'elles seules appartiennent au principe de la famille; les curies et les tribus, de même que la royauté, appartiennent à la constitution militaire. On a contesté, il est vrai, que les gentes reposassent sur le principe de la famille {***); mais pour en arriver à cette conclusion, on a attribué de l'importance & ce qui n'en a point Peu importe, en effet, que tous les membres d'une

(lis) Waltbb Pa contesté récemment de la manière la plus décidée, Râm. R. &., 8* édit., § 14 , mais il reconnaît en même temps que la réunion des fiunilles est le prototype de la réunion des gentes. Les motifs qu'il allègue méritent assurément une réfutation, mais je ne puis m'en occuper ici. Walier n'a fait aucune attention à l'étymologie (note 124) et cependant elle a, à mes yeux, comme témoignage de l'antiquité, un poids infiniment plus considérable que les définitions des gentUes prises au point de vue du droit postérieur.. Si l'on pouvait jeter dans la balance des expressions occasionnelles d'écrivains postérieurs , je pourrais invoquer à mon tour les expressions de Tite-Live , n , 48 : velut jàmilusm heUum.

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