‹ L'esprit du droit romain dans les diverses phases de son développement (volume 2)Chapitre 46 sur 106 · C. BEOLEMENT AMIABLE DES CONTESTATIONS · texte numérisé non relu

C. BEOLEMENT AMIABLE DES CONTESTATIONS

cace à cause de la contestabilité du droit, et où la dédsioa contractuelle des litiges fournit les premiers germes de Torganisation des fonctions judiciaires. Une seule et même idée a toujours dominé cette étude : celle que la force personnelle est la mère, et par conséquent aussi la protectrice légitime du droit Cette force n'est point la yiolence physique, nue : le sentiment de sa légitimité Félève au rang de force morale. Elle est une énergie active au service de Tidée juridique; bien plus, elle est le principe du droit privé lui-même« dans sa fraîcheur et sa vigueur originaires.

Cette idée de la justification de la force personnelle , créant et protégeant son champ d'action par son propre fait, est l'extrême minimum où peut commencer la formation du droit C'est pour cela qu'elle pouvait et devait être placée en tête de notre étude. C'est de ce faible germe que s'est développé le droit chez d'autres peuples encore, mais nous n'avons pas partout, comme ici, le bonheur de pouvoir distinguer le germe originaire dans la fleur et dans le fruit Bien des peuples, impuissants à concilier cette idée d'une manière durable avec le développement toigours croissant du principe de l'État, l'ont abandonnée; ils ont abdiqué avec découragement le sentiment de l'indépendance jurique individuelle, devant l'État, dont ils ont fait le créateur du droit subjectif. Mais cette idée s'est enracinée trop profondément, pour pouvoir jamais disparaître, dans la conception juridique des Romains, grâce à sa nature indestructible et à leur mâle sentiment individuel. L'instinct juridique des Romains sut la modeler avec une précision telle, qu'elle put se concilier même avec le plus haut développement de l'État

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