I T.. T. — T. II. — KAPP. DE [/ESP. ROM. AVEC LES TRINCIPES
en Allemagne, qui y contraria d'une manière si extraordinaire le développement du droit national, et dans laquelle au lien d'avoir un seul point central pour le droit et la jurisprudence, Rome aurait eu plusieurs de ces foyers juridiques. Cette concentration n'était point un fait purement géographique, pas plus que le morcellement politique de l'Allemagne. J'y vois plutôt un effet de l'esprit romain, la manifestation d'une qualité que je ne puis passer sous silence, parce que je veux être complet : j'entends parler de la force centralisatrice. Ce n'est point la centralisation locale, dans la ville de Rome, de toute la vie nationale, de la politique, de la religion, du droit, de la civilisation, qui me détermine cà admettre cette qualité; je crois, au contraire, que cette qualité est empreinte aussi dans le droit et dans ses principes, et j'aurai souvent occasion, dans le cours de cet ouvrage , d'en fournir des exemples.
2. Rapport de l'esprit romain avec les principes originaires susdits
25. Quel fut l'usage que fit le peuple romain du capital avec lequel il entra dans l'histoire? Nous ne pourrons trouver de réponse positive à cette question que dans le second système; mais nous pouvons, et nous devons la résoudre, dès ce moment, par voie d'exclusion. Nous avons à rechercher quelles sont les idées que le peuple romain a abandonnées sur le champ, ou qu'il n'a conservées que d'une manière extérieure, conformément à sa manière de faire, pour les laisser bientôt périr, et qui ne formaient plus à l'époque florissante de la république, une branche vivante du droit.
Nous commençons par le principe religieux parce qu'il subit le premier ce destin. A ne considérer que l'apparence extérieure, on croirait que ce principe jouit pendant longtemps encore, à Rome, de son influence primitive. Quelque part qu'on regarde, dans la vie publique comme dans la vie privée, vers la fin de la république, la religion se met au premier plan : aucun