CHAPITRE III
DU RAPPORT ENTRE L ESPRIT ET LE CORPS , ENVISAGÉ COMME CORRESPONDANCE OU VARIATION SIMULTANÉE.
Le rapport de dépendance qui unit un phénomène à un autre, est ordinairement indiqué par deux classes de faits : — d'abord, par l'existence de la cause suivie de l'existence de l'effet ; et en second lieu, par Tabsence de la cause, suivie de l'absence de l'effet : c'est ainsi que nous prouvons que le feu est la cause de la fumée, ou que l'oxygène amène la putréfaction et la désorganisation. Des deux méthodes c'est la seconde, celle par laquelle on démontre que labsence de la cause est suivie de l'absence de l'effet, qui est la plus probante : la conservation des viandes à l'abri du contact de l'air est la meilleure preuve que l'air, ou un de ses éléments, est la cause de la putréfaction. Le fait est encore plus convaincant si l'on peut, en faisant brusquement disparaître une cause présumée, produire sur-le-champ la suspension de l'effet.
Mais il y a des cas où nous ne pouvons faire l'expérience