‹ L'esprit et le corps considérés au point de vue de leurs relations: suivis d'études sur lesChapitre 22 sur 157 · UNION DE L ESPRIT ET DU CORPS, SES LOIS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

UNION DE L ESPRIT ET DU CORPS, SES LOIS GÉNÉRALES

Nous allons maintenant exposer les lois les plus générales de l'union de l'esprit et du corps. Le sujet est difficile, etbien loin d'être arrivé à maturité; cependant on en sait assez déjà pour satisfaire la curiosité et donner d'utiles enseignements.

Nous avons déjà vu certaines raisons de croire que, chaque fois que l'esprit reçoit un choc, perçoit une sensation ou passe d'un état à un autre, ce mouvement doit être accompagné d'un choc nerveux; et que l'intensité plus ou moins grande de l'un détermine également celle de Vautre. Voilà ce que nous savons de plus général au sujet de l'union de l'esprit et du corps. C'est déjà un point fort important à établir, mais cependant c'est encore trop vague pour nous satisfaire.

Il est maintenant généralement admis que l'esprit a

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trois aspects distincts, trois fonctions différentes : le sentiment, qui comprend l'émotion; la volonté ou volition, et la Pensée ou intelligence. Il y a là trinité dans l'unité. Ces fonctions se manifestent d'une manière toute caractéristique, et cependant elles ont entre elles une telle dépendance qu'aucune d'elles ne pourrait subsister seule ; supprimez le sentiment, et il n'y a plus ni volonté ni intelligence; au contraire, quand le sentiment se manifeste dans toute sa plénitude, il porte avec lui les germes des deux autres. Aussi, quoique en exposant les rapports du corps et de l'esprit, nous considérions les trois facultés séparées, nous devons iious attendre à les voir toutes trois obéir à certaines lois générales.

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Nous connaissons tous le plaisir et la douleor, et noos sommes habitués à des états d'excitation qui soninenitres ou indifférents . Quand nous oppo sons le sentiment à la volonté et à la pensée, la meilleure manière de le caractériser est de le représenter par le plaisir et la douleur; oeux«cl ne sont jamais confondus avec la pensée, et, quoiqu'ils met* tent la volonté enjeu, ils ne constituent pas la volonté* Mais il y a bien des occasions dans lesquelles noua sommas excités ou réveillés , dans lesquelles nous sentons quelque chose qui n'est ni un plaisir, ni une douleur, et dans les* quelles il ne s'agit, k proprement parler, ni de volonté ni de pensée. Tel est le choc de la surprise; telles soot aij^ les émotions qui accompagnent souvent la cessation de l'état de plaisir et de douleur proprement dits. Quand

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