‹ L'esprit et le corps considérés au point de vue de leurs relations: suivis d'études sur lesChapitre 31 sur 157 · L'ESPRIT ET LE CSORPS · texte numérisé non relu

L'ESPRIT ET LE CSORPS

dans le cerveau, de même qu'à ces variétés de sensation correspondent, dans une proportion très-KX>nsidérable, des variétés de manifestation extérieure. Les signes apparents ne forment qu'une Caible partie de Tensemble des effets produits sur les muscles et les viscères; bien des mouvements ne reçoivent qu'un commencem^it de stimulation, trop £aible pour déterminer une action, sans parler des impulsions contraires qui arrêtent cette action ; en outre, la plupart des changements qui se produisent dans les viscères échappent à Tobservateur. La diffusion d'une onde de force nerveuse est inséparable de la sensation. Les mouvements et les gestes qui en résultent sont le langage universel de la sensation, et ont une constance vraiment remarquable au miheu de toutes les variations du caractère humain. J'ai déjà cité ces £aits comme donnant la première preuve de l'union intime de l'esprit et du corps ; ce sont des faits que peut saisir l'observation ordinaire, et dont cependant les partisans de la dissociation ou de l'indépendance de l'esprit et de la matière persistent à ne tenir aucun compte.

Les variétés d'expression des sentiments sont fort intéressantes à étudier au point de vue du sujet qui nous occupe ; mais il suffira, pour le moment, de la distinction si grande et si caractéristique entre le plaisir et la douleur.

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