‹ L'esprit et le corps considérés au point de vue de leurs relations: suivis d'études sur lesChapitre 51 sur 157 · L'ESPRIT KT LE CORPS · texte numérisé non relu

L'ESPRIT KT LE CORPS

brale pour la classe particulière de rapports en question.

D'un autre côté, les connaissances acquises tendent à s'effacer, si nous ne les renouvelons. Mais alors il doit venir un moment, dans le progrès de ces acquisitions, où toute la force d'accroissement dont nous disposons est nécessaire pour conserver ce que nous avons déjà acquis ; un moment où, en réalité, nous perdons d'un côté autant que nous gagnons de l'autre.

Il faut observer encore qu'une grande partie de nos progrès intellectuels, dans la seconde partie de noire vie, consiste dans la substitution de jugements plus réfléchis à nos premières idées peu mûries, dont nous nous défaisons peu à peu. Une idée juste n'occupe pas nécessairement dans le cerveau plus de place qu'une idée fausse, quand une fois l'idée juste est acquise : il en est de même d'un geste élégant comparé à un geste maladroit.

Même en prenant Thomme d'étude, dont la vie se passe à amasser des connaissances, nous voyons que sa mémoire finit, sinon par refuser de nouveaux fardeaux, du moins par ne les accepter qu'en rejetant une partie de ce qu'elle portait déjà. En outre, une grande érudition est surtout la connaissance des sources où se trouvent les connaissances.Nous n'employons à la fois qu'un nombre limité d'idées ; seulement, dans le cours de notre vie, BOU& pouvons changer plusieurs fois le cercle de nos

idées.

Nous avons- vu. aussi, lorsque nous avons parlé de la faculté de âmilarité ou d'accord, que la même acquisition sert dans bien des occasions dififérentes. Un mot nouveau n'est que le groupement d'articulations déjà connues; un air' nouveau pour le muiâcien, une manipulation nouvelle

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