L»ESPR1T ET LE CORPS
les faits scientifiques sur lesquels s'appuient ces idées, réagissent même sur le transcendentalisme le plus élevé de ce pays remarquable.
L'esquisse rapide que nous venons de faire semble nous indiquer ce que doit être l'avenir. Les arguments en faveur des deux substances semblent avoir maintenant perdu toute leur force ; ils ne sont plus d'accord avec les résultats acquis par la science, et avec la clarté delà pensée. La substance unique, avec deux ordres de propriétés, deux faces, Tune physique, l'autre spirituelle — une unité à deux faces -^ semble plutôt satisfaire à toutes les exigences de la question. Nous devons considérer cette substance, selon le langage de la profession de foi Athahasienne, sans confondre les personnes ni diviser la substance. L'esprit est destiné à être le sujet d'une double étude — étude pour laquelle le métaphysicien devra s'associer au physicien ; et ce qu'Aristote n'avait fait qu'entrevoir pendant un instant, est enfin devenu une vision claire et durable.