SCENE XII
NOHAN. — Certes !
RÉGINE. — Eli bien ! promettons-nol que dorénavant nos plus vieux souvenij dateront de l'instant béni oîi nous somniie|l qu'aucune de nos pensées ne remontera j.l mais en arrière d'aujourd'hui, vers ii.j passé qui s'efface... dont il ne subsiste plil rien... Est-ce juré?
NOHAN. — C'est juré.
REGINE, NOHAN.
RÉGINE. — Alors, monsieur, vous ne trouvez pas que ce soit devenu trop d'être tout à moi depuis qu'on vous a révélé combien plus, combien toujours, vous allez devoir l'être?
NOHAN, croisant ses mains avec celles ele Régine. — Vovez comme de mes dix doigts me voici rattaché à la vie ! Et ne sentezvous pas ce qu'il y a d'inséparable dans la ferveur de nos mains jointes ?
RÉGINE. — M'accorderiez-vous donc la première chose dont je voudrais vous prier, en cet état ?