SCENE III
PRIOLA, SAVIERES
PRIOLA, — A ce propos... je ne vois pas M™*^ Savières... Il est vrai qu'elle a horreur du monde. Ce sera toujours un mystère pour moi que cette belle et rigide protestante ait consenti à épouser le libre penseur que vous êtes ! Pourquoi ?
SAVIÈRES. — Rien de plus logique, au contraire. Elle espérait me convertir.
Le Marquis de Priola
PRIOLA. — Est-ce qu'elle y réussira ?
SÀViÈREs. - — Elle y a renoncé. Mais laissons cela. Si sauvage que soit M™'' Savières, elle va cependant venir ce soir.
PRIOLA. — Vraiment ?
SAVIERES. — Oui. Et savez-vous avec qui?
PRIOLA. - — Non.
SAViÈRES. — Les Le Chesne.
PRIOLA. — Avec ma femme !
SAVIÈRES. Oui.
PRIOLA. — Bah! {JJn 'petit temps.) Ils connaissent donc la nouvelle ambass£.drice ?
SAVIÈRES. ■ — Il faut croire.
PRIOLA. — Mais comment savez-vous?
SAVIÈRES. — Nous dînions chez eux.
PRIOLA. — • C'est vrai. Vous les fréquentez beaucoup ?
SAVIÈRES. — Nous les voyons. Ma femme était la meilleure amie de la vôtre. Vous vous le .'appelez bien?... Je ne vous
SAVIERES. — Il ne vous arrive jamais