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LE DOMESTIQUE

M. Georges VÉTnECiL.

VÉTHEUIL. — Mais, en ce cas, je suis très indiscret... je vais me retirer.

CLAUDINE, faisant signe à Vétheuil de s'asseoir. — Mais non, je vous en prie, restez !

Amants

VÉTHEUIL. — Vous étiez eu train de causer... deux femmes ont toujours des choses très important-es à se dire...

M™" JAMiNE. — Rien de mystérieux :

j'étais en train de raconter à M™^ Rozav comment PhilipjJC

VÉTHEUIL. — Ah oui, le pauvre garçon !

m"^*^ JAMINE. — Alors, pour vous finir... c'est en rentrant à Paris que ce malheur est arrivé... Comme je vous l'ai dit, nous avions passé l'hiver à Beaulieu. Philippe était toujours à Monte-Carlo, je ne pou-

M""» JAMINE.

Il faut que j'élève ma fille.

vais pas l'en empêcher. Il a joué, il a perdu naturellement, d'une façon effrayante. De retour ici, il a espéré se rattraper sur les mines d"or avec le peu qui lui restait... Malheureusement, il a été mal conseillé et il s'est trouvé un matin complètement ruiné!... Alors, il s'est tiré deux coups de revolver.

CLAUDINE. — En effet, c'est effrayant ! je vous plains de tout mon cœur.

M"" Jamine tire son mouchoir et s'essuie discrètement les veux.

JAMINE. — Vous pensez si j'étais

bouleversée... d'autant plus que, vers la fin, il avait joué avec mon argent... C'est mêm-e pour ça qu'il s'est tué... de sorte que je me suis trouvée, moi, sans un

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