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ÊTRE MÉCHANT

et que je vais m'enterrer en Bretagne, au bord de la mer... tout seul.

JAMINE. — Vous partez?... Mais je m.

peux pas lui dire ça. . .

VÉTHEUIL. — Vous n'avez pas besoin de lui dire... d'aboiti je ne pars pas pour éternellement, mais pour quelques jours seulement... ça n'est pas iine fuite.

JAMINE. ■ — Vous allez partir sans la voir, sans lui dire adieu?

VÉTHEUIL. — Oui, il faut que je ne la revoie pas tout de suite. J'ai besoin de me reprendre, de voir clair en moi-même, il faut que je sois trout seul.

JAMINE. — Vous ne poiivez pas faire ça... vous allez lui faire du mal.

Amants

VÉTHEUIL. — Je lui écrirai, elle aura une lettre ce soir, une lettre très tendre, je vous assure, dans laquelle je lui expliquerai tout ça bien mieux que vous ne pourriez le faire ; seulement, vous, ne lui dites rien... Il faut me jurer que vous ne lui direz rien.

JAMINE. — Je vovis le jure.

VÉTHEUIL. — Par exemple, je vous demanderai d'être là quand elle recevra cette lettre (je la ferai porter vers sept heures), pour bien lui dire dans quelles dispositions vous m'avez trouvé, et que je l'adore. Seulement, il faut que ça change, ça ne peut pas durer, il faut prendre un parti.

JAMINE. — Certainement, mais qu'estce que je vais lui dire tout de suite?... parce quelle m'attend.

VÉTHEUIL. — Dites-lui que vous ne m'avez pas trouvé.

JAMINE. — C'est ça, c'est ça ; allons, je vous laisse... écrivez-lui une bonne lettre. Au revoir.

VÉTHEUIL. — Au revoir. Je vous remercie d'être venue ; vous êtes une gentille amie.

JAMINE. — Non, mais je vous aime beaucoup tous les deux. Allons, au revoir, bon voyage, et revenez bien vite.

VETHEUIL.

Oui. tout de suite.

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