‹ L'esprit françaisChapitre 288 sur 315 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les MÊMES, M"^ FLOCK, M'"« DE PAILLY, M"'^" BLADRU.

m"^*" flock, arrivant dit, buffet avec une jeiuie femme, il/"'® de Paillij. — Tenez, voilà justement M'"'' Bladru, nous sommes. Sauvées. Chère madame, je vous cherchais... permettez-moi de vous présenter mon amie. M'"" de Pailly, qui a une petite requête à vous adresser, et vous, m'obligeriez fort en l'écoutant favorablement.

m"''" BLADRU. — Mais, chère madanie, soyez persuadée que je ferai tout mon possible pour vous être agréable, mais je n'ai pas une grande influence.

m'"*^ flock. — Vous en avez une

La Douloureuse

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énorme, au contraire... Vous êtes M™° Bîadru, la femme d'un leader redoutablei et qui vous craint.

m'"^ bladru. — Pas tant qu'on le croit. Je ne pèse pas beaucoup dans les déterminations de M. Bladru.

M'"*' FLOCK. — Oh ! je ne dis pas que vous pourriez nous faire avoir la guerre. ou même Une simple charge de cavalerie sur la place de l'Opéra ; mais enfin, un honnne politique ne peut pas s'occuper de tout... il y a des petits détails... les rubans, par exemple... Eh bien ! il est évident que les rubans, ça regard© plutôt les femmes.

m'"^ bladru. — Vous avez une façon de dire les choses...

m""^ FLOCK. — Allons... je vous laisse.

Elle s'éloigne.

jyjDie jjp, pAiLLY. — Mon Dieu, madame ce que vient de dire si gentiment M"'" Flock me met à laise pour vous expliquer l'objet de ma démarche : il s'agit, en effet, d'un ruban pour le 14 Juillet prochain...

M™^ BLADRU. — Rouge... violet... vert?

M*^^ DE PAILLY. — Nous sommes plus modestes : violet.

M™'' BLADRU. — Pour qui, pour vous?

M™" DE PAILLY. — Oh! non... quelle horreur! {Se rattrapant.) C'est-à-dire, je n'y ai aucun droit... C'est pour un brave homme qui meurt d'envie d'avoir les palmes.

M'"*" BLADRU. — A-t-il des titres?

jjiue jjg PAILLY. — Aucuu... c'est le mari de ma manucure ; seulement, sa femme y tient beaucoup ; ça le poserait auprès de sa clientèle, vous comprenez.

M°'° BLADRU. — Et pour le 14 Juillet?... il n'y a pas do temps à perdre, c'est dans six semaines à peine. A-t-il fait sa demande ?

jjiue jjg PAILLY. — Je ne crois pas.

M™^ BLADRU. — Tl n'y a pas de' temps à perdre encore une fois; il faut qu'il la fasse.

M™® DE PAILLY. — Lui-même?

M"^*' BLADRU. — Sans doute... Est-ce qu'il ne sait pas écrire?

M°i« DE PAILLY. — Oh! sl ! seulement.

C'est pour l'orthographe, pour la tournure.

M'"« BLADRU. — Il y a, un modèle pour

M"' LL/iDRQ. — A-T-IL des TrrRES !

ces sortes de lettres... donnez-moi votre adresse, je vous l'enverrai.

jjiue pg PAILLY. — Vous êtes tout à fait aimable.

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