PHILIPPE, ANDRE
PHILIPPE. — Tenez, nous serons peutêtre tranquilles ici... Asseyons-nous et causons... il y a bien longtemps que ça ne nous est arrivé.
ANDRÉ. • — Ne m'en parlez pas... c'est idiot... on ne voit pas ses amis, par paresse, par veulerie. Et puis on a des occupations différentes, on est séparé par la vie... bêtement. Enfin!... 11 y a longtemjDS que vous connaissez les Ardan 1
PHILIPPE. — Pas très longtemps, pourquoi ?
ANDRÉ. — Parce que vous paraissez être très bien avec eux... Il est vrai qu'ici on entre, on sort, on ne sait même pas qui l'on coudoie : c'est une maison oii l'on passe.
PHILIPPE. — Vous êtes dur.
ANDRÉ. — Non... Ils vous amusent ces gens-là ?
PHILIPPE. — Quelles gens?... les Ardan ?
ANDRÉ. — Les Ardan et les autres...
tous ces gens-là.
PHILIPPE. — Ils ne m'ennuient pas.
ANDRÉ. — Moi, ils me dégoûtent, c'est bien simple. J'ai ce milieu-là en horreur, je le trouve effrayant; il n'y a pas à dire, ce sont les seigneurs d'aujourd'hui, la chevalerie industrielle et la noblesse alimentaire : Ardan la Fécule, Ratinel le Caout-
chouc, Godefroy des Bouillons, et le Cacao et la Bougie, et aie donc ! C'est comme tous ces financiers, tous ces barons de la galette, réfléchissez bien, ce sont les barons féodaux et moyenâgeux ; seulement, au lieu d'être embusqués dans des bourgs et de ravager les pays d'alentour, ils sont embusqués dans des cabinets d'affaires, et c'est de là qu'ils lancent par le télégraphe et le téléphone les ordres d'achat ou de vente qui ruineront des milliers de pauvres gens, ou même feront s'égorger des peuples. Ce sont des bandits!
PHILIPPE. • — Pas tous, vous exagéi'ez... Croyez- vous que les Ardan... ?
ANDRÉ. — Les Ardan? D'où sortezvous ? Ils sont pires que les autres. Voyons, connaissez-vous rien de plus monstrueux que cette famille Ardan, cette dynastie? Le père et l'oncle ont fait une fortune scandaleuse dans la fécule et les terrains... Encore eux, ayant commencé sans le sou, ils ont eu du moins le méiite d'avoir inventé cette flibusterie spéciale qu.'on appelle les grosses affaires; mais les fils, ils n'ont même pas eu ce mérite-là; ils n'ont qu'à faire la nooe, et au lieu de la faire joliment, d'y mettre de la fantaisie et de l'aigrette, ils la font comme des palefreniers. Les fils de Ratinel ont loué une chambre à l'année au Pavillon d'Armenonville, parce que, lorsqu'ils reviennent des courses ou des Acacias, à l'heure de l'apéritif, ils prennent parfois de telles guignes qu'on est obligé de les monter.
PHILIPPE. — Etes-vous sûr?
ANDRÉ. — C'est la vérité. Ils ne jjourraient pas descendre décemment dans Paris, tellement ils ont le nez sale !
PHILIPPE. — Mais les femmes?
ANDRÉ. — Leurs femmes? Elles ne valent pas mieux ! Je les regardais flirter tout à l'heure, elles sont à battre. Physiologiquement, elles sont pour rien, elles sont à qui veut les prendre ; on a la sensation très nette que le monsieur qui leur a été présenté ce soir les aura demain, dans son rez de-chaussée, pour une tasse de thé, car elles ne sont pas sévères, elles viennent plutôt vous manger dani; la boixche.
La Douloureuse
PHILIPPE. — Elles sont ce que ces hommes-là les ont faites.
ANDRÉ. — Elleis se sont bien faites toutes seules.
PHILIPPE. ■ — Pourquoi donc êtes-vous rosse comme ça, André, puisque vous n'êtes pas littérateur? Vous n'avez pas d'excuse.
ANDRÉ. — Si, j'en ai une... je suis amoureux.
PHILIPPE. — Alors, l'amour ne vous rend vraiment pas indulgent; moi, il me rend chai'itable, heureux, et me fait voir l'humanité en mauve.
ANDRÉ. — Et moi en fauve!
PHILIPPE. — Il y paraît. Restez donc tranquille, vous vous promenez comme un lion en cage. Asseyez-vous un instant.
ANDRÉ, s'assied. — Oui, je suis amoureux et j'ai pour maîtresse une femme dans ce monde-là. Comprenez-vous, maintenant ?
PHILIPPE. — Je commence à comprendre; c'est cette femme dont vous m'avez parlé, il y a un an à peu près, à cette époque-ci ?
ANDRÉ. — Oui, c'est la même... c'est la même. Seulement, je suis dans la lune de fiel. Elle m'a fait passer par des chemins où il y avait quelques pierres, je vous en réponds. Elle m'a donné tant d'émotions, causé tant de tourments, que ça m'a détx'aqué l'estomac ; moi qui étais gai, sociable, moi qui suis un tendre au fond, j'ai pris le monde en grippe, je suis devenu haineux ; je hais les gigolos, les officiers, les artistes, les habits rouges, Ardan, vous, est-ce que je sais?... tous ceux qui peuvent la troubler et me la prendre : alors j'ai des visions... n'est-ce pas, des désirs de l'étrangler... Et puis, je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça, mon petit Philippe, vous ne m'écoutez même pas, vous pensez à autre chose.
PHILIPPE. — Je vous entends très bien : vous êtes dans la lune de fiel, vous avez l'estomac détraqué, vous voulez étrangler votre maîtresse... au fond vous êtes un tendre.
ANDRÉ. ■ — Vous avez tort de rire, je ne
vous souhaite pas de passer par où j'ai passé.
PHILIPPE. — Je ne ris pas, je vous, plains; vous paraissiez si heureux il y a un an !
ANDRÉ. — Ah! oui! elle était exquise, adorable, elle venait tous les jours, je la sentais à moi ; et puis, elle est venue moins souvent, en donnant des prétextes : sa voiture, les visites, les essayages, la jalousie du mari dont elles jouent toutes si merveilleusement... enfin, elle n'est plus venue du tout, sans même prendre la peine de donner des prétextes; alors j'ai connu les heures d'attente dans le petit rez-de-chaussée passionnément arrangé pour elle, et où tout ne vous parle que d'elle; j'ai connu les heures de fièvre et d'angoisse; chaque roulement de voiture dans le silence de la rue vous donne un coup, là... tenez, cet après-midi encore j'y étais, j'ai compté cent deux voitures, et la rue n'est pas passante ! J'ai aussi une maladie de cœur. Ah ! je suis fade ! Oui, mon cher, voilà où j'en suis. Parfois, je me demande ce que j'ai fait.
PHILIPPE. — Ce que vous avez fait, je n'en sais rien, mais vous avez fait quelque chose.
ANDRÉ. — Moi, à elle, à cette femn^'^là?
PHILIPPE. — A cette femme-là ou à une autre. Quand vous avez aimé cette maîtresse par qui vous souffrez aujourd'hui, vous aviez une amie que vous avez trompée, qui a souft'ert par vous et dont vous ne vous êtes pas inquiété. C'est ça que vous payez maintenant, car en sentiments comme en chimie, il y a un principe que je crois vrai : c'est que rien ne se crée, rien ne se perd. De sorte que lorsque nous avons failli, il arrive toujours un moment où, sous forme de souffrances, de ruine, de maladie, de remoi'ds... et de mort même, nous payons l'addition.
ANDRÉ. — La Douloureuse.
PHILIPPE. — Oui, la Douloureuse, c'est le mot exact dans la plupart des cas.
ANDRÉ. — J'entends bien. Pourtant quand je faisais mon volontariat à Com-
AXbllE. — A
instant, dans la vie, n^^s
ANDRE. -- La Doli.oureuse.
de pied qui revenait de droit au garde d'écurie, ce qui prouve que Celui qui préside aux récompenses et aux châtimenta n'a guère plus de discernement qu'un cheval, ce qui n'est pas suffisant pour un justicier.
PHILIPPE. — Je ne voue ai pas parlé de justice ni de justicier, ni de Providence, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. C'est seulement une question d'équilibre dans la société, et quand, en dehors même de l'atavisme, on paie pour
soit si heureux que ça? Quand il marche. les mains danc les poches, le cou enfoncé dans GCG épaules de coltineur, le regard oblique, croyez-vous qu'il ne sente pas le mépris qui pèse sur lui ?
ANDRÉ. — Allons donc ! Est-ce que ces eens-là ont une conscience?
PHILIPPE. — Oui, c'est possible; mais, à défaut de conscience, ils ont le trac. Si Ardan a fait des opérations blâmables, en supposant qu'il ne soit jamais pincé, comptez-vous pour rien les transes par
La Douloureuse
PHILIPPE. — Elles sont ce que ces hommes-là les ont faites.
ANDRÉ. — Elles se sont bien faites toutes seules.
PHILIPPE. — Pourquoi donc êtes-vous rosse comme ça, André, puisque vous n'êtes pas littérateur? Vous n'avez pas d 'excuse.
ANDRÉ. — Si, j'en a-i une... je sais
je vais m'y remettre.
ANDRÉ. — Il est très joli votre buste de M'"^ Ardan, vous avez gardé votre personnalité, et cependant vous avez pris un peu la manière de ces jolis artistes du dixhuitième qui nous ont laissé des bustes si élégants, des femmes avec des nez vm peu en l'air, des grands yeux malins et doux et des cous sveltes !
PHILIPPE. — Des cous qui s'amincissaient, il semble, pour la guillotine, afin que le couteau ayant moins à couper, cela durât moins longtemps.
ANDRÉ. — Oui, et c'est bien cette ma-
vous souhaite pas de passer par oîi j'ai passé.
PHILIPPE. — Je ne ris pas, je vous, plains ; vous paraissiez si heureux il y a un an !
ANDRÉ. — Ah ! oui ! elle était exquise, adorable, elle venait tous les jours, je la sentais à moi ; et puis, elle est venue moins souvent, en donnant jâ^- ^"'la^^ê; c'est voiture, les "''■^tSÎL être une maîtresse inowiiiparable. Vous n'êtes pas amoureux d'elle?... Voyons, rien qu'un peu. Le contraire serait invraisemblable, ayant travaillé auprès d'elle... pour elle.
PHILIPPE. — Vous me connaissez, je ne suis pas très hardi, et d'ailleurs M™" Ardan est une très honnête femme.
ANDRÉ. — Oh! certainement, très honnête, quoi qu'on ait dit, dans le temps [voyant Philippe angoissé), mais ce sont des infamies. Certainement, elle n'aime pas son mari, j'espère même qu'elle le méprise mais elle adore son fils; c'est une excellente mère !
ANDRÉ. — Voici Yorick L-^imbert, cette .^me douce.
La Douloureuse
iiijoxirs Ciiix.
comme celle-là.
PHILIPPE. — Ça ne veut rien dii l'édité n'est pas une loi absolue.
ANDRÉ. — Evidemment, et puis, comme il est dit dans Bouvard et récuchet, tou: jours un instinct se dédouble en deux parties, une bonne et une mauvaise; on détruira la seconde en cultivant la première et par cette méthode un enfant audacieux, loin d'être un bandit, deviendra un général ! Or, Gotte a été élevée avec l^me Ardan comme une sœur et, grâce à cette éducation, la fille d'une gourgandine peut être une créature de sacrifice et de dévouement. {Uii silence.) Est-ce que votre atelier est toujours là-bas boulevard Montparnasse ?
PHILIPPE. — Boulevard Montparnasse, oui.
ANDRÉ. — Alors, Mj^^ Ardan a posé ici, chez elle ?
PHILIPPE. — Non, elle posait à l'atelier.
ANDRÉ. — C'est bien loin de l'avenue de Wagram. Elle était exacte aux séances?
PHILIPPE. — Très exacte ; elle n'en a jamais manqué une.
ANDRÉ. — Oui... Enfin, c'est la seule personne dont je vous permets d'être amoureux ; mais, puisqu'il n'en est rien, je vous en félicite. Et surtout, ne devenez pas mondain, il ne faut pas que les artistes vivent avec les bourgeois.
PHILIPPE. — N'ayez pas peur ; je trouve que ça ne vaut rien aux uns ni aux autres : les bourgeois ne deviennent pas artistes, en revanche les artistes deviennent bourgeois.
ANDRÉ. — Pour la raison que c'est toujours ce qui est le plus facile à attraper qu'on attrape.
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■îiti.
ANDRÉ. — Quoi de neuf?
YORiCK LAMBERT. — La fête bat son plein. Je viens de là-haut, ils font une vie de patachons. Ils se sont enfermés avec les gosses dans le fumoir et le manager, le mari de Lola, n'est pas content... il fait un raffut extraordinaire.
ANDRÉ. • — ■ A cause de sa femme?
PHILIPPE. — Sa femme n'y est pas, je suppose ?
YORICK LAMBERT. — Si, elle y est ; mais ça lui est égal, sa femme, c'est à cause de la plus jeune, celle qui n'a pas encore quatorze ans... il dit que celle-là au moins, il fallait la laisser... J'ai une migraine !....
ANDRÉ. — Allez-vous-en.
YORICK LAMBERT. — Il faut que je reste jusqu'à la fin !
PHILIPPE. — Vous prenez des notes...
YORICK LAMBERT. — Maintenant, ils me connaissent, ils ne me disent plus rien-
PHiLippE. — Ils se méfient.
ANDRÉ. — Vous êtes un phonographe dans lequel on ne parle plus.
YORICK LAMBERT. — O'ui, seulement je les devine... Et puis, il y a la gueule qui parle pour eux. Ah ! ils sont vraiment poires... Tout à l'heure, il y a un M. Bouchinot, un sinistre passementier, qui m'a dit qu'il ne connaissait que des artistes. Je lui ai répondu : « Vous avez de la veine ; moi qui les fréquente, si j'en connais deux ou trois, mais alors des artistes, des vrais, c'est beaucoup. »
ANDRÉ. — Qu'est-ce qu'il a dit?
YORICK LAMBERT. — Rien... il n'a pas compris. (A]jerceva7it Ardan.) Tiens, voilà le patron !
La Douloureuse
PHILIPPE. — Elles sont ce que ces hommes-là les ont faites.
ANDRÉ. — Elles se sont bien faites toutes seules.
PHILIPPE. — Pourquoi donc êtes-vous rosse comme ça, André, puisque vous n'êtes pas littérateur? Vous n'avez pas d'excuse.
AXDEÉ. — Si, j'en a.i une... je suis
YORiCK LAMBERT. — Je crois que Çà'~bi' tire, on en est aux figures inconvenantes C[u'on garde pour la fin. (Petit silence.) Avez-vous des nouvelles de Ratinel 1
ARDAX. — Non, aucune... l'instruction suit son cours.
YORICK LAMBERT. • — ■ C'est Vraiment l'instruction laïque et obligatoire : ils l'ont assez réclamée, les opportunistes ; c'est bien juste qu'ils en profitent.
ARDAX. — Ça n'est pas malin ce que \^ous dites là.
ANDRÉ. — Depuis combien de temps est-il à l'ombre, ce pauvre RatineU
YORICK LAMBERT, gaiement. — Il y a aujourd'hui quinze jours.
ARDAX. — C'est vrai... quinze jours déjà!... Comme le t-emps passe!
AXDRÉ. — Pour vous, oui, mais pas pour lui.
YORICK LAMBERT. • — « Comme le temps passe » est admirable ; c'est encore ce qui s'est dit de mieux sur l'arrestation •de ce pauvre Ratinel. « Comme le temps passe » me dépasse. Je n'ai jamais rien entendu de plus indifférent et de plus inconscient à la fois ! Vous avez le pli de l'existence, vous.
ARDAN. — Comme vous le défendez !
YORICK LAMBERT. — Je ne le défends pas, Ratinel n'était pas mon ami. J'ai toujours trouvé C|u'il avait une de ces têtes qu'on n'aimerait pas à rencontrer au coin d'une banque ; mais enfin il est par terre, n'est-ce pas? et je trouve qu'on a eu tort de le lâcher. Voiis le premier, car vous avez fait des affaires ensemble ?
ARDAX. — Autrefois... oui... il y a longtemps... nous avons fait partie d'un
vous souhaite pas de passer par o\x j'ai passé.
PHILIPPE. — Je ne ris pas, je vous, plains ; vous paraissiez si heureux il y a un an !
ANDRÉ. ■ — Ah! oui! elle était exquise,, adorable, elle venait tous les jours, je la sentais à moi ; et puis, elle est venue moins souvent, en donnant j^*^^ "'"'^"jj'a'uclile voiture, les ';^°i^':= a Aeiire après, il était
coooctbtollie.
ARDAN. — Des révélations! Allons donc ! on croit toujours C[ue ces gens-là ont des tas de choses à dire... ils ne savent rien du tout.
ANDRÉ. — Alors, vous croyez qu'il sera condamné ?
ARDAX. • — Il le faut.
AXDRÉ. — Mais, si on le condamne, il faut condamner tout le monde!... enfin tous ceux qui...
ARDAX. — Mais absolument.
YORICK LAMBERT. — Parce qu.'il n'est pas juste cpie le seul Ratinel pourrisse sur la paille humide, pendant que ses petits camarades fument d'énormes cigares, au soleil de la liberté.
ARDAX. — C'est mon avis.
YORICK LAMBERT. — Eh bien! c'est impossible, parce qu'ils sont trop... on n'arrête déjà pas tous les souteneuTs, parce qu'il n'y a pas de place dans les prisons j si l'on arrête les gens d'affaires, ce sera pis encore, parce que les affaires maintenant, ce n'est pas seulement l'argent des autres, c'est le nom, l'honneur et la vie même des autres. Est-ce vrai?
ARDAX. — Pourtant, je vous assure que...
YORICK LAMBERT. — Yoyous, mon cher Ardan, nous ne faisons pas de sentiment, et il y a des vérités qix'on peut se dire... entre honnêtes gens. Eh bien, si 1 on allait au fond des choses, il n'y a pas un homme à Paris, j'entends de ceux qui s'occupent de certaines affaires, il n'y en a pas un qui ne soit écrouable.
ARDAN. — Vous allez un peu loin ; d'abord qu'entendez-vous par de certaines affaires ?
La Douloureuse
YORICK LAMBERT. — Il n'y en a pas un qui ne soit écrouable.
YORicK LAMBERT. — Da,me, des affaires incertaines. Vous verrez que les journaux chic seront bientôt forcés d'ajouter dans les renseignements mondains, entre les mariages et les enterrements, la rubrique : Prisons. « Nous apprenons l'arrestation de M. Gaston Ardan... »
ARDAN. — Très joli !
YORICK LAMBERT. — Vous n'aimcz pas •qu'on vous fasse ces blagu-es-là.