‹ L'esprit françaisChapitre 31 sur 315 · LJ · texte numérisé non relu

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Paul, reconnaissant. — Comme tu es gentille ! Et, pourtant nous savons bien que les gendarmes à Paris ne viennent pas constater ces sortes de délits; mais le commissaire de police avec deux gar diens de la paix. ^

QoTTE. — C'est vrai, mais on ne ré fléchit pas.

pXul. — Tu ne m'en veux pàsj

GoTTE. — Tu es fou? Je sais que ça n'est pas de ta faute

ThjZ. — Alors'^orf'fëprend d'où l'on en étai^

.OTTE. — Il vaut mieux recommencer.

(Ils disparaissent dans la chambre voisine;

à peine y sont-ils entrés, que retentit un

coup de sonnette.)

/*^^AUL, ressortant furieux. — Ah! ça

' commence à rn' embêter^____-^ —

Gotte7 5aMs la chambre à côté. — Moi aussi. Je sens que je vais avoir une attaque de neifs^

PauIv, dans V antichambre et criant

derrière la porte d'entrée. — Je n'y suis pas, je n'y suis pas, je n'y suis pour personne. Est-ce clair?

JnE voix, dehors. — Ah! vous n'y êtes pas? Eh bieii!oniedit, — ^Yx\TL. — C'est ce que je fais... je vous le crie depuis une heure... Bonsoir. (Il revient dans le cabinet de travail et trouve Gotte en train de remettre son chapeau^

"bien ! qu'esT-ce que tu fais

"Tu le VOIS bien

'ÂUL, stupide.

^on chapeau L___

Gotte. — Parce que je ne vais pas sortir en le tenant à la main.

^(^ÂÛl. — Alors tu t'en vas^

Gotte. — Oui

Gotte. — Je ne suis pas du tout fâchée... seulement j'en ai assez.

Gotte. — Des rez-de-chaussée... Tu

Pourquoi remets-tu)

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LA VRILLE

comprends, c'est insupportable; on est dans la rue... on n'est pas chez soi.

/" Paul, voulant tout de même la faire au \moms sourire. — Oui, mais c'est humide.

GoTTE. — Ah ! mon cher, ne faites pas d'esprit, vous vous rendez odieux. En tout cas, si vous voulez me voir, ce ne sera pas ici.

Paul. — C'est vous qui avez voulu un rez-de-chaussée... avant le concierge, pour qu'on ne vous voie pas entrer...

J'ai déménagé à cause de vous, moi qui ai horreur des déménagements, et vous venez maintenant me le reprocher !^ Vous n'êtes suère crentille.

GoTTE. — Je ne peux pourtant pas trouver que c'est charmant ! J'arrive ici, je me compromets, je risque le déshonneur, la mort peut-être, pour passer mie heure auprès de vous, et c'est cette heurelà que vous choisissez pour donner rendez- vous à vos fournisseurs !

^PÀîjlT — Mes fournisseurs ! Vous savez \l^ / bien que c'était un gendarme... vous êtes

"■■\ i^de mauvaise foi. — : — ..^ — -^

I GoTTE. — Peu importe ! quand on a

V vraiment le respect de la femme qu'on aime, on s'arrange pour lui éviter de semblables humiliations... on prévient son concierge.

'aul. — Je ne savais pas que ce gendarme viendrait... et puis il fallait bien donner mon hvret... Sans ça je serais'^ allé en prison.

rOTTE. — Que voulez- vous que je vous dise? Quand on aime vraiment, on va en prison.

/'^Pa'ul. — Il n'y a rien à répondréT?^ / Je n'insiste pas... j'espère que vous serez plus aimable et plus juste quand je vous,

V ^re verrai^

GoTTE. — Ce ne sera pas demain, ni 3-demain, je vous le 'AUX. — Ah ! Gotte, vous me faites beaucoup de peine et vous êtes une tr^s> méchante fée.

LA VRILLE

GoTTE. — Vieille sorcière? Vous m'appelez vieille sorcière, maintenaiit?

AUL. — Je n'ai pas dit ça... j'ai dit que vous étiez une méchante fée, c'esj tout différentj____^

GÔTTE. — Vieille sorcière... c'est trop fort. Adieu ! (Elle s'en va en coup de vent, claquant les t>oziâSiJ^.

Paul, reslé seul. — Charmant ! Enfin, ]e vais probablement recevoir un petit bleu de réconciliation dans une heure. C'est toujours ainsi que ça finit... ou plutôt que ça recommence. « Mon cher amour, j'ai été injuste et méchante... etc. »

En attendant, voici une après-midi entièrement perdue... tout à fait blanche... et j'ai négligé pour ça des affaires très mportantes. (Il ouvre un livre et lit :)

André avait enfin le calme dont un artiste a tant besoin: il pouvait travailler depuis qu'il avait une liaison avec une femme du monde.

Ah ! ces psychologues ! Ils en ont de joyeuses.

CHAI^TS DU SOLiDflT

NOUVEAUX CHANTS DU SOLDAT

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