‹ L'esprit françaisChapitre 62 sur 315 · EI.I.E · texte numérisé non relu

EI.I.E

LUI

Voilà ce qui te désespère?

ELLE

Pourquoi me parles-tu si tu ne m'aimes point? Si tu m'aimes, pourquoi n'en rien dire à mon père ?

LUI

Nousn'en sommes pas là.

ELLE

Nous en sommes plus loin.

Est-ce eu vtim qu'on a pris

trois baisers sur ma joue?

C'est ma mère d'abord, et c'est moi-même après. Je sais bien des secrets sans que tu me les dises. De celles qui font mal je connais les regrets. Je les vois s'en aller servantes à la ville, Cachant au loin leur honte et traînant leur eiîroi Il en est dont l'hospice est devenu l'asile. Moi, je veux travailler, vivre et mourir chez moi.

Et moi je ne veux pas sans être sûr qu'on m'aime Enchaîner à jamais ma jeune liberté. .

Ma liberté, je crois, s'enchaînerait de même, Et mon amour exige aussi sa sûreté.

On n'en a pas plus pris que l'on n'en accordait. T'ai-je fait violence et faisais-tu la moue?

ELLE

Non, mais le lendc-m-iin mon père tiattendait.

Ah ! ah ! nous préTeiiiuiis notre père ?

ELLE

Oui, sans doute.

LUI

C'était un piège alors qu'on tendait sous mes pas.

ELLE

Le piège, s'il en est, se dressait sur ma route, Et ce que je voulai<î c'était n'v tomber pas.

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