IRENE
IMicHEr,
Michel '...
qu une religieuse, de nos jours, peut quitter le couvent, et qu'il y ait un vœu éternel de l'époux devant l'autre époux! Que chacun ne soit pas le premier à posséder la disposition de son âme et de son corps ! Non, cela me dopasse, je ne le reconnais pas, je ne le supporte pas, je ne le veux pas !
FERGAN. — Vous VOUS y fcrez... Plus que jamais, vous le pensez bien, je suis résolu à cette réforme de nos habitudes que je vous avais annoncée. Nous allons quitter Paris. Je vais vous procurer une atmosphère calmante, qui vous fera, sans doute, le bien nécessaire ; et mon repos en profitera aussi quelque peu.
IRÈNE, éperdue. — Ce n'est pas votre dernier mot?...
FERGAN. Si !
IRÈNE, le suppliant à mains jointes. — Vous ne serez pas impitoyable?... Vous ne voulez pa.s ma perte...
FERGAN, la reprjusxaiit. — Ah! je vous en prie, pas d'enfantillages! Quand c'a été votre tour d'être intraitable pour moi, je vous ai épargné la formalité des supplications. Mon parti est désormais arrêté.
IRÈNE, se jetant à ses genoux. — Grâce! grâce ! Sauvez-moi !
FERGAN. — Ma volonté est inébranlable!... Tâchez de voas remettre... Plus tard, un jour, je suis convaincu que, vousmême, vous m'approuverez de vous avoir maintenue dans la voie régulière. (Fergan sort pur la porte qui mène chez lui.)