SCENE
FERGAN, jmis IRENE et PAULINE
Les deux femmes entrent par la portti du perron. Irène a les cheveux gris et, des vêtements sombres. Pauline rapporte une brassée de belles herbes et dt fleurs d'eau.
PAULINE. — Nous sommes exténuées.
Les Tenailles
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IRÈNE. — M VIS r.Ki.LE-Lk NOUS LAVONS, SOURDE KNCORE ET POURTANT OBSÉDANTE POUR MOI
jusqu'à l'affolement.
FERGAN. — Jusqu'où êtes-vous donc allées ?
PAULINE. — Nous avons commencé par le bois ; puis, arrivées au pré d'en bas. nous avons voulu sortir du parc pour revenir par le hameau.
FERGAN, avec une assurance de -projyriétaire bien clos. — Oui, mais la haie vous en a empêchées.
PAULINE. — Pas lo moins du monde. Le passage était dégarni de sa broussaille... Une paysanne venait d'entrer par là pour laver du linge à la rivière. La femme d'un voisin, n'est-ce pas, Irène?
FERGAN. — ■ C'est un peu fort. (.4 Irène.) Qu'est-ce que vous lui avez dit ?
irî:ne. — Je lui ai demandé comment allait son enfant.
FERGAN. Et c'est tout ?
IRÈNE. — Non, je lui ai donné encore ce qu'il lui fallait pour le pharmacien.
FERGAN, 'prenant son chapeau. — Eh bien, moi, je m'en vais la reconduire jusque dehors.
PAULINE. — Oh! si j'avais pu m'attendre à cela !... Au moins ne la rudoyez pas. C'est une bien pauvre femme.
FERGAN. — Est-ce qu'elle a le droit d'être chez moi ?
PAULINE. — Ça ne vous fatigue donc pas d'être toujours ainsi à cheval sur votre droit 1
FERGAN. — Si tout le monde était comme moi, la société marcherait mieux, je vous le garantis.
{Il sort.)