‹ L'esprit françaisChapitre 95 sur 315 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, RENE FERGAN,

RENÉ, entrant en courant. — Maman, maman !...

IRÈNE, ouvrant les bras à son fils. — • René ! . . . Mon trésor ! . . . Mon mignon si faible!... Viens que je t'embrasse!... (Elle l'enlace.) que je te câline, que je te regarde prendre de belles couleurs!... Oh!

deviens bien fort!... (L'enfant murmure.) bien tapageur!... (L'enfant se débat.) bien mauvais même, comme un bon petit diable!...

RENÉ. — Papa m'a promis qu'il allait ni'emmener avec lui, dans le dogcart...

IRÈNE. — Non, monsieur, non!... Vous savez bien qu'il vous est défendu de jamais sortir sans moi !

RENÉ. — Oh!

IRÈNE. — D'abord, te voilà en nage î Quelle bêtise as-tu faite ? Je t'avais laissé en train d'écrire ton devoir avec mademoiselle.

Les Mêmes, FERGAN.

FERGAN. — Cela prouve que les demoiselles ont cessé, pour un temps, d'avoir de l'influence sur ce gaillard.

IRÈNE. — Il faut te changer des pieds à la tête.

FERCxAN, liaussant les épaules. — Ta, ta, ta, ta !

PAULINE, iirenant ht main de René, à Irène. — Confie-le-moi. Je monte là-haut. Je le gronderai comme les tantes se mêlent de gronder. (A vec une feinte gravité.) Ça ne le fera pas rire. (Tendrement.) Ni pleurer. (Pauline sort avec René.)

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