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GOUVERNEMENT DE WALUECK-ROUSSEAU

rappel à l’ordre avec inscription au procesverbal.

m. le président. — Vous aurez la parole à la fin de la séance. •

m. denys cociiiN. — Quelle peut être lacausede pareils actes ? Quelle en est l’explication, quelle eu est l’excuse ? Ali ! j’en ai entendu plusieurs. On a prétendu que l’internationale noire relevait la tête. {Oui ! oui ! à ïextrême gauche et sur divers bancs à gauche.)

m. le président. — Messieurs, vous avez des orateurs inscrits ; vous n’avez pas besoin d’interrompre sans cesse.

m. denys cociiiN. —On a prétendu que la République était en danger ; on a prétendu qu’il fallait rétablir dans l’armée la discipline.

L’internationale noire, que signifie ce mot? Tout le monde en parle, et cependant, si Ton cherchait dans la conscience de chacun, on trouverait que chacun, déblatérant en gros contre les jésuites, fait exception pour un parent, un frère, une sœur, entré dans les ordres, qu’il sait adonné avec une surhumaine patience au seul service des humbles, qu’il respecte dans son âme et au sujet duquel il s’écrie: Ah! si tous les autres ressemblaient à celui-là ! {Interruptions à Iextrême gauche et sur

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divers bancs à gauche. — Applaudissements sur divers bancs à droite et au centre .)

Puis on parle de discipline non pas à maintenir, mais à rétablir clans l’armée 1 Singulier et bien mauvais prétexte quand notre armée, à tiavets tou tes les épreuves qu’elle a subies, malgré la campagne atroce de diffamations, d’injures et de calomnies dont elle a été abreuvée, a donné l’exemple de la plus noble, de la plus impeccable discipline (Très bien ! très bien ! à droite .) sans que personne, du plus haut au plus modeste grade, songeât un instant à y manquer 1 Maintenez la discipline, monsieur le ministre, nous vous applaudirons tous, mais ne vous vantez pas de 1 avoir rétablie.

La République en danger ? Le salut de la République obligeant h opérer des perquisitions, à enfoncer des portes, à briser le cachet des lettres, à procéder à des arrestations arbitraires, à cambrioler des coffres-forts...

m. de bàudrt d’asson. - Et à commettre des

faux !

m. le président. — Veuillez ne pas vous substituer h l’orateur.

M. denys cocniN. — Le salut de la République exigeant tout cela ? Je vous le demande à vous, républicains, qui occupez presque tous les bancs de

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