‹ L'esprit nouveauChapitre 7 sur 18 · INTERPELLATION DE M. DELCASSÉ · texte numérisé non relu

INTERPELLATION DE M. DELCASSÉ

il en peut douter, si l’on se souvient des discussions relatives, aux massacres d'Arménie.

Les votes de la Droite ! Il faut bien que la Droite vote avec les uns ou avec les autres. Elle a changé quelquefois. On vous l’a dit, elle a pu choisir entre deux politiques. Pouvons-nous, en haine d’un ordre de choses dont nous ne sommes point partisans, courir à 1 extrême et nous associer aux gens qui veulent bouleverser tous les principes sur lesquels est fondée la société actuelle ? Agirionsnous en patriotes en nous lançant dans celte politique du pire, dont on a, dans des périodes d’illusion coupable, espéré bien cliimériquement tirer le mieux? Nous ne le voulons pas.

Nous répudions cette politique — nous sommes d’avis au contraire que voter pour ce qui s’éloigne le moins de nos idées... (Applaudissements ironiques à l'extrême gauche et à gauche.)

M. LE COMTE DE LAN J UIN AI S. — Entre deUX

maux nous choisissons le moindre.

m. denys cocuiN. — On dirait vraiment que pour avoir prononcé une parole de toute évidence, j’ai commis une maladresse parlementaire ; mais je m’expose bien volontiers à ce danger, pour rester dans la vérité.

Est-ce qu il ne tombe pas sous le sens commun

l’esprit nouveau que nous qui défendons des principes conservateurs, nous nous éloignons du plus loin que nous pouvons de ceux qui défendent des principes collectivistes? Cela n’est-il pas naturel? Et qu’en concluez-vous ? N’est-il pas aussi naturel et aussi vrai — car nous l’avons par vingt fois prouvé — que dans des questions où notre conscience est engagée nous nous séparons de tout le monde, même de ceux auxquels vous nous prétendez lies par une alliance?Nous sommes ici dans un état de parfaite et absolue indépendance, votant pour les uns ou pour les autres, ne comptant sur aucun et ne suivant que notre conscience.

Mais vous, messieurs, dans cette campagne que vous faites, avez-vous pensé où et à quoi elle vous conduit? J’entendais tout à l’heure, avec une véritable surprise, quelques paroles de M. Delcassé. Alors l’idée que j’exprimais en commençant me revenait à l’esprit, et je me demandais s’il s’agissait entre vous du fond des choses dans leur réalité philosophique, ou bien de la fabrication habituelle du vieil arsenal d’armes parlementaires. C’est lorsque M. Delcassé vous disait : En définitive, républicains modérés et républicains radicaux nous différons de tempérament plus que de doctrine. Si vos doctrines ne diffèrent guère, messieurs, et je

vous devriez bien faire taire vos tempéraments. (livres et applaudissements à droite et au centre.)

Je quitte cette tribune, me contentant de ces quelques observations, et, pour ce qui est du rôle de la Droite, étant véritablement un peu confus d’avoir rempli une mission tout à fait inutile en défendant devant cette Chambre une indépendance, que personne n'aurait dû oser mettre en doute. ( Vifs applaudissements au centre et à droite.)

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Le 12 mars 1898, deux mois avantles élections, M. Dron, député du Nord, interpella le gouvernement au sujet de sa politique générale. M. Bourgeois prit part à la discussion, accusant M. Méline de renouveler la politique du 24 et du 16 Mai. Il lui reprochait d’accepter l’appui de la Droite. Et en même temps, rappelant aux députés de la Droite que M. Barthon, ministre de l’intérieur, s’était nettement déclaré le défenseur des lois scolaire et militaire et du droit d’accroiss r 'ment, M. Bourgeois leur disait :

« Je serais curieux de vous voir soutenir, après les élections, un gouvernement qui vous refuse la justice et la liberté. »

Avaïit lu’i M. Millerand, faisant allusion à une lettre récemment adressée à M. Dufeuille par M. le duc d’Orléans, avait prononcé les paroles suivantes :

« Mais ce n’est pas moi qui le dis, c’est M. le duc d’Orléans lui-même... »

m. iienri lavertujon. — En voilà une autorité ! m. millerand. — Ah ! monsieur Lavertujon, entendons-nous. Ce n’est pas une autorité pour

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nous, mais c’est une autorité pour vos amis. ( Très bien! très bien! à Vextrême gauche .)

Et M. le duc d’Orléans fait dire aux royalistes qu’il félicite ses représentants dans cette Chambre de donner leur vote au ministère qui est sur ces bancs. En votant pour lui, ils font les affaires du prétendant ; c’est le prétendant qui le dit.

A droite . — Ils font les affaires de la France. m. millerand. — Et de même qu’ici royalistes, cléricaux et républicains du centre votent confondus pour vous, de même, il est entendu —et le roi vous en donne l’ordre — qu’aux élections prochaines, partout où un rallié n’aura pas de chances suffisantes, c’est pour un de vous, messieurs, — soyez-en honorés ! — que les royalistes devront voter. (Vifs applaudissements à l'extrême gauche et sur plusieurs bancs à gauche .)

...Mais si le ministère Méline est publiquement le protégé du pape et le protégé du prétendant, il sait le reconnaître dans les actes de tous les jours, dans son administration générale.

m. le président. — La parole est à M. Cochin. m. denys cochin. — Messieurs, si l’heure est très avancée, c’est que, dans tous les discours qui ont été prononcés, il y a eu — je n’en fais pas reproche aux orateurs — quelques répétitions. Mais la répé-

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tition qui a été la plus fréquente, celle qui, à tout propos, a reparu clans tous, c’est celle où il est question de la Droite. On n’a parlé que de nous, [Bruit à gauche. — Parlez! à droite .)

Les voix de la Droite...

A l’extrême gauche.— Nous connaissons vos actes.

m. le président. — Mai s enfin, messieurs, laissez parler l’orateur.

m. denys cocuin. — Vous connaissez nos actes? Eh bien, vous en connaîtrez un de plus. Je dis que dans tous vos discours il n’est question que des voix de la Droite. On se les reproche mutuellement et c’est également qu’on les désire. L’honorable M. Bourgeois a pris la peine de nousfaire remarquer, avec beaucoup d’insistance, des paroles de M. le président du conseil et surtout des paroles de M. le ministre de l’intérieur qui ne sont pas de nature h nous plaire. Je le remercie de cette attention. Je les ai d’ailleurs entendues comme lui. Mais l’honorable M. Bourgeois, prenant cette peine, a voulu atteindre quel but? Nous engager, l'appoint des voix de la Droite n’étant pas négligeable, à nous associer à l’assaut qu’il livre à ce ministère, et en un mot obtenir les voix delà Droite pour lui-même.

(■Interruptions à l'extrême gauche et à gauche. — Très bien 1 très bien ! au centre et à droite.)

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Plusieurs voix à gauche. — Nous ne voulons pas de vous.

m. denys cochin. — Que voulez-vous donc? dites le. On a parlé du triomphe que pouvaient espérer les membres de la Droite. Le triomphe que nous espérons et que nous voulons, oh ! il n’est pas mince par le temps qui court. C’est simplement de maintenir devant le pays, avec fermeté, avec droiture, une politique conservatrice, libérale, patriotique, à laquelle nous avons toujours été et resterons toujours attachés. (Très bien! très bien ! à droite .)

On nous a parlé d’abdication. M. le ministre de l’intérieur, dans des paroles que je regrette...

m. léon mougeot. —Mais que vous pardonnez (Très bien! très bien ! à gauche.')

m. denys cochin. — Mon Dieu ! vous verrez. Je vous serai reconnaissant, mon cher collègue, si vous voulez que la discussion se termine vite, de ne pas prévoir d’avance ce que vous croyez que je dois dire. Je parle clairement, je l’espère, et je ne cacherai rien.

M. le ministre de l’intérieur a donc parlé d’une abdication de l’héritier des rois de France, à propos de conseils qu’il a donnés à ses partisans. Paroles qui me surprennent, monsieur le ministre : il n’y

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a ni abdication chez celui qui a donné ces conseils, ni défection chez ceux qui les ont entendus.

m. fernand de ramel. —Il a prononcé des'paroles patriotiques.

m. denys c o c H in. — Nous restons convaincus, je le suis pour ma part, qu’un jour, devant les menaces ou du socialisme ou du césarisme, ou de l'alliance des deux, le vrai refuge des amis de l’ordre et de la liberté sera du côté delà monarchie constitutionnelle. {Applaudissements ironiques à Vextrême gauche.)

Applaudissez ! Je 1 ai dit assez de fois pour n’avoir aucune hésitation à le redire ni aucun regret de lavoir dit, et lorsqu’un prince exilé conseille à ses amis...

m. pourquery de b o i s s e r i N. — Un prince qui a plus de sang allemand que de sang français dans les veines I

m. denys cocïiin. — Je vous prie de ne pas m’interrompre, surtout pour dire de pareilles paroles.

m. fernand de ramel. — Ce prince a dix siècles de sang français dans les veines.

m. pourquery de boisserin. — Les d’Orléans sont Allemands. Le comte de Chambord, lui, avait un programme et un drapeau. Les d’Orléans ne veulent que de l’argent. {Applaudissements à Vex-

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trême gauche et à gauche. — Vives exclamations à droite.)

m. de larCtF-ntaye. —Vous aimez mieux les j uifs et les financiers

m. de n y s cochin. — Je le répète, lorsque, du fond de l’exil dont il souffre, un prince français, malgré l’impatience naturelle à la jeunesse, conseille sagement à ses amis, non pas certes d’abandonner sa cause, — il ne le peut, ni le veut, ni le doit, — mais de penser d’abord au salut immédiat de leur pays et du sien en combattant le mieux qu’ils peuvent les propagateurs du radicalisme, du socialisme et de l’athéisme... (Applaudissements à droite. — Applaudissements ironiques à l'extrême gauche et sur divers bancs à gauche.) lorsqu’il leur conseille de penser au pays d’abord et de faire passer après ce qui pourrait sembler l’intérêt de parti ; si c’est là ce qu’on appelle abdiquer, c’est qu’il y a une certaine hauteur de patriotisme à laquelle on ne sait pas atteindre. (Applaudissements à droite.)

Maintenant, messieurs, il est vraiment trop facile d’éviter, avec le plus gros bon sens, ces pièges qu’on veut constamment tendre sous nos pas.

Le triomphe de la Droite, dit-on. Quel triomphe désire la Droite ? Je vous l’ai dit, pour le moment..*

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(Applaudissements ironiques à F extrême, gauche et à gauche.)

m. millerand. — Vous procédez par étapes.

m. denys cochin. — Mais je vous demande pardon, messieurs. J’oubliais, monsieur Millerand, que vous m’avez interpellé lorsque vous étiez àcette tribune, et il faut que j’interrompe un instant mon discours pour vous répondre. Vous parliez, je crois, de je ne sais quelle ambassade dont j’aurais été chargé.

m. millerand. — Il il y avait rien qui pût vous froisser dans mes paroles.

m. denys eocHiN. — Non, certes, mais je tiens à établir la vérité des faits. Partout où j’ai été et à qui que j’aie eu l'honneur de parler, j’ai parlé en mon nom seul, pas même au nom de mes amis. Je n’ai pas h faire de déclaration solennelle. Je vous le dis, et comme nous nous connaissons, M. Millerand et moi, depuis quinze ans, je pense que cela suffit. (Très bien ! très bien !)

Je continue donc et je disais qu’il est trop facile, avec le plus gros bons sens, de déterminer notre situation. Je sais bien que quelques-uns de nos amis les plus ardents, en dehors de cette Chambre, nous blâment, nous attaquent, quelquefois avec virulence. Ils disent : À quoi pensez-vous? Songez-

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vous que vous donnez votre voix à des gens qui, au fond, sont nos ennemis? Gomme vous êtes patients î Comme vous êtes oublieux ! On nous dit tout cela en termes beaucoup plus désobligeants.

Mais la situation, au faire et au prendre, n’est pas la même pour ceux qui sont aux affaires dans le Parlement, responsables pour leur part de ce qui se fait, et pour ceux qui dissertent et font la théorie des événements. Ceux-là voient ou croient voir de loin. Nous avons pour mission de combattre au jour le jour le danger présent. Nous considérons les propositions non pas pour ce qu’elles valent comme armes de parti, mais pour ce qu’elles sont en ellesmêmes. Et quel honnête homme, ayant une conviction, ne feraitcomme nous à notre place?

Voici une mesure économique, l’impôt sur le revenu par exemple. Nous sommes convaincus que cette mesure serait ruineuse pour le pays. Allons-nous nous demander quels sont les républicains plus ou moins fidèles à la vraie tradition républicaine qui sont en ce moment au ministère et faire œuvre politique en adoptant ou refusant leur proposition? Je vous assure que non, monsieur Bourgeois. Nous votons contre l'impôt sur le revenu, parce qu’il est mauvais quel que soit le mi-

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nistère. Et à plus forte raison, au sujet des questions religieuses, il en sera de même.

Ici vous allez penser m’embarrasser. Il a été fort question aujourd’hui de deux lois, la loi scolaire et laloi militaire, lois que nous réprouvons, lois contre lesquelles nous protestons (. Applaudissemente ironiques à l'extrême gauche . — Très bien ! très bien ! à droite.), lois que nous combattons et avons combattues de toutes nos forces ; lois que nous espérons bien voir tomber quand ce pays, las des entraînements des majorités, aura recouvré le sens libéral. Car il vous plaît de les appeler intangibles 5 mais le nom en vérité ne signifie pas grand'chose. Quelles sont les lois intangibles? Les lois delà Chine. Dans les pays de libre discussion, les parlements et la presse sont inventés pour amener le remaniement, le progrès, l’amélioration des lois. Vos lois intangibles auront vécu quand on recommencera en France à comprendre et à aimer la liberté. (. Applaudissements à droite.)

Quoi ! vous osez nous dire, monsieur Bourgeois, que votre politique religieuse est celle de l’apaisement, de la tolérance? Tolérance ! la politique des impôts d’exception pesant sur les uns et non pas sur les autres ; tolérance ! le droit refusé aux communes et aux pères de choisir leurs instituteurs ;

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tolérance religieuse ! le refus, comme le disait tout à l’heure M. le président du conseil, de laisser le prêtre donner dans un coin de l’école, lorsque la classe sera finie et que les parents le demanderont, l’enseignement religieux, et cela même quand la santé des enfants y sera intéressée !

Non ! rien dans noire conduite ne pourra jamais faire soupçonner que nous donnons non seulement un assentiment, mais même notre résignation et notre patience, en présence de ces lois que nous réprouvons.

Mais, je le disais tout à l’heure, vous allez penser nous embarrasser. Ces lois, M. Barthou les défend ; il l’a dit, vous me l’avez fait remarquer avec soin. En vérité, qu’y puis-je faire?

Si je renverse en ce moment M. Barthou, et que je vous appelle an pouvoir, monsieur Bourgeois, ce sera une joie éphémère. Où sera l’avantage ?

Est-ce vous, monsieur Bourgeois, qui changerez la loi scolaire? Est-ce vous qui l’appliquerez avec moins de rigueur? {Applaudissements à droite . Bruit à gauche.)

Vous protestez, messieurs ! J'ai entendu vos cris il y a une heure ; on parlait de cette faible concession de laisser le prêtre venir à l’école, après la classe, quand la classe était trop loin de l’église et

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les enfants trop petits pour faire le chemin. J’ai entendu vos cris : j’hésitais, j’ai pris mon parti.

En vérité, la situation qu’on nous fait est trop étrange; on nous provoque, on nous renie, on se reproche mutuellement nos suffrages. Au fond on les quémande. Croyez-vous que nous ne le voyons pas ?

On voudrait que, pour éviter un gouvernement auquel nous avons beaucoup à reprocher, nous appellions au pouvoir un gouvernement auquel nous aurions à reprocher plus encore.

Cessez donc de censurer ce que vous appelez nos alliances. Nous n’en avons qu’avec nos électeurs, que nous avons le droit, je pense, de représenter ici, et dont nous essayons de défendre de notre mieux les convictions religieuses et les opinions économiques, sans nous préoccuper de vos combinaisons politiques.

m. léon bourgeois. — Je ne me suis pas adressé à vous un seul instant, je me suis adressé aux républicains.

m. denys cocniN. — Oui, mais vous avez bien voulu me signaler les duretés du ministère à l’égard des non-républicains. Nous usons et continuerons à user de notre droit et à faire œuvre de bon sens en appuyant de nos votes ceux qui s'éloi-

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enent le moins do nos idées. (. Applaudissement s

ironiques à t extrême qmche. - Très Ue.nl lies

bien! à droite.) .

Vous m’applaudissez : il paraît que je comi une maladresse. (Non! non! i 1 extrême gmcüe.) J’en suis bien fiché, mais je n'ai rien a ménager , ie dis les choses comme elles sont, avec la simplicité la plus grande, et les longs discours que je viens d'entendre, depuis cinq heures, ne m ont nspiré qu'un goût médiocre pour les habdetes ce

'"lin Mmme, à propos de la prétendue alliance,

M le président du conseil disait : Hous n'avons rien promis, parce que nous ne pouvons pas renoncer à nos principes fondamentaux.

Je retourne le mot. Nous n’avons rien demande nous non plus, et nous n’avions rien à demander, parce que nous ne sommes nullement disposes a renoncer à aucun de nos principes fondamentaux. (Très bien ! très bien ! à droite.)

A qauche. — Pour le moment !

m benys cocuin. - Nous sommes venus ici indépendants et libres. Si nous y rentrons ce sera au même titre et avec les mêmes qualités. Nous faisons ce qui nous plaît. Nous ne demandons aucune récompense, et si notre mandat est renou-

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vêlé, nous reparaîtrons ici, espérant en l’avenir et résolus pour le présent à soutenir, avec un esprit pratique, tout ce qui nous paraîtra s’éloigner le moins de notre idéal de justice et de liberté. {Vifs applaudissements à droite.)

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