T. IX, 1; t. XV, 242; t. Il
qui fut adressé aux courtisans invités à dîner avec le roi à rhôtel de ville en novembre 1744 : « M. le duc de Fleury (premier gentilhomme de la chambre) a Thonneur de faire dire à M. le duc de Chevreuse qu'il a celui de dîner, demain dimanche iS novembre, avec le roi h THôtel de ville, à une heure et demie. » — Autre billet invitant les dames de la cour au bal donné par le roi en 174S : « Madame, M. le duc de Richelieu a reçu ordre du roi de vous avertir de sa part qu'il y aura bal à Versailles mercredi 24 février i74S, à cinq heures du soîr. Sa Majesté compte que vous voudrez bien vous y trouver. Les dames qui dansent seront coiflTées en grandes boucles *. »
S'il est d'un Marly, il nous donne la distribution exacte des appartements du château avec le nom des occupants : il a compté cent cinquante-trois appartements ; on peut être sûr du total ; le duc ne saurait errer en si grave matière. Outre les courtisans logés, il y a ceux qui viennent faire leur cour et qui ne séjournent pas. Ce sont les polissons. « L'on n'a refusé aucun de ceux qui ont demandé permission de venir faire leur cour ici. Il y en a qui couchent au village, d'autres retournent à Paris ou à Versailles ; c'est ce qu'on appelle les polissons ou salo» nistes. On comptait, il y a quelques jours, qu'ils étaient plus de cent ^. » Bien entendu que le duc ne va pas à Marly en « polisson. »
Mais, direz-vous, est-ce là tout ce que renferment s^ dix-sept volumes? Garde-t-il un silence absolu sur les affaires publiques? La France et l'Europe n'existent