SCÈNE XXII VINCENT, LAVINIA, RODOLPHE, P uu CLOTILDE
RODOLPHE, à Laiinia.
(il tient on papier à la main.)
Oui, vous vous occupiez de notre avenir... Oui, vous ûtes adorable, et, moi, je suis un ingrat.
LAVINIA, à Vincent,
Vincent, j'espôre que ce sera votre dernier mensonge.
VJNCENT, contai.
C'était mon premier... (à part) d'aujourd'hui.
On vous pardonne... Allez et faites venir Glotilde. (a Rodolphe.) Le passé n'existe plus. Ne nous occupons pas du néant. Comment trouvez-vous mon notaire, M. Gipson ?
RODOLPHE
C'est un homme charmant, M. Gipson.
Il vous a remis ce contrat, qui nous rend propriétaires de ces pavillons.
RODOLPHE
Oh ! vous êtes plus femme que jamais. Ce notaire écrit comme un ange; voyez quel style de distinction 1 (nm.) « Une propriété avec ses appartenances, dépendances, provenances, de la contenance de mille arpents. » On n'écrit plus comme cela !
LAVINIA, à Rodolphe.
A propos, j'ai promis une récompense à Glotilde.
RODOLPHE
Oui, récompensons tout le monde après moi !
Je donne Clotilde pour femme à Vincent.
CLOTILDE
En voilà une de récompense!
G Vf
Oh ! vous pouvez nous regarder comme mariés 1
RODOLPHE, à Vincent.
Je te relève de ton serment.
VINCENT
Merci, généreux maître, (à part, à cioinde.) La loi ne défend pas d'épouser deux fois la même femme.
CLOTILDE, à part, & Vincent. «
Il devrait môme être permis de l'épouser deux fois.
VINCENT, i part.
Et on n'abuserait pas de la permission... On s'arrêterait toujours après la première.
RODOLPHE, i Clotilde et i Vincent.
Tout bien réfléchi, nous vous donnons six mois pour faire l'essai du mariage.
Oui, propageons la découverte.
VINCENT
L'essai est inutile. Ma femme m'épouse avec ses défauts, et je l'épouse avec les miens : le plus riche sera indulgent.