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Estampe dédiée a Cochin et portant ses armes.
Allégorie relative au rôle de l’avocat-général Séguier dans le procès intenté par les Maîtres peintres de l’Académie de St-Luc à l’Académie Royale à propos des logements du Louvre, 1775.
Gravure de G. Demarteau, d’après C.-N. Cochin.
PI. SS [voyez p. 160).
le tout mis en vente publique produisit une somme de 2,243 livres
10 sols; le prix sensationnel fut obtenu par un lot de 3g épreuves de la Suzanne de Porporatq d’après Santerre, 263 livres 5 sols.
Les académiciens d’autrefois, comme ceux d’aujourd’hui, recevaient d’office des images et des livres, si nous ne pouvons nous y attarder, rappelons du moins l’envoi somptueux que M. Turgot, Conseiller d’Etat et Prévôt des Marchands, fait à la Compagnie « de 85 exemplaires reliés en veau du plan de Paris que la Ville a fait graver » (6 août 1740).
Graveur protestant à l’Académie.
On sait que sept académiciens protestants, en tête desquels figurait le secrétaire perpétuel Testelin, avaient été sur l’ordre du roi, le 10 octobre 1681, « dépossédés de leurs fonctions à l’Académie » où l’on ne devait depuis lors recevoir aucun protestant. Une exception fut faite (sur l’intervention de Rigaud et du ministre Orry,) en faveur du graveur Georges-Frédéric Schmidt. La lettre d’Orry annonçant la décision du roi est du 3 mai 1742, Schmidt fut agréé le 26 mai 1742, reçu le 3o juillet 1744 et deux mois après cette consécration — qu’un protestant français n’aurait jamais obtenue — il repartait pour l’Allemagne.
Reproduction des œuvres d’académiciens.
Rappelons, pour en finir avec les règlements de l’Académie, que, par l’article VIII de la déclaration royale du i5 mars 17 77,
11 était « fait deffences à tous graveurs ou autres de faire paraître aucune estampe sous le nom d’aucun des membres de ladite Académie, sans sa permission, ou à son deffaut celle de l’Académie. »
Brevets.
Les réceptions étaient soumises à l’approbation royale; il n’y a pas d’exemple d’un « veto » opposé à l’élection d’un graveur, et le titre de graveur du Roi complétait d’ordinaire le titre d’académicien et même celui de simple agréé. Voici la formule d’un brevet d’académicien et celle d’un brevet du graveur du Roi :