‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 127 sur 163 · Delécluze, L. David, p · texte numérisé non relu

Delécluze, L. David, p

LA PEINTURE ITALIENNE l3l

bre et leur style, appartiennent à la tradition bolonaise. Regnault se laisse aller au Carrache et au Guide : c'est Quatremère lui-même qui en fait la remarque \ Les Davidiens, comme Girodet, avouent leur amour d'Annibal Carrache ^ .Pour Chaussard, pour Landon, le Dominiquin est l'égal de Raphaël. L'Institut, par l'organe du secrétaire perpétuel de la classe des Beaux- Arts, offre aux peintres du xyii*" siècle l'hommage officiel de l'Empire (1808) ^ Les amateurs suivent le goût commun : l'Albane, les Carrache, Guerchin, le Guide, Cignani, Dossi, etc., dominent à Glisson dans la collection de Cacault\ De 1796 à 1798 le Louvre a donné l'exemple : il accueille 28 Guerchins, 10 Guido Reni, 3 Dominiquins, 18 Carraches (d'Annibal à Augustin), 3 Caravages, 3 Baroccio, 3 Albane, 3 Garofalo, etc., expressément choisis par les commissaires du gouvernement '\

Lorsque Quatremère, secrétaire perpétuel en 18 16, devient dans une certaine mesure responsable de l'art académique, il voit Stendhal mener campagne en faveur de Bologne (( cette ville des grands peintres » ^ ; des classiques libéraux comme Kératry, Jouy et Jay, un indépendant comme Emeric David, ne négligent aucune occasion d'exprimer leur admiration. Pour le Louvre, sous les yeux du Conseil honoraire des Musées dont Quatremère fait partie, le comte de Forbin propose avec insistance l'achat d'un Baroccio et d'un Caravage (( chef d'œuvre de l'école italienne )) ^ ; c'est pourquoi le dénombrement du Musée pour cette école donnera en i834, même après les restitutions

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