IV INTRODUCTION
origines lointaines ou proches, et de la précise mise au point que la lutte lui a imposée, mêle sans cesse l'histoire à l'étude de la doctrine elle-même. Il n'était guère possible, en effet, de s'en tenir à celle-ci sous prétexte de l'approfondir, de l'expliquer, et même de la juger. Elle est moins profonde qu'elle ne paraît. La mesure de profondeur qui peut sembler manquer à cette étude, c'est donc celle qui manque à Quatremère lui-même. A vouloir le commenter pas à pas, on risque de se perdre dans les dédales de l'Esthétique, laquelle implique à la fois une philosophie de la connaissance et une technique, un mode de perception et une représentation figurée du monde. C'est à propos de Quatremère, platonicien ivre d'abstraction, qu'il faut se souvenir que tout est dans tout. Objectif et historique à l'égard de textes, non pas inédits mais trop oubliés, ce travail, qui ne se souciait pas d'être une réimpression, ne s'écarte pas du genre de ceux que la Sorbonne a souhaités.