‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 31 sur 163 · Moniteur, 6 mars 1820, p · texte numérisé non relu

Moniteur, 6 mars 1820, p

[\. T. I, p. xLiii, xLiv, ig5, 200-282.

d'avis que les deux chefs-d'œuvre de la sculpture antique sont l'Apollon et la Vénus de Médicis... La sculpture romaine est préférée à la grecque )) ; celle-ci « témoigne trop souvent la sève et l'énergie de la jeunesse, elle serre de trop près la nature * » .

S'il a fallu à Quatremère de l'initiative et du courage, même en 1818, pour proclamer devant les classiques, endormis dans leurs admirations traditionnelles, l'éclatante supériorité de Phidias et du pur hellénisme, il ne lui en a pas j fallu moins pour les disputer aux tentatives d'accaparement des romantiques. Pendant que Canova, ïhorwaldsen, nos deux Giraud, David d'Angers, Pradier sont renouvelés par la vertu ^ de ces marhres, il voit Gericault en modeler des réminiscences % Delacroix' en faire une lithographie, Rude\ Feuchères, Barye, les revues romantiques comme nY Artiste)) s'en autoriser pour bousculer le poncif académique et consacrer leurs propres audaces.

Loin de craindre la timidité des uns et la présomption des autres, il a demandé, sollicité l'expansion européenne parles moulages, de l'enseignement que donnent les marbres d'Elgin^ En, définitive, ceux-ci sont le plus solide soutien de la doctrine; après 1818, date 011 il prend contact avec l'hellénisme, comme en t8o5 où il ne faisait que le pressentir sur les œuvres gréco-romaines, c'est Phidias et l'école attique qui restent la plus ferme autorité. Ne nous étonnons pas que l'esthéticien de l'école classique et les romantiques les aient revendiqués avec autant de ferveur : le style en est assez complexe pour fournir argument aux adversaires. Le seul

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