‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 48 sur 163 · Id., p · texte numérisé non relu

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roglyphe^ n'est qu'une figuration par signes de la pensée; elle est idéale en elle-même par l'absence de détails dans les formes ; à la grande époque, elle règle son style sur la conception des dieux sous l'influence de la poésie et de la religion : le Jupiter olympien de Phidias était une « idée » d'Homère. Platon, Aristote, Gicéron nous portent témoignage de ce système, qui s'attache au « type originaire de l'espèce, dont la race est dégénérée^). Les modernes au contraire ne savent imiter que l'individu !

Mais Quatremère révèle à l'artiste le secret des Grecs, c'est-à-dire tout le système de l'imitation idéale, à laquelle il voudrait ramener le goût contemporain. G'est un ensemble de conventions qui permettent à l'art de « recomposer entièrement le visible, formes, contours, proportions, couleurs, lieu de la scène..., d'échanger enfin la A^érité locale et individuelle contre une vérité plus haute ^ ». Les deux principales sont la généralisation et la transposition ou métaphore.

Généraliser c'est supprimer les détails pour faire ressortir le caractère essentiel. S'agit-il de la composition des sujets "^.^^ 11 faut les réduire à leur expression la plus simple, donc la plus intense : dans Y Incendie du Bourg, de Raphaël, ce qu'on voit le moins c'est le feu et la fumée; mais quelques personnages, en des attitudes et expressions choisies, multiplient la terreur. Dans son Fiat lux Michel Ange, pour exprimer toute l'immensité du pouvoir de la Création, où le

1. L'hiéroglyphe origine de la sculpture grecque, est une des théories chères à Quatremère.

2. U Imitation, p. 24i- « Platon croyait qu'il y avait une perfection de formes impossible à rencontrer, c'est-à-dire dont aucun homme en particulier ne saurait offrir le modèle ; et ce qu'il pensait à cet égard, d'après le raisonnement, lui avait été px-ouvé aussi par l'expérience des ouvrages d'art de son temps « (p. 25o).

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