‹ L'esthétique classique chez Quatremère de QuincyChapitre 64 sur 163 · Raphaël, p · texte numérisé non relu

Raphaël, p

5. Réfîex. sur les mausolées, 1806. Cf. les mêmes critiques chez Lebrelon, secret, perpét. de la classe des B.-Arts (Rapport à l'Empereur, 1808, p. 44)» sous la Restauration dans le Moniteur, 22 déc. i8i5, et 1820, p. i652.

6. Sur leur difl'érence essentielle, Réflex. critiques sur les mausolées, p, 86-87.

brun jusqu'à Bouchardon, Gochin et Pigalle. C'était le temps où Gaylus disait que « l'habitude du crayon est ce qui conduit le plus sûrement le sculpteur à son but^ ». A l'Ecole de Paris, oii Quatremèrc a travaillé, six peintres et six sculpteurs professent à tour de rôle : les élèves statuaires y font toutes leurs études sur des bas-reliefs qu'ils composent comme des tableaux, avec plans multipliés ^ Cochin, dessinateur du Cabinet du Roi, donne aux sculpteurs la pensée et les dessins des monuments dont ils sont chargés, à Coustou le dessin du tombeau du Dauphin à Sens, à Pigalle celui du tombeau du maréchal de Saxe. Quatremèrc, élève de Guillaume II Goustou, a travaillé au premier: il sait donc où gît le mal.

Tousses ouvrages le dénoncent. Dès 1791, administrateur des travaux du Panthéon français, il se fait gloire de détruire au fronton et aux voûtes la décoration plus pittoresque que sculpturale où Goustou et les ornemanistes avaient prodigué le moelleux des nuages, le vol des petits génies ^ En 180/I il rappelle (( l'époque grossière » où la statuaire empruntait à la peinture son coloris (( pour compléter l'effet de son action sur les sens ' » ; il réprouve cette polychromie superficielle comme une barbarie, quitte à admettre, ou même à souhaiter la polychromie naturelle de la matière. Sous l'Empire, le bas-relief, forme pittoresque de la sculpture, triomphe partout: alors, en 1806, au moment où l'on va placer ceux de Tare du Carrousel, il rappelle que les Grecs ne connurent point la profondeur, l'abus de la perspective, le tableau en marbre ou bronze^ : à leur perfection il oppose 1 art de Bernin et de Pigalle, qui composent leurs mausolées par masses contrastées, sans équilibre. En

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