‹ L'Esthétique de Jean-Sébastien BachChapitre 10 sur 94 · B. G. 132 (XX VIII, p · texte numérisé non relu

B. G. 132 (XX VIII, p

2 À, Cantate Erfreul euch, ihr Herzen (B. G. 66, XVI, p. 191). B. Cantate O ewiges Feuer, o Ursprung der Liebe (B. G. 34, VII, p. 160). C. Cantate Wir danken dir, Gott, wir danken dir (B. G. 29, V!, p. 3o1).

Les motifs exaltés qui jaillissent de ces paroles de jubilation ne sont, à vrai dire, que des gammes ascendantes, strictes et continues. Les grands intervalles consonants qui s'épanouissent ensuite ajoutent à la magnificence de ces tirades lyriques. Après les avoir déployées, la voix qui s'élève encore en bonds éperdus semble donner une suprême manifestation de vigueur, un dernier témoignage de vie surabondante.

Ces amples figures mélodiques, formées de quintes, de sixtes ou d'octaves paraissent d’ailleurs bien souvent dans la musique de Bach, et l'usage en est significatif. Ces motifs font passer un souffle d’allégresse dans les airs heureux où il célèbre la délivrance d’un cœur oppressé, ou l'affranchissement d'une âme contrainte. Ils apportent à la fois des idées de force joyeuse et de force élégante : en eux, la puissance et le charme sont unis. Nous les rencontrons joints à ces paroles: «Maïntenant disparaissent toutes les peines... Maintenant je ne suis plus affligé, bonheur à moi, Jésus est retrouvé... Réjouis-to1... »

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des re Re Nun verschWinden al-le Pla - = - - - - - - ven. Nun bin ich nicht mehr be-

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tribt, wohl mir, Je-sus ist ge = funden. Er-muntre dich, er-munt-re dich 1

Bach emploie également des sixtes mélodiques pour exprimer des souhaits de bonheur, et pour traduire la résignation souriante qui fait l’héroïsme des vies humbles, sur ces mots par exemple: «Bonheur à toi..…. Je suis satisfait de mon sort... Je mange avec joie le peu de pain que j'ai, et je souhaite de tout mon cœur au prochain de recevoir le sien. »

Cantate Liebster Jesu, mein Verlangen (B. G. 32, VIE, p. 70). B. Cantate Mein liebster Jesu ist verloren (B. G. 154, XXXII, p.56). C. Cantate Schmäcke dich, o liebe Seele (B. G. 180, XXXV, p. 206).

FORMATION DES MOTIFS 49 A Ténor B Soprano

Roues

ee er d à; 7

Wohl dir. { Ich bin vergnügt, vergnügt, ich bin ver - - (gnügt)

CE ER ee

Ich es-se mit Freuden mein we-ni-ges Brot und gün-ne dem Nächsten 2

Les thèmes où Bach met successivement en œuvre les principales consonances renfermées dans l’octave accompagnent généralement des textes qui glorifient la toutepuissance. Nous avons déjà rencontré de ces sortes d’arpèges correspondant à l’idée de totalité, de plénitude. Le même procédé reparaît ici, mais la signification en est bien différente. L'idée de plénitude y subsiste encore, il est vrai. Mais à présent, l’action l'emporte sur le symbole. Dans le motif où le musicien devinait une image de l’immensité, tracée comme en un grand geste circulaire, résonne maintenant une clameur souveraine, qui vibre à l'écho des trompettes victorieuses. Quand, à la fin de la cantate Zh hatte viel Bekümmerniss, le chœur entonne: «Louange, et honneur, et gloire, et puissance à notre Dieu dans les siècles des siècles,» son chant a déjà l'essor des voix d’airain qui vont le redire (A). Si le Seigneur promet à son fidèle de briser « d’une main forte et secourable, le lien que la mort a noué puissamment», la mélodie resplendit au-dessus Le Re. comme une Rae de triomphe (B).

pee Dre pi FE DE & ue

Lob, und Ehre, und Preis, und Gewalt.. 3 Ich breche mit starker e helfen - der

EE =

Hand des To-des ge - wal- tig ge-schlos-se - - nes Band

1 Cantate Ein Herx, das seinen Jesum lebend weiss (B. G. 134, XXVII, p. 91).

2 Les exemples B et C sont tirés du premier air de la cantate Ich bin vergnügt mit meinem Gläcke (B. G. 84, XX1, p. 86 et p. go).

4 Cantate Herr Jesu Christ, wahr'r Mensch und Gott (B. G. 127, XXVI,

Pts).

Les mêmes sonneries somptueuses annoncent l’approche du héros. La gloire des batailles gagnées y retentit, ainsi que l’alléluia des actions de grâce. «Le héros de Juda nous protège encore (A). Le héros de Juda triomphe avec puissance (B). On chante avec joie la victoire (C). ÆAleluia.» Ces phrases prennent toutes la même fierté, et se revêtent d’un éclat pareil.

A Ténor B Allo NES PE RSS Der Held aus Juda schützt uns noch. 1 Der Held aus on siegt mit Macht.? 2. 2:77 VERS ET — si Lz BERRRESERE == =.

rit ee Fe © Man singet mit Freuden vom Sieg... 8 Al-le -lu - ja, Al-le-lu-ja + RE nr ones Ps RTE en pass EE ————

ASE eMMer,- hier" ja8

Les mots superbes revivent ainsi comme dans une musique de guerre stridente qui évoque des visions étincelantes.

De semblables représentations sonores accompagnent les idées de majesté, de royauté. Dans la cantate écrite à Leipzig pour lélection du conseil de la ville en 1723, Bach joint un grand arpège consonant à ces mots: «Tu t’élèves si magnifique, o chère ville». Le début de la cantate faite pour le conseil de Mühlhausen, en 1708, offre un thème analogue, sur les premières paroles Gott ist mein Kônig (Dieu est mon roi), motif qui reparaît encore dans la cantate Lobe den Herrn, meine Seele, sur ces mots: «Dieu est roi éternellement. »

1 Cantate Wo Gott der Herr nicht bei uns hält(B G. 178, XXXV, p. 262). ? Johannes-Passion (B.G. XII1, p. 106),

3 Cantate Man singet mit Fr EE (B. G. 149, XXX, p. 266).

# Cantate Ich hatie viel Bekümmerniss, dernier chœur (BA Gar2r):

5 Cantate Jauchyet Gott in allen Landen (B. G. 51, XII 2 AP 22)

Des formules semblables se trouvent dans la musique des contemporains de Bacht. Dans l’Octavia de Reinhard Keiser, opéra donné à Hambourg en 1705, Néron chante, avec accompagnement de deux cors de chasse, un air commençant par ces paroles : « Za Roma frionfantes. En voici les premières mesures (A), que suivent les exemples tirés de Bach que je viens de signaler:

Es T

— 0e ete os Le . we p= = nm BSSE no es Sr Em me pie = Ed La Roma fri-on-fan - -te, tri-on-fan - te. So herrlich stehst du lie-be Stadt,

Gott ist mein KO-nig. Der Herr ist Kôü-nig. #

C’est encore par des motifs tirés de l’arpège de l'accord parfait que Bach exprime le bonheur calme, la guérison, la consolation, la jouissance profonde.

A B Ténor EE EVE 2 = À lne ss Re ia) —> RTE Dei — Und dieses ist das Glücke... -..dass er gesund worden war.

1 Ces motifs de fanfares sont fréquents aussi, et significatifs, chez les maîtres du siècle précédent, J’ai déjà cité (p. 22) des motifs montants formulés en arpèges. On peut signaler encore un thème que Werner Fabricius joint aux paroles : « Vicit leo de tribu Juda» (Geistiiche Arien, Dialogen und Concerten, 1662). Le recueil de Fabricius est précédé d’une approbation en vers latins de Heinrich Schütz.

2 À, L’opéra Octavia est publié avec une préface de M. le Dr Max Seiffert, à la suite des œuvres de G. F. Händel éditées par la Händel-Gesellschaft allemande (Supplemente, enthaltend Quellen zu Händels Werken. — VI. Octavia von Reinhard Keïser. Leipzig, 1902, p. 21). B. Cantate Preise, Jerusalem, den Herrn (B. G. 119, XXIV, p. 221). C. Cantate Gott ist mein Kônig (B. G.) 71, XVIII, p. 3). D. Cantate Lobe den Herrn, meine Seele (B. G. 143, XXX, p. 59).

€ D Allo E FU eur fes = ER D ee aie PERRET] Le | Gelrost mein Herz... Ge-trost, getrost, ge-trost ! Ach süsser Trost ! F Allo MELLE Sr :7 rem ED des a —— FRE nr —

Que. Sinnen Lust ge-niess !

Ces thèmes limpides et forts sont si étroitement liés dans son esprit aux mots qui parlent de justice, de secours puissant, de salut, de joie et de louange, qu’il leur obéit soudain, et sans se lasser, dès qu'ils lui apparaissent. A peine ont-ils rayonné dans sa pensée que la mélodie s’illumine et s’ennoblit. «Dieu est juste... Le Seigneur nous a fait du bien. Louez Dieu dans ses empires. »

A | b ” h n Pere se AR PARENT prie ste t RE —— — Ge = rech - ter Gott.. A ist ge -recht..

ie ER fee DR PRE M | Der Herr hat Guts an uns ge-than… Lo-bet Gott ?

Une égale vigueur tonale se déclare dans les phrases où Bach déploie des traits diatoniques mêlés à des motifs

1 A. Cantate profane Weichet nur, betrübte Schatten (B. G. XI2, p. 85). B. Cantate Wer Dank opfert, der preiset mich (B. G. 17, Il, p. 218). C. Cantate Schau, lieber Gott (B. G. 153, XXXII, p. 52). D. Care Ich freue mich in dir (B. G. 133, XXVIII, p. 67). E. Cantate Warum betrübst du dich, mein Herz (B. G. 138, XXVIII, 210). F. Cantate Goff soll allein mein Herze haben (B. G. 169, XXXIII, p. 185). On peut citer encore de nombreux passages où Bach associe des thèmes fondés sur l'accord parfait aux mots qui expriment la consolation. Aïnsi dans le duo final de la cantate Ach Gott, wie manches Herzeleid (B. G. 58), dans le récit de basse de la cantate A/so hat Goit (B. G. 68), etc.

2? À. Cantate Was soll ich aus dir machen, Ephraim (B. G. 89, XX1, p. 192). B. Cantate O Ewigkeit, du Donnerwort (B. G. 20, II, p. 310). Quelques mesures plus loin, les paroles Goît ist gerecht sont exprimées sur les notes fa, la, do, en progression montante, suivie du retour au fa initial. C. Cantate Preise, Jerusalem, den Herrn (B. G. 119, XXIV, p. 231). D. Cantate Lobet Goït in seinen Reichen (B. G. 11, Il, p. 5).

consonants. Là encore, la franchise et la persistance des formes modales dans le chant correspondent à des idées de libération, à des sentiments de joie violente. Par l'emploi exaspéré des ressources tonales, le compositeur va jusqu’à donner des représentations de la force altière et terrible. Un grand motif qui ébranle toutes les cordes du ton est joint à ces paroles : « Réjouis-toi, mon cœur, car maintenant la douleur qui t'a si longtemps oppressé disparaît. » Et c’est en organisant un thème de même sorte qu’il traduit: «Oui, je veux battre les ennemis. Quand les fiers ennemis sont haletants de rage... »

Er- se 3 = => - - - e dich, mein Herz. Ja, ja, ich kann die Feinde

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Fein - de schnau — — — — — — — — (ben) 1 Toutes les forces de la tonalité agissent pour augmenter l'énergie de cette musique rude. Les notes se précipitent avec l’impétuosité rigoureuse d’un flot qu'on ne saurait détourner, ni éviter. Ces longues successions diatoniques occupent l’entendement et le contraignent. Notre oreille est trop bien façonnée à l'ordonnance de ces immuables séries pour y rester inattentive. Elle suit involontairement la chaîne serrée qu’elle reconnait, et la parcourt tout entière. C’est un tourbillon de sons qui nous entraîne en des cercles prévus, irrésistiblement. Une fois happés, nous irons jusqu'où la vague nous roulera, sans nous ressaisir, pris dans le

1 À. Cantate Süsser Trost, mein Jesus kômmt (B. G. 151, XXXII, p. 10). B. Cantate Selig ist der Mann (B. G. 57, XIL?, p. 119). C. Weihnachts-Oratorium (B. G. V?, p. 216).

remous des gammes. En même temps, les consonances martelées nous meurtrissent de leurs chocs attendus. Nous avons goûté cette plénitude qui fleurit soudain dans le motif de la joie, comme si nous y participions. Maintenant, les sonorités éclatantes nous harcèlent, et le torrent des vocalises nous étourdit. Nous nous sentons assaillis et asservis. Nous éprouvons que cette puissance dépasse notre mesure, qu’elle se développe en dehors de nous et contre nous. Loin de nous vivifier, elle nous accable. Ce n’est plus un secours, mais une menace.

Autant Bach prodigue les thèmes clairs pour interpréter les sentiments de force, pour donner des images d’une vie puissante et bien ordonnée, autant il s’évertue à former des mélodies âpres et troublées, quand 1il veut traduire des sentiments d'incertitude, -parler d’une vie douloureuse et accablée. |

Nous avons vu que, par la déclamation obstinée du texte sur une seule note, il prétendait figurer des idées. d'assurance, de fermeté inflexible. Pour représenter le doute, au contraire, 1l choisit de grands motifs errants, qui se déploient comme à l'aventure, et semblent déliés de toute règle tonale. «Mon âme est pleine de doute, peut-être vastu rejeter ma prière». Dans cette phrase, il joint au mot zwetfelsvoll (plein de doute), une vocalise où abondent les intervalles indécis et les modulations vagues.

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Men Ge-müth ist zweifels - voll, ist zwei —

BESE PR = Re — ——

— — fels-voll, mein “a müth ist zwei - fels - voll 1

! Cantate Aerg're dich, o Seele, nicht (B. G. 186, XXXVII, p. r20).

Même quand le texte ne lui permet que de les dire en passant, sans insister autant que dans le fragment que je viens de citer, il déplore les angoisses de l’âme incertaine par une musique tourmentée, aux intonations difficiles. On croirait volontiers que, pour éveiller sûrement l'anxiété de l'auditoire, il voulût lui donner en spectacle le péril du chanteur. Ainsi, dans l’air de ténor de la cantate Æs sf euch gut, dass ich hingehei, dans l'air de ténor de la cantate {ch glaube, lieber Herr?, dans l’air de ténor de la cantate Mein liebster Jesus ist verloren$, il associe des quintes diminuées descendantes, dans la mélodie, aux paroles qui se rapportent à l’état de doute (Zwezfel, zwerfelhafhg, Verzweiflung).

L’égarément, la confusion, sont dessinés en traits hésitants et désordonnés. Une vocalise tortueuse est jointe à ces mots: « L’âme tombe dans la confusion, si elle te considère, Ô mon Dieu »#.

Alto Re BR Geist.. und See-le wird ver -wir — —7j me) PE, ————t < NES PER

On peut rapprocher de cet exemple, tiré de la cantate Geist und Seele wird verwirret, faite vers 1731, un passage de la cantate G/eich wie der Regen und Schnee vom Himmel fällt, composée vers 1713. Bach y décrit la marche désorientée de ceux qui se laissent entraîner sur les routes du

1 B. G. 108 (XXII, p. 211). Remarquons qu’ici, Bach donne trop d'importance à l’idée d’incertitude, et appuie avec exagération sur le mot Zweifel. Le sens de la phrase est en effet: « Aucun doute ne peut m'ébranler ».

2 B. G. 109 (XXII, p. 244).

5 B, G. 154 (XXXII, p. 61).

AB AG EVIL Epero3):

monde «qui pour eux tient la place du ciel, tandis qu'ils perdent le chemin du ciel»t.

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Da =rü-ber sie vom Him - - mel OR Ep EE Ets

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Ces élans contrariés, semblables à des coups .d’ailes éperdus, cette agitation et ces heurts sont déjà dans la vocalise que Heinrich Schütz a tracée au-dessus du mot rren (tromper), en sa paraphrase du cantique Von Got will ich nicht lassen. Voici la partie de soprano du trait, concerté avec la basse, qui se déroule sur ces paroles: «En cela, l’astucieuse industrie du diable ne doit pas nous tromper ».

Daran muss uns nicht ir — — ren des Teu- ES Jis-tig Art ?

Le mouvement de cette vocalise flottante, ce rythme syncopé se retrouvent dans Bach. Les citations que j'ai données plus haut en témoignent. Il a donc pu emprunter à Schütz ces éléments de description. Mais il y a ajouté un coloris expressif que l'accumulation des intervalles altérés rend intense. Ces déformations de la tonalité troublent profondément. Une inquiétude particulière s’en dégage. Une sorte de douleur naît de ce bouleversement des rapports familiers à l’oreille. Elle en est continuellement surprise, et continuellement déçue. Chez la plupart des auditeurs, l'esprit reste incapable de coordonner ces impressions. Mais la suite leur en paraît étrange, et ils ressentent

LB G. 18 (TL p646).

? Symphoniae sacrae. Zweiïter Theil. (Éd. Spitta, VII, no 26).

FORMATION DES MOTIFS o7

l’angoisse de l’indéfini. Pour eux, ce désordre est à la fois rude et incompréhensible.

Aussi est-ce encore par le déchainement de sons âpres que Bach symbolise les artifices du démon.

Pour dire linsinuante perversité de Satan qui ruine soudain la paix de l’âme, il imagine des successions mélodiques brusques et insidieuses, dont l'accompagnement aggrave l'incohérence tonale. « Défends, à bon père, que l'imposture de Satan ne me pervertisse, moi ni aucun autre chrétien», lisons-nous dans la cantate G/eich wie der Regen und Schnee vom Himmel fall, et Bach s'ingénie à imiter, en de perfides évolutions de notes, la ruse du pipeur d'âmes, au risque d’ajouter, par la défaite du chanteur, à la victoire du malin.

AT ES Les PES PE === = a ==

Were, dass mich und a ie isten nicht des Teufels Trug, des Teufels Trug,

des Teu-fels Trug ver-keh - - re

Dans la cantate Mache dich, mein Geist, berei, il exprime, sur un large motif désaccordé, les paroles suivantes: «La ruse de Satan n’a pas de fond.»

De —

Des Sa-tans List ist A Grund..

Les mots qui désignent la folie sont liés aussi à des formules mélodiques dissonantes. Ainsi dans la cantate Was frag ich nach der Welt, les mots bethôrte Welt (monde insensé) sont accompagnés d’un motif contourné, qui module par soubresauts (A). Dans la même œuvre (B) et dans la cantate Was mein Gott will, das g'scheh" allzeit (C), nous trouvons des exemples analogues.

1 B. G. 18 (II, p. 240).

2 B. G. 115 (XXIV, p. 128).

A run ss = Fe É Be-thôür — — — — ‘te Welt, be-thôr - te Welt

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