CHAPITRE VI
On peut distinguer trois types de locomotion aérienne : le volvibranl^ le vol ramé et leTvoi plané.
Le vol vibrant est celui des insectes. Les ailes agissent par mouvement alternatil, mais fournissent un efTort de propulsion continu. Ce système est le plus avantageux pour la facilité des évolutions, mais sans doute le moins économique comme rendement.
Le vol ramé est celui des oiseaux de moyenne taille. Il permet d'obtenir des vitesses considérables, mais avec de grands efforts.
Le vol plané s'exécute par glissement du plan des ailes. On peut concevoir un planement actif, dans lequel l'oiseau se pousserait dans l'air par un simple mouvement de balançoire. C'est ce genre de vol que l'homme aurait le plus de chances de pouvoir reproduire artificiellement : c'est celui qui vraisemblablement donne le meilleur rendement de travail.
Il y a, entre le vol el la natation, certaines analogies. Nous devons résister pourtant à la tentation d'établir une sorte de parallélisme entre les procédés. L'air, fluide léger et élastique, doit se comporter tout autrement que l'eau sous le choc des organes moteurs. Quand bien même les appareils qui servent à la locomotion aérienne auraient les plus grandes analogies de structure avec ceux qui servent à la locomotion aquatique, ils doivent être manœuvres autrement pour produire une action efficace. Nous devons donc, pour en chercher la théorie, reprendre la question à nouveau, et renoncer absolument
à une symétrie d'expositioi qui ne pourrait être obtenue qu'au détriment de la vérité.
Les différents procédés usités pour la locomotion aérienne peuvent être ramenés à trois types : le vol vibrant, le vol ramé et le vol plané.