XXII INTRODUCTION
inébranlable à toutes les manifestations divergentes, à toutes les tentatives d'innovation, à toutes les révoltes du génie individuel.
Il en sera ainsi tant qu'il y aura des corps investis d'une autorité quelconque sur les choses de l'intelligence.
Cette démonstration n'est plus à faire. Tous les hommes qui ont eu le sentiment vrai des nécessités de l'art n'ont cessé de protester contre le despotisme du classicisme académique. Gustave Planche, Pelloquet, Théophile Silvestre, Thoré, Viollet-le-Duc, ont prouvé que c'est à cette détestable influence qu'il faut attribuer, pour la plus grande part, les difficultés que trouve l'art à se relever en France. Tous les artistes indépendants ont été combattus par elle. Je ne puis que renvoyer aux ouvrages de' ces écrivains les lecteurs qui voudraient faire une étude complète et précise de cette question si grave pour l'avenir de l'art français. Je me contenterai de citer sur ce sujet une page de Montalembert, page doublement curieuse, et par la vivacité d'indignation qu'elle respire, et par la qualité du signataire, que personne ne prendra pour un révolutionnaire.
Dans un article sur l'Art religieux en France, il range parmi ceux qui ont le plus contribué à son abaissement c les théoriciens et les praticiens du vieux classicisme » .
« S'il fallait, dit-il, ne tenir compte que de la valeur, de l'influence ou de la popularité de leurs œuvres et de leurs doctrines, en vérité, ce ne serait que pour mémoire qu'on aurait le droit de les mention-