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antérieure fundique, en amont du pilier antérieur, de 5 cmde diamètre environ, en verre de montre. Sur cotte zone d’œdème sous-muqueux passent des plis muqueux très minces. À part cette unique réaction zonaire, l’ensemble est normal. Il n’y a plus d’hypertonie.
Règles revenues, normales (après 2 mois d'interruption) du 18 au 23 mai. La malade n’a plus de troubles digestifs mais, vers le soir, ressent une fatigue intense. 26 mai : angine aiguë. Repos fin mai au 9 juin 1941.
Le travail est repris dans un atelier mieux aéré et avec une nouvelle colle. L’appétit est bon et la malade n’accuse ni trouble ni douleur gastriques. Cependant, parfois se réveille la nuit avec sensation de faim et crampe d’estomac (l'alimentation est suffisante).
Ohs. 19. — Ber.…., Lucienne, 40 ans, apprêteuse en chaussures, travaille à ce métier depuis l’âge de 13 ans, mais au début allait et venait au lieu de rester assise dans le même atelier comme maintenant. Avant les incidents actuels, la malade a déjà eu quelques brûlures d’horaire tardif, qui ont disparu par un traitement pour le foie, ditelle. Appendicectomie à l’âge de 25 ans.
Emploie une nouvelle colle depuis quatre mois qui pique les yeux et a une odeur de benzol ; en même temps que notre malade, une trentaine de ses compagnes présentent les mêmes troubles.
Début il y a trois mois : douleur dans le côté droit, nausées sans vomissements, après avoir avalé 8 à 10 bouchées, poussée congestive du tronc et de la tête avec érythème vif et papillons noirs devant les yeux ; ces malaises ne surviennent pas tous les jours, mais une fois tous les 4 à 5 jours, après le déjeuner ; ils surviennent aussi parfois le soir. Les
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règles, normales jusqu’il y a 3 mois, ont maintenant un peu -de retard.
Arrêt du travail le 1er avril. Examen le 10 avril : aussitôt le travail arrêté, les troubles se sont amendés et aujourd’hui ont presque complètement disparu. Plus que gêne gastrique, la malade se plaint de gargouillements intenses dans l'intestin et de gaz. Nombreux éléments de kératose sénile, en ceinture sur ce tronc, apparus depuis une dizaine d’années, ce qui est très anormal chez une femme si jeune. Rate percutable sur 4, travers de doigt, foie et autres organes normaux. Constipation opiniâtre ces jours-ci, gargouillement provoqué dans le côlon transverse. Langue et dentition normales. T. A. au Pachon 12/9, indice 3. Aspect fatigué. Amaigrissement de 4 kgr.
Sang : G. R. 5.000.000, V. G. 0,97, réticulocytes 1 %, hématies normales. G. B. 9.000, dont % neutro 65,5 (Arneth 17, 28, 41, 14,0), éosino 1, baso 0,5, Iympho 7, grands 2, monocytes 24. Plaquettes 236.000. Coagulation 6” rétraction normale, temps de saignement 4’. Lacet négatif.
Sérum d’aspect normal. Wassermann négatif.
Urée sanguine 0,29. Constante d’Ambard 0,10, glycémie 0,4.
Gastroscopie 19-4-41 : hypertonie accusée ; dépôts pultacés disséminés. Suc gastrique d’histamine : HCI +, Ac. libre 2,5, Ac. totale 3,4, CI total 4,7.
La malade semble bientôt guérie. Cependant elle est toujours gênée par des gaz et présente un syndrome d’aérophagie.
2e gastroscopie 3-5-41 : estomac présentant encore peutêtre une couleur plus vive que normalement, mais toute gastrite a disparu. Sous l'influence d’un traitement dit de
l’'aérophagie, la malade va bien. Elle reprend son travail le 4 mai. Jusqu'au 24 mai, bonne santé. Ensuite fatigue ; nausées, chaleur après les repas, refroidissement des mains, et la nuit engourdissement des mains.
Traitement ferrugineux. Petite maladie fébrile intercurrente.
En juillet 1941, tous les troubles sont forts : vomissements aqueux, douleurs dans le dos et au creux épigastrique, ceci surtout l’après-midi vers 16 heures et demie à 17 heures, aussi la nuit (la douleur la réveille et parfois le matin après le prémier déjeuner). La palpation au creux épigastrique ne réveille presque pas de douleur; en revanche, l’aorte est grosse, tendue, battante et, surtout à la bifurcation, très douloureuse au palper : signes d’aortite abdominale. Constipation opiniâtre. L’amaigrissement n’a pas repris depuis 2 mois (poids 49 kgr. 800). Fatigue intense au réveil. Le 26 septembre, les troubles sont amendés, malgré la continuation du travail. Le fer lui donne de ’appétit. Poids stationnaire ; la colle a été changée.
b) INFLAMMATION CHRONIQUE.