‹ L'estomac dans l'intoxication benzoliqueChapitre 22 sur 47 · DATE NE · texte numérisé non relu

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suivant les cas, compatible parfois avec la continuation du travail, ou, au contraire, obligeant les malades à le cesser. Une hypotension légère marche souvent de pair avec cette asthénie.

L'amaigrissement s'ajoute parfois à ce cortège de symptômes non digestifs.

Il est enfin fréquent que les malades se plaignent de troubles vaso -moteurs, tels que poussée conges-

live du visage.

b) Troubles non digestifs :

Plus important à connaître sont les troubles digestifs proprement dits. [ls sont d’ailleurs des plus variables, dans leur variété comme dans leur intensité.

Tantôt, ils sont légers et inquiètent peu les malades. A un moindre degré, il s’agit de pesanteurs épigastriques, avec sensation de gonflement de l’estomac et difficulté de la digestion. Relativement rares sont les brûlures gastriques, souvent d’ailleurs modérées dans leur intensité.

D’autres fois, les malades ont des nausées : il est assez fréquent que celles-ci surviennent sans douleurs; elles peuvent même apparaître comme symptôme isolé.

À un degré plus fort, nous notons chez nos malades des vomissements : vomissements glaireux le plus souvent, parfois alimentaires, survenant parfois le matin au réveil ou après les repas. IL s’agit là toutefois, d'un symptôme relativement plus rare que les précédents.

L’appétit est généralement conservé: de nombreux

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malades signalent même une sensation de mieuxêtre après les repas. Notons, en outre, que plusieurs d’entre eux se plaignent d’intolérance au vin, entratnant une poussée congestive du visage.

Ces différents symptômes sont neltement en rapport avec le travail en atmosphère benzolée. En effet, ils diminuent ou même disparaissent dès que les malades sont soustraits à l’intoxication, Très significative est, à cet égard l'observation de Ric... Berthe, (obs. 7) qui ne travaillait que quatre iours par semaine et ne se plaignait de troubles digestifs que pendant les deux derniers jours de travail ; pendant ses trois jours de repos, elle ne souffrait uullement.

Enfin, un symptôme est beaucoup plus rarement noté : c'est la diarrhée : cela est d’ailleurs assez surprenant si l'on pense que c'est, en effet, un symptôme d'observation courante au cours des leucémies traitées par ingestion de benzol.

Au total, on voit que ces symptômes fonctionnels n'ont rien de bien caractéristique : tantôt légers et isolés, ils peuvent se grouper et s'intensifier pour réaliser un véritable syndrome digestif. A l’opposé, ils peuvent faire complètement défaut. Insistons, en tous cas, sur le fait qu’on ne peut passe baser sur eux

pour préjuger de la gravité des lésions gastriques.

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