PETER
rien de spécial; ce sont les mêmes que celles qu'on rencontre chez des sujets quelconques.
C'est ainsi qu'on peut observer une gastrite de moyenne intensité {obs. 29), avec inflammation de la muqueuse gastrique, qui est plus colorée que normalement, légère turgescence et étalement des plis, aspect œdémateux plus ou moins généralisé.
Dans un autre cas,la gastrite est plus intense (obs. 30), la muqueuse est plus enflammée et ilexiste des dépôts pultacés.
On observe également (obs. 31, 32, 33) des gastrites mamelonnées banales : elles sont identiques à celles qu'on rencontre chez des malades indemnes de toute intoxication benzolique. À ces lésions anciennes de gastrite mamelonnée, peut se surajouter (obs. 30) un processus récent, caractérisé par un œdème du fer à cheval antral et des érosions ponctiformes de la face postérieure.
La formule sanguine de ces malades ne présente, rappelons-le, aucune modification particulière. Banale dans leur symptôme comme dans leur évolution, généralement bénigne, rien ne noûs paraît permettre de leur assigner d'individualité. Rien non plus, si ce n’est la notion professionnelle, ne nous paraît plaider en faveur de leur origine benzolique.
Enfin, dans un cas nous avons eu affaire à une gastrite atrophique diffuse {obs. 35). Identique à celles que l’on observe chez les sujets non soumis à l’intoxication benzolique, nous pouvons nous demander s’il
ne s’agit pas là d’une coïncidence. Elle ne s’accom-
IR): "Re
pagnait d’aucun trouble fonctionnel ni d’anémie. La seule modification sanguine était un allongement du temps de saignement à 71. Il est curieux de constater qu’elle fut une découverte de gastroscopie que nous fimes pratiquer sur la demande du malade.