‹ L'estomac dans l'intoxication benzoliqueChapitre 44 sur 47 · B) MALADES PRÉSENTANT UNE HÉMOPATHIE · texte numérisé non relu

B) MALADES PRÉSENTANT UNE HÉMOPATHIE

Nous trouvons, parmi eux, trois cas d’anémie benzo-

lique simple et trois cas d'anémo-leucose,

Anémies simples :

L'observation 26 est celle d’une malade, anémique depuis deux mois, se plaignant de quelques troubles gastriques et dont l’estomac se montra normal à la gastroscopie. Il s'agissait d’une anémie légère, hypochrome, s’accompagnant d’une légère polynucléose.

Dans l'observation 28, il s’agit également d’une malade légèrement anémique depuis quelques mois, qui présentait des troubles liés à son anémie, d'une part, et d’autre part, quelques vagues troubles digestifs. A la gastroscopie, l'estomac se montre le siège d’une gastrite diffuse légère, qui régresse rapidement d’ailleurs, puisque deux mois après, la muqueuse est redevenue absolument normale. En même temps l’anémie se répare. Dans ce cas, la formule sanguine correspondant à la première gastroscopie ne montre pas de polynucléose : mais deux mois après, la formule leucocytaire montre une leucocytose avec poly-

nucléose.

PC

Enfin, dans l’observation 30, l’anémie est ancienne et réparée au moment où l'on fait l'examen gastroscopique. Les lésions gastriques se traduisent par un aspect craquelé de la petite courbure, des dépôts pultacés et des érosions de la face postérieure du fundus. La numération leucocytaire, au moment de ce premier examen montre une leucocytose sans polynucléose. Deux mois après, l'amélioration gastrique constatée à la gastroscopie, s'accompagne d’une diminution de la leucocytose.

Anémo-leucoses : Des trois malades atteints d’anémoleucoses, deux (obs. 36 et 37) présentent une gastrite atrophique. L'une a passé inaperçue à la gastroscopie (ob. 36), l’autre a été vue à la gastroscopie : dans ce cas, l’anémie était très marquée et s'accompagnait de leucopénie avec neutropénie ; on notait, en outre, un allongement du temps de saignement à 25°.

Dans la troisième observation (obs. 27), l’estomac est normal à la gastroscopie et à l'examen anatomique.

Partant des données de la clinique, on peut, ainsi que l’a suggéré le DT François Mourier, établir une classification des troubles gastriques benzoliques en les distinguant d’après leur symptomatologie fonctionnelle.

En effet, l'analyse des accidents cliniques permet de reconnaître plusieurs syndromes ; les dyspeptiques purs, les neuro-dÿspeptiques, les nerveux, les anémiques.

Les dyspepliques purs. — Nous rangeons sous ce vocable les malades ne présentant que des accidents digestifs : brülures, pesanteurs, crampes, pyrosis,, les vomisseurs ressortissant aux neuro-dyspeptiques ou aux nerveux.

Les dyspeptiques purs comprennent peu de cas. L'un d’entre eux se détache nettement par son allure de tous les autres cas, il existait des douleurs précoces et du pyrosis depuis 18 mois. La gastroscopie montra chez lui un petit estomac hypertonique sans aucune atrophie de la muqueuse. Celle-ci était fragile, ecchymotique, avec des aires de leucogastrie. A noter que, chez ce malade, le signe du lacet était faiblement positif. Dans 4 autres cas, les douleurs existaient depuis deux ou trois mois seulement : brû-

lures, pesanteurs, crampes, survenant de façon plus

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