HISTORIQUE
En 1883 paraissait, dans la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, une communication sur la « Parésie analgésique à panaris des extrémités supérieures ». |
Elle était signée du nom de Morvan.
Ancien étudiant de l'Ecole de médecine navale de Brest, interne des hôpitaux de Paris (1843), Morvan était un modeste praticien, établi dans sa petite ville natale, à Lannilis (Finistère). AA
Mis en présence d’un cas de paréso-analgésie, il nous décrit ce nouveau syndrome clinique caractérisé surtout par la présence de panaris s’accompagnant d'indolence et de parésie.
« Le premier cas, nous dit Morvan (), remonte loin dans nos souvenirs. Il y a de cela vingt-cinq à trente ans. C'était un homme de 60 ans qui se présentait avec un panaris à l’un des doigts de la main. La main et tout l’avant-bras étaient enflés. Nous constatons la nécrose de la phalange unguéale et lui . proposons de pratiquer une incision pour arriver à l’extraction. Et comme le malade n’acceptait qu'avec un entrain modéré, nous ajoutons que l’incision serait comme un éclair, qu'il n'aurait pas le temps de souffrir. Nous procédons à l’incision qui fut une assez large entaille. Quelle ne fut pas notre surprise de voir le calme de ce brave homme, qui, à nos yeux, n’était pas précisément un héros, et qui, cependant, n'avait pas sourcillé! Pas une plainte! Il eût été de bois qu'il n’en eût pas été autrement. C’est qu'il n'avait pas souffert, mais
(1)-Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 31. août, 1883, p. 580