‹ L'État Actuel de la Question du LuxembourgChapitre 11 sur 45 · V.— Le LuxemBourG DE 1870 a · texte numérisé non relu

V.— Le LuxemBourG DE 1870 a

La guerre franco-allemande offrit bientôt aux Luxembourgeois une nouvelle occasion de témoigner de quel côté ‘allaient leurs préférences.

Tout en respectant loyalement la neutralité, ils manifestèrent à maintes reprises léurs sympathies pour la cause française, soit dans la presse, soit par leur participation généreuse à la souscription ouverte pour la libération du territoire français.

La Prusse qui supportait mal d’avoir été obligée d'évacuer le Luxembourg se plaignait amèrement de voir le Grand Duché, dont elle affectait de s'appeler la « mère patrie », montrer de l'amitié pour « l’ennemi héréditaire ». Fidèle à sa méthode de duplicité, Bismarck invoquait des prétextes mensongers et des faits imaginaires pour prétendre que le Luxembourg avait violé sa neutralité et dégagé, par cela même, la Prusse de son obligation de la respecter. La suite des événements militaires le dispensa, d’ailleurs, d'exécuter cette menace d'occupation.

Mais il fit payer au Luxembourg son attitude francophile en faisant attribuer à l'Allemagne l’administration des prineipaux chemins de fer luxembourgeois.

En 1857, la Société Guillaume-Luxembourg, concessionnaire des lignes d'intérêt stratégique du Grand-Duché, les avait affermées, avec le consentement du gouvernement, à la Compagnie française des Chemins de fer de l'Est et le bail avait été renouvelé en 1868. |

Sans consultation préalable des intéressés, ni de la Société Guillaume-Luxembourg, ni de la Compagnie de l'Est, ni du

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