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C. — PAR QUELLES VOIES FAUT-IL INJECTER LE SÉRUM

L'accord est loin d’être fait sur ce point. Chacune des voies d’introduction a ses partisans, chacune a ses succès et ses échecs.

Des tentatives d’injection par VOIE INTRACÉRÉBRALE après trépanation ont été pratiquées au cours de tétanos humains particulièrement graves. Cette méthode, qui expose à des accidents extrêmement graves de shock, parfois même mortels, est pratiquement abandonnée.

LA VOIE INTRARACHIDIENNE est celle à laquelle, pour les cas graves, se rallient beaucoup d’auteurs.

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Lors de la discussion à la Société de Pédiatrie de Paris, en 1922, la plupart des auteurs s’étaient montré hostiles à cette technique. Mais depuis les travaux et les observations de Durour et de ses élèves, qui la pratiquent sous anesthésie générale, la sérothérapie intrarachidienne a reconquis droit de cité.

Elle a cependant de nombreux détracteurs. On a rapporté des cas de méningite sérique rapidement mortels. L’action irritante du sérum sur les méninges n’est pas douteuse : DoPTER, dans le livre qu’il a consacré à la méningite cérébrospinale, y a particulièrement insisté. De plus, il est indéniable que cette méthode n’est pas toujours praticable : combien de praticiens se trouveraient hésitants et même désarmés s’il leur fallait une ou deux fois par jour recourir à une rachicentèse sur un malade en opisthotonos complet. La chloroformisation n’est pas à la portée de tous, dans les campagnes spécialement, et nous ne croyons pas que sans elle on puisse arriver à utiliser fréquemment la voie rachidienne. (V. AUDIBERT) (2).

LA VOIE INTRAVEINEUSE comporte des dangers redoutables de nature anaphylactique. Beaucoup d’auteurs : TIxXIER, CARNOT (52), PHILIBERT (50) la rejettent comme dangereuse. D’autres au contraire lui restent fidèles. Rappelons qu’il faut injecter du sérum tiédi, dilué ou non (LEHMANN, Concours Médical, 7 août 1932), pousser l’injection très lentement et interrompre au moindre signe d’intolérance.

LA VOIE INTRAMUSCULAIRE a été utilisée par LABBÉ et ESCALIER (30), V. AUDIBERT (2), GUILLAIN et DE SÈZE (27). Elle est employée de façon constante associée à la voie sous-cutanée.

LA VOIE SOUS-CUTANÉE présente le double avantage d’être la moins dangereuse (TIxIER et DE SÈZE) (61) et

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