AO TES
Le 19: Tétanos complètement guéri.
Température 37°3 ; pouls 80.
Le 20 : Température 37°8.
Le 21 : Œdème douloureux au niveau des reins. Oligurie.
Température 37°4.
Le 23 : souffre encore des reins. Soulagée par ventouses.
Température 37°4.
Le 28 : urines abondantes et normales, plus d’œdème.
La malade se sent bien. Température normale, Sort guérie.
En résumé : tétanos généralisé de moyenne intensité, consécutif à une chute de bicyclette survenue le 20 août, chez une femme de 44 ans.
Début le 2 septembre, soit 12 jours après la blessure.
Traitement commencé le 5, troisième jour de la maladie : 1.175 cc. de sérum en 10 jours, dont 300 cc. en sous-cutanée et intra-musculaire, en 2 fois, le deuxième et le troisième jours, sous anesthésie générale au chloroforme. Réaction sérique locale le septième jour du traitement, arthralgies du dixième au quatorzième jour.
Guérison en trois semaines.
OBSERVATION II (Inédite)
M. C.. Arthur, âgé de 57 ans, exerçant la profession de serrurier, est blessé le 11 août 1932 : écrasement et désarticulation phalango-phalangienne du gros orteil gauche. Le malade est hospitalisé à l'Hôpital civil de Reims, service de chirurgie.
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Le 19 août : le malade a de la difficulté à ouvrir la bouche. Ce trismus s’accentue rapidement. Le diagnostic de tétanos est posé et le malade passe au service de isolement.
Il reçoit le 19 : 70 + 30 cc. de sérum antitétanique par voie sous-cutanée. Température 38°8.
Le 21: reçoit 150 cc. de sérum en sous-cutanée et 5 cc. de somnifère en intraveineuse.
Le 22 : trismus très marqué permettant difficilement l’ingestion des liquides, raideur de la nuque et du cou. Opisthotonos (le malade ne peut s’asseoir). Le ventre est dur et ballonné. Les réflexes normaux. Selles et urines normales. Pas de sucre ni albumine. Température 37°6; pouls 64.
On procède à une anesthésie au chloroforme d’une durée d’une demi-heure et on lui injecte 150 cc. de sérum + 250 cc. de sérum glucosé et 5 cc. de somnifène.
Le 23 : a eu 2 crises dans la journée. Trismus persiste. Le malade a bien dormi. Cou plus raide. Urines abondantes.
Pas de selles. Température à 37°6; pouls 90; dosage urée sanguine 0 gr. 38.
Anesthésie au chloroforme une demi-heure et injection de 150 cc. de sérum en sous-cutanée.
Le 24 : le malade a dormi. Pas de crises paroxistiques mais le trismus ne diminue pas.
Urines foncées. Pas de selles. Température 38°; pouls 84. Anesthésie une demi-heure au chloroforme et injection de 150 cc. de sérum.
Le 25 : pas de crise véritable. Les contractures régressent, le trismus persiste. Le malade se sent mieux. Grands placards d’urticaire sur les cuisses et le ventre: réaction sérique.
Température à 38°; pouls 80.
Anesthésie au chloroforme une demi-heure : 150 cc. sérum et 5 cc. d'huile camphrée.
Le 26 : au réveil, température 40°4. Le trismus a dis-
paru, mais le malade est dans un état comateux avec respiration stertoreuse.
Les placards urticariens se sont étendus.
L’auscultation révèle de gros râles humides de bronchite (cataplasmes, enveloppements sinapisés).
La température monie à 41°5, puis à 42°. Pouls petit, rapide, mal frappé.
Le malade meurt à 16 h. 45 sans être sorti de sa torpeur.
L’autopsie n’a pu être faite.
En résumé : tétanos généralisé sévère chez un serrurier de 57 ans qui a eu le gros orteil gauche écrasé le 11 août.
Début le 19 août, soit 8 jours après.
Traitement commencé le jour même et poursuivi intensivement par voie sous-cutanée et intra-musculaire ; 850 cc. en 7 jours avec anesthésie générale au chloroforme d’une durée de 30 minutes, du troisième au septième jour de la maladie.
Médication associée : somnifène intra-veineux (10 cc.), sérum glucosé.
Le malade, qui allait mieux le 25, présentant seulement une petite réaction sérique, meurt le 26 à 16 h. 45. L’autopsie a été refusée par la famille.
OBSERVATION III (Inédite)
Mme Lucie L..., âgée de 81 ans, vigneronne, sujette aux bronchites.
Fait une chute dans un couloir le 4 août 1932 : plaie frontale se refermant en 3 ou 4 jours.
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Depuis le 12, la malade se plaint de fourmillement dans la joue droite et de contractures qui vont en augmentant.
Le 20 août : entre dans le service. Pouls à 30. Température 37°8.
Les contractures ont gagné toute la face et le cou; trismus gênant l’ingestion des aliments solides, permettant absorption des liquides.
Pas de contractures généralisées, pas de crises cloniques douloureuses, réflexes normaux. Insomnie complète.
Regçoit en 2 fois 40 cc., 100 cc. de sérum, ainsi que 5 cc. de somnifène.
Destruction du foyer d’infection au thermocautère.
Le 21 : se sent bien, peut s’asseoir.
Urines nettement diminuées : traces de sucre, pas d’albumine .
100 cc. de sérum.
Le 22 : trismus persiste, courbatures.
Urines rares, pas de selles depuis son arrivée, a dormi sans hypnotique.
Température 37°4 ; pouls 60. Sérum glucosé 250 cc.
100 cc. de sérum (50 en S$. C., 50 en I. M.).
Le 23 : malade fatiguée ; trismus et contractures augmentent, gagnent les muscles lombaires.
Urines moins rares : foncées.
Pas de selles.
Température 37°5 ; pouls 84.
Urée sanguine : 0 gr. 40.
5 cc. de somnifène.
150 cc. de sérum.
250 cc. de sérum glucosé.
Le 24 : insomnie complète, douleurs lombaires, petites crises de contractures.
Urines rares. Lavement donne selles abondantes.
5 ce. de somnifène.
‘150 cc. de sérum,
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Le 25 : trismus moins intense, contractures diminuent, oligurie persiste, la malade somnole.
Température 37°7 ; pouls 90.
Somnifène 5 cc. Sérum 150 cc.
Sérum glucosé 250 cc.
Le 26 : le trismus a disparu. Somnolence continue sans perte de connaissance (malade répond quand on l’interroge).
Réaction sérique aux points d'injection du sérum.
Température 38°3 ; pouls 52.
75 cc. de sérum. Huile camphrée 10 cc.
Le 27 : le trismus continue à s’améliorer, la torpeur diminue. Réaction sérique locale. Selles nombreuses et liquides.
Température 38°5 ; pouls 95.
Pas de S. A. T. Sérum glucosé 250 cc.
Le 28 : malade fatiguée.
Température 38° ; pouls 95.
Sédol. Sérum glucosé 250 ce., 110 cc.
Le 29 : la malade se sont mieux. Le trismus persiste, douleur aiguë au niveau de l’art. temporo-maxillaire ; œdème de la parotide.
Sédol. Huile camphrée 5 ce.
50 cc. de sérum.
Le 30 : le mieux s’accentue.
Le trismus régresse (possibilité de placer l’ouvre-bouche sans déclencher de crise).
La malade repose mieux, s’alimente.
Urines plus abondantes.
Température 38° ; pouls 84.
Sédol. Huile camphrée 5 cc.
Le 31 : l’état général s’améliore. On cesse le sérum.
Température 37°7 ; pouls 80.
Le 3 septembre : reçoit encore 50 ce. de sérum.
Le 17 : quitte le service complètement guérie.
En résumé : fétanos de moyenne intensité, consécutif à une plaie frontale (chute dans un couloir) chez une vigneronne de 81 ans, survenue le 4 août 1932.
Début le 17, soit 13 jours après la blessure.
Traitement commencé le 20 : sérothérapie sous-cutanée et intra-musculaire, continuée jusqu’au 3 septembre. Au total : 985 cc. en 14 jours.
Urée sanguine : 0 gr. 40.
Légère réaction sérique locale.
Traitement complémentaire : somnifène par voie sous-cutanée (20 cc.), sérum glucosé (1.250 cc.).
Guérison acquise le 4 septembre, soit le quinzième jour de la maladie.
OBSERVATION IV (Inédite)
Mme L.…., âgée de 42 ans, ménagère à Rilly-la-Montagne, ayant eu un rhumatisme articulaire aigu à 11 ans avec atteinte endocarditique.
Vers le 28 septembre 1932, s’est enfoncée dans le pied une épine de groseillier. Une partie de l’épine doit être restée sous l’épiderme, faisant une tache noire avec léger amas de pus autour. La plaie a saigné et a été désinfectée à la teinture d’iode.
Le 7 octobre : la malade va consulter un médecin.
Elle présente du trismus, de la raideur musculaire du cou et du dos, des contractures. Le diagnostic de tétanos est posé. La malade est envoyée à l’hôpital civil de Reims, où elle est admise service de l’Isolement.
Elle reçoit à son arrivée une injection de 100 cc. de sérum purifié sous chloroforme (20 minutes).
Le 8 : la malade se sent mieux, le trismus est moins
intense (elle a pu absorber du bouillon). La raideur des muscles du cou est diminuée. La douleur dorsale disparue. Plus de contracture, aucune crise clonique douloureuse.
Température 38°1 ; pouls 100.
100 cc. de sérum purifié, anesthésie au chlore de 20 minutes.
Le 9 : contractures. La malade ne peut se plier ni se tourner dans son lit comme la veille, raideur de la nuque, du cou et des jambes, seuls les bras sont souples.
150 cc. de sérum. Chloroforme 20’.
Somnifène 2 cc.
Le 10 : trismus marqué. Opisthotonos.
Urines rares, pas de selles.
Température 37°5 ; pouls 92.
150 cc. de sérum. Chloroforme 20’.
Le 11 : les contractures s’exagèrent. Les crises se multiplient. La malade souffre.
Une première injection intra-musculaire ne la calme pas.
Deuxième injection de somnifène à 1 h. du matin.
Température 38°2 ; pouls 110.
150 cc. de sérum. Chloroforme.
Le 12 : état de torpeur, elle comprend les questions mais n’y répond pas. Contractures persistent.
S’alimente d’un peu de liquide.
150 cc. de sérum sans chloroforme.
7 cc. de somnifène intra-musculaire.
Urines rares, foncées (pas d’albumine).
Température 37° ; pouls 76.
La 13 : la malade a passé une très mauvaise nuit malgré 2 cc. de somnifène intra-veineux à 23 h. et 2 cc. intramusculaire à 4 h. du matin et 4 cuillerées à café de chloral.
Les crises sont plus rares mais très douloureuses, souffre surtout de la jambe droite (plaie).