‹ L'État de la Pupille dans le Syndrome de BasedowChapitre 12 sur 17 · CT · texte numérisé non relu

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Nicolas (1). Lorsqu'au contraire, il croyait enlever les parathyroïdes, il ne prenait que les externes et laissait subsister les internes. Et en effet, l'ablation de la glande thyroïde seule chez de jeunes animaux produit des accidents semblables à ceux du myxœdème ; au contraire, l’ablation des quatre parathyroïdes internes et externes détermine la mort au milieu d'accidents convulsiis et mortels. Les accidents attribués autretois à la thyroïdectomie relèvent en réalité de la parathyroïdectomie. En résumé, l'insuffisance parathyroïdienne donne naissance à des phénomènes analogues à ceux observés dans la maladie de Basedow, tandis que l'imsulfisance thyroïdienne est l’origine du myxœdème. La confirmation de cette théorie serait faite par les succès obtenus par la médication thyroïdienne.

Telles sont les différentes théories qui ont été proposées pour expliquer l'apparition du syndrôme de Basedow. Il est assez difficile actuellement de choisir lune d'elles pour expliquer complètement tous les faits observés. Il semble pourtant qu'on peut mettre à part un certain nombre d'observations qui ont donné lieu à un tableau rappelant d'assez près la symptomatologie basedowienne : tel le cas de Widal et Abrami, où, sous l’influence d’une inflammation aiguë du corps thyroïde, étaient apparus des troubles sympathiques ; tel, aussi, celui de ces malades chez lesquels se développe une tu-

(1) Nicoras. Bull. de la Soc. des Se, Nancy, NV. p. 13, 3 mai 1893.

67 = meur du corps thyroïde pouvant donner lieu aux mêmes troubles par compression.

En ce qui concerne l'état de la pupille qui nous intéresse plus particulièrement, nous avons éssayé de montrer combien la rareté des troubles pupillaires et surtout l'observation de Sainton et Rathery avec mydriase à bascule s'expliquaient mal en ne faisant intervenir que la théorie sympathique seule. La théorie hyperthyroïdienne, au contraire, par l'intoxication générale qu’elle accuse, semble mieux s’accorder avec les faits que nous avons rapportés. En tous cas, nous avons cherché a mettre en évidence la pénurie actuelle de renseignements précis concernant l’état de la pupille dans le syndrôme de Basedow. Peut-être des observations systématiques sur ce point nous donneront-elles des données plus précises.

MM. Poulard et Sainton ont tout récemment (novembre 1908) recherché l’action sur la pupille des liquides thyroïdien et parathyroïdien mis directement en contact avec l'œil. Il est encore impossible de donner sur cette question des renseignements définitifs. De nouvelles recherches devront être faites à ce sujet.

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