‹ L'État de la Pupille dans le Syndrome de BasedowChapitre 4 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

S'il existe de très nombreux travaux concernant le goître exophtalmique, il est une catégorie de symptômes, pourtant bien intéressants qui n’a encore été l’objet d’aucune recherche spéciale : nous voulons parler de l'état de la pupille.

Les auteurs des différentes théories pathogéniques, essayant d'expliquer tour à tour l'apparition du syndrôme de Basedow, se sont bien préoccupés de mettre d'accord les auteurs classiques avec leurs opinions: personne encore n’a recherché systématiquement l'état des pupilles dans la maladie de Graves. Et pourtant les descriptions sont quelquefois contradictoires lorsque l'on compare l'opinion de Luton (1), affirmant que la pupille est le plus souvent contractée, à celle de Rendu (2), constatant ordinairement une pupille un peu di-

latée. $

(1) Luron Alfred. Dictionnaire Jaccoud, 1872. Goître exoph-

talmique, t. XVI, p. 500.

(2) Renou. Dictionnaire Dechambre, 1883. Goître exophtal-

mique, t. IX, p. 567 et suiv.

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Ces divergences cliniques avaient frappé M. Paul Sainton, qui nous pria de faire des recherches à ce sujet afin de voir comment et de quelle façon les pupilles pouvaient être modifiées dans le syndrôme de Basedow. C'est leur résultat que nous exposerons dans la première partie de ce travail. Avant de conclure, nous essayerons de voir comment on peut les interprêter.

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