HISTORIQUE
L'historique du goître exophtalmique a été fait bien souvent: Renpu (1) surtout, dans son article du Dicttonnaire Dechambre, a bien montré la part qui revenait à chacun des auteurs dans la description de ce syndrôme.
Nous ne chercherons pas à refaire une fois de plus ce que d’autres ont si bien fait avant nous et nous ne nous occuperons dans ce travail que de l'historique concer nant l'état de la pupille. C'est la relation des opinions qui se sont succédé à ce sujet que nous nous proposons d’esquisser.
GRAVES (2) et Basepow (3) ne notent absolument rien sur l’état des pupilles de leurs malaces.
Caarcor (4) est le premier qui se soit occupé de la question. Dans son mémoire, adressé à la Société de biologie, il signale que l'exophtalmie ne s'accompagne le plus souvent d'aucune modification pupillaire.
A la suite de ce mémoire, parurent de nombreuses
(1) RENDU, Loc. cit.
(2) Graves R. Leçons de clinique médicale, traduction JaccoUD, 1863, t. II, p. 297.
(3) Basenow. Caaspers Woch., 1840.
(4) CHarcOT, mémoire lu én mai 1856 à la Société de Biologie, Gaz. méd. de Paris, 1856, p. 600.
études sur la maladie de Graves : L. Gros (1), écrit que l'exophtalmie ne s'accompagne d'aucun trouble de la vision et que la pupille reste mobile.
GILDMEESTER (2) signale la pupille dilatée au début, rétrécie plus tard. DE GRÆFrE (3) remarque que sur 200 cas, il n'a jamais vu la pupille dilatée chez les malades ne présentant pas en même temps une certaine myopie. Luton (4) affirme que la pupille est le plus souvent con-. tractée. |
TroussEeau (5) décrit chez un basedowien un trouble pupillaire de l’accomodation à la distance. Chez ce malade on trouve du myosis lorsque l'accommodation se fait pour l'infini et de la mydriase lorsque l'accommodation se fait pour un objet rapproché.
W. Hammoxp (6) a observé le plus souvent les .pupilles normales, quelquefois anormalement dass Jamais contractées.
JaccouD (7) combattant la théorie de l'excitation du
centre cilio-spinal, trouve également qe les pupilles sont le plus souvent normales mais qu'au contraire,
(1) D' L. Gros. De la maladie de Graves, 1862, p
(2) GILpMEEsTER. AUlg. Wired. med. Zeith ge 9 fee
(3) De GRærE. Deutsch. Klin. Wochenschrift, 1864, p. 158.
(4) Luron Alfred. Dictionnaire Jaccoud, loc. cit.
(5) TRoussEAU. Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu. Du gottre exophtalmique ow maladie de Graves, & édition 1877, t. II, p. 551 et suiv.
(6) W. Hammonn (New-York). l'raité des maladies de Système nerveux, édition française 1879, p. 949.
(7) S. Jaccounr. Traité de pathologie interne,6* édition,1879, p. 803.
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le rétrécissement est le tr ouble ordinaire, la dilatati lion la condition la plus rare.
- Rexou (1), synthétisant les observations des différents malades qu'il a soignés, émet une hypothèse que nous verrons cliniquement s’accorder avec les faits: pour lui, le diamètre est le plus souvent normal ; la mydriase se voit chez les malades dont le teint est pâle et qui présentent des symptômes d'anémie : inversement, il n’a jamais’ observé de myosis que chez deux sujets qui, pendant les paroxysmes.avaient la conjonctive injectée, la face très vultueuse. Pourtant la contraction pupillaire n'approchait pas de ce qu'elle est sous l'influence de l'oprum ou de l'éserine.
Pour EurexBurG (2), la pupille serait normale dans immense majorité des cas : lorsque la dilatation pupillaire existe, elle est due à la myopie des sujets. Au contraire, on observe des phénomènes plus ou moins accentués de ce côté dans le cas où il y a névrose du grand sympathique cervical, secondaire à une tumeur primitive du cou; alors l'exophtalmie est, en général, unilatérale et peu développée.
Ercnnorsr (3), sur 8 cas observés par lui, donne l'énorme proportion de trois rétrécissements et de deux. dilatations.
(1) Renpu. Dictionnaire Dechambre, loc. cit.
(2) EuLENBURG. Berliner Klin. Wochenschrift, T -Janvier 1889, n°1. ARE
(3) EICHHORST (Han), Traité de pathologie interne et de thérapeutique, Zürich, traduit‘de l’édition allemande; 4889, t. I, Goître exophtalmique, p. 214.
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Moegits (1) croit que les anomalies des pupilles et de l'accommodätion n'appartiennent pas aux signes de la maladie de Basedow. Lorsqu'il n'y a pas de complications particulières, les pupilles sont normales ou dilatées, mais égales et réagissent facilement.
Paur SAINTON (2) signale la pupille presque toujours
normale quoique la dilatation ait été observée. LETIEN- NE (3) note que la dilatation pupillaire est égale des deux côtés. Pour Hirr (4), la pupille est complètement intacte. Dupuy (5) soutient que la pupille souvent dilatée peut aussi être normale et souvent rétrécie. Gay- ME (6) explique que la rareté de la dilatation pupillaire ne peut être opposée à la théorie de l'excitation du sympathique. Vires (7), signale pour la première fois la possibilité de l'inégalité pupillaire. Duraroy (8) écrit : « La musculature interne de l'œil qui comprend le muscle ciliaire et les fibres radiées ou circulaires de l'iris, et
(1) Mæsius. Deutsche Zeitschrift f. Nervenheilkunde, 1891, t. I, p. 408. Ueber die Basedow’che Krankheit.
(2) Paul Sarnron. 7'raité de médecine et de thérapeutique Brouardel et Gilbert, 1902. Goître exophtalmique, +. À, p. 640.
(3) LETIENNE A. Manuel de médecine Debove et Achard, 1894, t. IV, p. 393.
(4) Louis Hirr. Pathologie et thérapeutique des maladies © du système nerveux, Breslau, édition française, p. 1929.
(5) Dupuy. 7h. Lyon, 1897. Contribution à l’étude pathogénique du goître exophtalmique, p. 41.
(6) L. Gavme. 7'h. Paris, 1898, Essai sur la maladie de Basedow, p. 45.
(7) Dreuraroy. Manuel de pathologie interne, 13° édit. 1901, tale D era
(8) VirEs. Leçons de clinique médicale, 1900, p. 10.
qui préside à l'accommodalion et aux mouvements de dilatation et de resserrement de la pupille, celte musculature interne est respectée dans la Pur de SE
dow. »__ Rede ce | Fe 2 Boux (1 }, soutient que les pupilles conservent leur diamètre physiologique; quand on l'a trouvé modifié, c'était | sans règle, tantôt augmenté, tantôt diminué. ee SPERNE
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