‹ L'État de la Pupille dans le Syndrome de BasedowChapitre 7 sur 17 · SITE · texte numérisé non relu

SITE

en HiSant cependant des réserves marquées, à copsi- -

dérer tous ces Cas COMME présentant, la plupart tout au moins, des pupilles : normales. = Fe

RE DS $ Tr

Dans le syndrome de Basedow, les pupilles peuvent être: PE E

1° Normales et égales des deux côtés :

2° Dilatées également des deux côtés ; ECS : Rétrécies également des deux côtés ; s a +R 4.

° Dilatées au début de la maladie, puis rétrécies 2 SAME :

6° Enfin, Fr et à bascule comme dans le cas

“unique que nous aurons à étudier. el 0 ! Le

Syndrôme de Baäsedow avec pupilles normales et égales des deux côtés.

C'est le fait le plus général ; dans les observations que nous avons recueillies, l’état des pupilles est noté normal 49 fois. En ajoutant à ce nombre, avec les réserves que nous avons faites, 276 cas où 1l n'y a rien de spécifié sur l'iris, nous arrivons à avoir ainsi 325 malades présentant des pupilles normales sur un total de 378. Nous n’analyserons pas ces différents cas qui comprennent la presque totalité des observalions que nous avons réunies et nous conclurons en disant que dans le syndrôme de Basedow, les pupilles sont ordinairement normales el égales des deux côtés, soit dans une proportion de 86 0/0 des cas.

M. Paul Samnton, notant systématiquement l'état des pupilles chez les Basedowiens qu'il a examinés, les a trouvées 28 fois normales sur 29 cas, soit dans une proportion de 96 0/0.

Syndrôme de Basedow .

avec pupilles dilatées également des deux côtés.

Dans nos recherches, nous avons noté 26 fois les pupilles dilatées, au cours du syndrôme de Basedow. C’est, en effet, le trouble pupillaire le plus fréquent que l'on constate.

Il est pourtant une observation que nous devons d’abord éliminer.

OBsERvATION [. — Femme âgée de 20 ans, alleinte de goi tre bilatéral avec pouls à 120.

(Morezz-Mackexsie. Transactions of the clinical Soctely, London, 1868. Traduction du D' Marrix, obs. XVIIE, in thèse Boeleau, Paris, 1892.)

On avait donné à cette malade quinze gouttes de teinture de digitale toutes les 4 heures et on constata le lendemain, en même temps que la dilatation des pupilles, quelques autres signes de l'intoxication par la digitale.

Il nous reste 25 autres observalions de malades que

nous résumerons succinctement :

Q ac

Oùs. Il. — Femme de 37 ans, anémique. Exophtalmie as-

sez marquée apparue depuis cinq ans. Signe de de Græfe. Pas de signe de Stellwag. Pupilles dilulées. Goître apparu également depuis cinq ans. Palpitations. Pouls à 120. Tremblement marqué aux doigts. Dyspnée. Anorexie. Métrorra gies. Agitation surtout marquée la nuit.

(A. Le Fizrratre, Th. Paris, 1900. Obs. XIIT, p. 134.)

O8s II. — Femme de 47 ans. Exophtalmie symétrique très accusée, Dilalation considérable de la pupille égale des deux côtés. Goître symétrique datant de 22 ans. Diminution nolable de l'acuilé visuelle. Tremblement des mains à Poccasion du mouvement, Palpitations très pénibles. Insomnie. Anorexie. Oppression considérable.

(Japgoucay in BerxouD. Bull. Méd., 16 décembre 1897.)

Ogs IV. — Femme, 30 ans, malade depuis deux mois. Exophtalmie surtout prononcée à gauche. Pupilles dilatées. Hypertrophie du corps thyroïde surtout marquée à droite. Voix altérée. Tremblement aux membres supérieurs.

(Jonnesco, in Thèse Balus, Bukarest, 1898.)

Ogs. V. — Femme, 30 ans, malade depuis neuf ans. Exophtalmie assez considérable, Larmoiement assez intense. Pupilles dilatées. Corps thyroïde augmenté surtout à droite. Pouls à 130. Palpitations. Accès de suffocalion, Tremblement généralisé. Chaleur et sucurs au visage et au thorax. Diarrhée. Caractère irritable.

(Joxxesco, in Thèse Balus.)

Os. VI. — Femme, 29 ans, malade depuis un an. Exorbilisme très prononcé. Vue normale. Pupilles très dilatées. Corps thyroïde un peu hypertrophié surtout à droite, Tachycardie presque nulle (70 à 80 pulsations). Tremblement

LRQ) CRE datant de trois mois. Anorexie et amaigrissement. Diarrhée.

(GirarD Marcuanr et Agapie. Presse Méd., 3 juillet 1897.)

Ogs VIT. — Femme, 22 ans, malade depuis un an. Exophtalmie. Augmentation de la fente palpébrale mais pas de signe de Mœbius ni de signe de Græfe. Larmoiement, Faligue rapide de la vue. Hypertrophie du corps thyroïde surtout marquée à droite avec souffle vasculaire, Pulsæ tons à 96. Tremblement très net du membre supérieur. Diarrhée caractéristique. Aménorrhée depuis trois mois.

(GÉrarD Maromanr, in Thèse Herbet, Paris, 1900, observaüon XXXI.)

Ors VIII. — Femme, 24 ans, anémique. Exophtalmie légère. Signe de Mœbius. Pas de signe de Stellwag, mais parfois difficulté pour fermer les paupières. Pupilles un peu dilatées. La vue a baissé un peu. Tremblement surtout marqué au membre supérieur. Tachycardie: pouls à 170. Hypertrophie thyroïdienne médiane très légère.

(Jagouray, in Thèse Herbet, Paris, 1900, obs. XXXVIL.)

Os. IX. -- Jeune fille 14 ans. Exophtalmie légère. Pupilles très dilalées. Vue normale. Visage pâle. Pouls à 138. Tuméfaction thyroïdienne prédominant sur les lobes droit et médian. Raucité de la voix et de la toux. Tirage. (Weinemanx. Inaug. Diss., Berlin, 1886, p. 45, traduction in Thèse G. Barret, Paris, 1901, obs. XXITE.)

Ogs. X. — Fille, 9 ans, nerveuse. Exophtalmie légère remontant à un mois. Signe de Stellwag surtout marqué à gauche. Pas de signe de de Græfe. Pupilles dilatées et égales. Léger degré de myopie. Pas de signe de Mœbius. Visage pâle. Goître apparu brusquement depuis huit jours et

D vo

prédominant sur les lobes droit et médian avec souffle veineux continu, Pouls à 130. Légère hypertrophie du ventricule gauche. Léger tremblement des mains. Epistaxis survenant fréquemment à la suite de fatigues. Ni palpitations, ni dyspnée, Tache cérébrale de Trousseau. Pas de diarrhée. Enfant irrilable et capricieuse. Sommeil agité.

SrEINÉR, 1895, in Thèse G. Barret, Paris, 1901, observa-

tion XXXIIL.)

Oss XI — Fille, 13 ans. Légère exophialmie avec léger degré de lagophtalmie. Pupilles dilatées. Goître très net, apparu il y a cinq mois, avec thrill, battements et souffle continu, Raie vasomotrice très accusée. Transpiration abondante. Parfois dérobement des jambes. Résistance électrique normale. Amaigrissement marqué depuis un mois. Tremblement. Enfant impressionnable, nerveuse. Sommeil agité. Oppression et battements de cœur. Diarrhée séreuse puis incontinence d'urine. Température 38°.

(Zuser. Arch. de méd. des enfants, 1900, n° 10, p. 606.)

Ors. XII. — Garçon, .4 ans et demi. Saillie considérable des globes oculaires, bilatérale et très accentuée, apparue depuis cinq à six mois. Signe de Stellwag. Pupilles dilatées, mais égales. Corps thyroïde augmenté de volume surtout à droite avec battements, frémissement vasculaire et thnill très marqués. Tachycardie très nette : pouls à 160. Légère hypertrophie cardiaque. Tremblement vibraloire peu accentué, Anémie très marquée. Troubles vaso-moteurs très prononcés à la moindre émotion. Enfant impressionnable à l'excès avec périodes d’agitation.

(Varior. Bull. de la Sociélé de Pédiâtrie, juin 1907, p. 197.)

OBs, XIII, — Femme, 42 ans. Amaigrissement marqué.

SE; Can

Teint mat. Exophtalmie très accusée. Pupilles dilatées. Fu-

mélaction du corps thyroïde. Fortes palpitations. Pouls ac-

céléré à 110. Métrorrhagies. Mélancolie avec idées déliran-

tes et impulsions. Sommeil agité,

(Sorsric. Allgemeine Zeitschrift für Psychiâtrie, 1871, traduct. in Thèse Brunet, Paris, 1893, obs. VL.)

Ops. XIV. — Homme, 48 ans, malade depuis six mois, très amaigri. Exophlalmie marquée douloureuse, Signe de Stellwag. ris bleu clair dilaté, Vue normale. Visage rouge congeslionné, avec sensation de chaleur continuelle. Hypertrophie thyroïdienne énorme avec frémissement et souffle systolique. Pouls très rapide, jamais au-dessous de 120. Anorexie. Constipation, Tantôt excitation très grande avec nuits entières sans sommeil, tantôt dépression. Troubles dé la mémoire.

(Geicez, Wurzburger medicinische Zeüschrifl, 1866, traduc-

tion in Thèse Brunet, observation XII.)

Ogs. XV. — Femme, 31 ans, Exophtalmie marquée. Signe de Stellwag. Larmoiement. Pupulles dilalées. Corps thyroïde hypertrophié. Cœur augmenté de volume. Tachycardie. Dyspnée. Anorexie. Excitation très grande avec idées fixes. Sens génésique très développé. Insomnicr. (Borrrcer. Allgeméine Zeitschrift für Psychiâtrie, 1877,

traduction in Thèse Brunet, obs. XVIL.)

Ors. XVI. — Jeune fille, 16 ans. Adénite tuberculeuse. Malade depuis quatre mois. Lymphatique. Exophtalmie assez prononcée. Larmoiement, Insuffisance des droits internes. Signe de de Græfe. Pupilles dilatées. Hypertrophie égale des deux lobes du corps thyroïde avec pulsations systoliques et souffle léger. Tachycardie: 116 pulsations. Trem-

ph

blement caractéristique des membres supérieurs. Sécrétions sudorale et salivaire exagérées. Pas de diarrhée.

(Jonnesco, in Thèse Balus.)

Os. XVIT. — Femme, 37 ans, malade depuis quatre ans. Exophtalmie. Signes de Stellwag et de Ballet, surtout marqués à droite. Photophobie. Larmoiement. Strabisme divergent. Pupilles dilatées. Hypertrophie thyroïdienne surtout marquée à droite avec mouvements d’expansion assez prononcés. Souffle systolique. Cœur augmenté de volume. Tachycardie très prononcée : 120 à 130 pulsations. Température 38°. Mamelons hypertrophiés. Faiblesse des membres supérieurs. Tremblement à oscillations assez rapides aux membres supérieurs et à la tête. Tremblement fibrillaire de la langue. Hyperhydrose de la face, au cou et de la partie supérieure du thorax. Salivation un peu exagérée. Crises de diarrhée. Anorexie. Légers œdèmes des membres inférieurs. Caractère violent, irritable.

(Jonxesco, in Thèse Balus.)

Oss. XVIII. — Femme, âgée de 27 ans, Exophtalmie surtout marquée à droite avec inflammation de la conjonctive et quelques petits ulcères marginaux de la cornée. Pupilles moyennement dilatées. Signe de de Græfe, Tachycardie violente; pouls à 110. Dysménorrhée. Goître très volumineux surtout marqué à droite. Diminution de la vue.

(Mac NauGuwron Jones (de Cork); British med. Journal,19 décembre 1874, Traduction in Thèse Chamberlain, Paris 1894.) |

Os. XVIX. — Femme, âgée de 20 ans, malade depuis quatre ans, à la suite d’une dothiénentérie. Exophtalmie dou-

ble s'accompagnant d'épiphora et de mydriase. Hypertro phie thyroïdienne surtout médiane avec frémissement Systolique. Sueurs abondantes. Pas de diarrhée,

(Thèse Jeunet, Paris, 1898, obs. EE)

O8s. XX. — Exophtalmie double avec varicosités de la conjonctive au niveau des muscles droits. Pupilles dila tées. Myopie.

(TroussEau. Clinique Méd. de l'Hôtel-Dieu, 5° édition, t, IT p.002.)

O8s. XXI. — Homme malade depuis six mois. Exophtal. mie considérable surtout marquée à droite. Pupilles dilatées. Diminulion de la vue. Larmoiement. Hypertrophie thyroïde surtout marquée à droite, Pouls à 120. Boulimie. Soit exagérée. Sommeil agité. Amaigrissement. Excitabilité gé nérale augmentée. Crises d’asthme.

(Trousseau et Cazaris. Clinique méd. de lHôtel-Dicu,

Os. XXII. — Femme, âgée de 26 ans, malade depuis un an. Exophtalmie notable des deux côtés. Pupilles dilatées. Hypertrophie thyroïde surtout marquée à gauche. Palpitations. Pouls à 116. Léger tremblement généralisé.

(SurmerLanD in Brain. À Journal of neurology, année 1905, vol. XXVI, p. 210, traduction due à l’obligeance de M. J. Mock, interne des hôpitaux de Paris.)

Os. XXIII. — Femme, 37 ans. Exophtalmie peu prononcée. Hypertrophie du corps thyroïde avec sensation de battements et bruits subjectifs de souffle. Pupilles dilatées. Troubles de la vue. Palpitations très violentes. Pouls à 120, 130. Tremblement marqué des mains et des jambes. Appé-

RD, En tit et soif plutôt augmentés. Crises de diarrhée. Digestions pénibles. Sensation de chaleur au niveau de la face. Caractère très impressionnable. | (Pauz. Gros. Th. Paris, 1884, obs. V.)

O8s. XXIV et XXV. — Eichhorst sur 8 cas observés par lui, a noté deux fois des pupilles dilatées et les malades étaient {ous les deux myopes.

(Ercunorsr Hermann. Traité de pathologie interne et de thérapeutique, traduit de Fédition allemande, 1889, t. T, GE -prel#

O8s. XXVI. — Femme, 30 ans. Exophtalmie double très accusée. Pupilles un peu dilatées. Hypertrophie du corps thyroïde surtout marquée à droite. Tremblement. Tachycardie. Pouls entre 100 et 110.

(M. Vicnarp. Bull. méd., 21 février 1897.)

Voici, résumées, les observations de goître exophtalmique que nous avons pu recueillir avec dilatation de la pupille égale des deux côtés.

De Græfe (avant 1879), et plus tard Eulenburg (1889) avaient soutenu que la dilatation des pupilles ne pouvait se rencontrer que chez des basedowiens myopes ou lorsqu'il y a névrose du grand sympathique cervical] secondaire à une tumeur primitive du cou. Dans ve dernier cas, l’exophtalmie est, en général, unilatérale.

Parmi nos 25 observations, la vue est notée normale trois fois, diminuée six fois.Quatre seulement de nos malades sont myopes. L'opinion de De Græfe et d'Eulenburg semble done erronée et la dilatation des pupilles peut s'observer chez des basedowiens dont la vue

ie

esi normale. D'ailleurs, la fréquence des troubles de la vue dans la maladie de Graves est telle qu'on noterail souvent les mêmes symptômes chez les malades qui ont des pupilles normales ou chez ceux présentant un au. tre trouble que les pupilles également dilatées.

Rendu, d'autre part, à constaté que la dilatation de l'iris semblait coïncider avec la pâleur des sujets ou avec des symptômes d’anémie. Cette opinion semble bien s’accorder avec l'étude des faits et dans nos observations nous avons trouvé notés huit fois ces symptômes alors que nous n'avons trouvé qu'un seul cas où les joues étaient colorées.

Il nous faut remarquer que la dilatation des pupilles ne correspond pas toujours à un goître et à une ophtalmie symétrique. Presque toujours l'exophtalmie est bilatérale (19 cas), alors que le goître est très souvent prédominant à droite (10 cas), quelquefois symétrique (8 cas), une fois seulement plus marqué à gauche. Deux fois l'exophtalmie est gauche avec goître prédominant à gauche. Enfin, dans une observation l'exorbitisme est surtout visible à gauche avec goître plus développé à droite.

En résumé, la dilatation symétrique de la pupille est quelquefois observée dans le syndrôme de Basedoti (7 0/0 des cas). Elle ne coincide pas avec la myopie des sujets, semble se voir souvent chez les individus à teini pâle el ne correspond ni à un goilre bilatéral, ni à une exophtalmie symétrique.

Syndrôme de Basedow avec pupilles rétrécies également des deux côtés.

Les pupilles se trouvent rarement rétrécies dans le goître exophtalmique et nous n'avons pu en retrouver que 9 cas.

Parmi ces observalions, 1l en est une qui ne devra pas figurer dans notre statistique. Il s’agit, en effet, d’une malade

Os. XXVII. — Femme souffrant depuis trois ans. Exophtalmie nulle. Myosis léger. Pas de signe de Stellwag. Signe de de Græfe peu prononcé. Goître marqué surtout à droite, Pouls entre 110 et 140. Palpitations très douloureuses provoquant des insomnies excessivement pénibles, Tremblement caractéristique des membres supérieurs augmentant par le mouvement et se généralisant par crises dans tout le corps. Sueurs fréquentes. Thermophobie. Anorexie. Vomissements, Constipation avec douleurs abdominales. Soif exagérée. Menstruation irrégulière. Pollakiurie. Pigmentation de la face. Amaigrisement très marqué. Caractère insupportable avec idées fixes et manie de persécution.

(SouLié. Archiv. province. de chirurgie, 1* septembre 1897.)

Mais cette femme avait été l'objet, un peu avant l’examen, d'une exothyropexie pratiquée par Villeneuve et

celle opération devait être l'origine du myosis constaté.

Il nous reste encore huit autres cas:

Os. XXVIII et XXIX. — Deux de ces malades sont signa iés par Rendu (1). Ils présentaient pendant les paroxysmes la conjonctive injectée la face très vuliueuse.

Ogs. XXX, XXXI et XXXII. — Trois autres malades avec rétrécissement de la pupille ont été observés par Eichhorst (2), sur les 8 cas qu'il a observés.

Nous avons aussi trouvé le myosis signalé dans trois observations.

Ogs. XXXIII. — Femme, âgée de 30 ans, malade depuis six mois à la suite d’une vive émotion. Exophtalmie bilatérale très accentuée. Signe de Stellwag. Myosis. Troubles de la vue. Pouls à 100. Tuméfaction thyroïdienne très nette qui s’est accentuée, à chaque époque menstruelle, Trémulation permanente des mains et des avant-bras avec mobilité anormale des muscles de la face, Chute des cheveux. Amaigrissement. Sueurs fréquentes. Malade très émotive.

(Gérarp Marcnanr, in Thèse Herbet, Paris, 1900, p. 148.)

Ors. XXXIV. — Jeune fille; 13 ans.Joues colorées.Exophtalmie légère prédominant à gauche. Pupilles étroites. Hypertrophie du corps thyroïde surtout marquée à droite avec

(1) RENDU. Dictionnaire Dechambre, 1883, Goître exophtal mique, t. IX, p. 567.

(2) Ercanorst, HERMANN. l'raité de path. int. et de thérapeutique. Traduction française, 1889, t. I. Goître exophtalmi-

que, p. 214.

frémissement et souffle systolique. Tachycardie extrême.

ment violente (pouls à 220). Palpitaions.Dyspnée (52 resp.).

Anorexie. Soif nulle. Vomissements nocturnes.Diarrhée.Dou-

leurs lombaires. Agilation extrême.

(Kazu. Inaug Dissert. Gættingen 1885, p. 39, traduction française in Thèse Barret, Paris 1901, obs. XXIL.)

O8s. XXXV. — Femme, 26 ans, malade depuis quatre mois. Exophtalmie très marquée. Pupilles rétrécies. Far moiément à droite. Hypertrophie thyroïdienne très apparente. Tachycardie (pouls à 130). Palpitations. Tremblement très accentué surtout à la racine des membres supérieurs. Anorexie. Crises paroxystiques de diarrhée et de vomissements. OEdème léger des malléoles. Sueurs nocturnes très abondantes. Insomnie.

(PisaNr£, Th.-de Paris, 1904.)

Nous pouvons ici encore remarquer que Rendu avait signalé la coïncidence du myosis avec la coloration de la face et que la seule fois (obs. XXXIV) où le teint est noté dans les observalions que nous avons résumées, on constate la coloration des joues de la malade. L’opinion de Rendu semble une nouvelle fois vérifiée par

les faits.

Le myosis existe donc bien associé aux symptômes de la maladie de Basédow, mais c'est un fail assez rare (2 0/0 des cas). Il parail coincider avec une coloralion marquée de la face des malades.

ne me conte

Syndrôme de Basedow avec inégalité pupillaire.

L'inégalité pupillaire, que les auteurs, à l'exception de Vires (1), ne signalent pas parmi les troubles oculaires constatés dans la maladie de Graves, s’observe encore assez fréquemment et vient de suite après la dilatalion parmi les troubles les plus fréquents de l'irts. Nous avons pu en réunir 14 cas mais parmi ceux-ci il en est trois dont nous ne pouvons pas tenir compte.

Ors. XXXVI.-—— Femme,?27 ans.Goître volumineux surtout développé à droite. Exophtalmie considérable avec signe de Stellwag et pupilles inégales. Palpitations très violentes. Tachycardie : (pouls à 130). Sueurs fréquentes. Diarrhée,

(Bersez in Thèse Bæœleau, Paris 1892, obs. XXIT.)

Mais cette malade élait depuis 18 mois atteinte de paralysie générale caractérisée par des accès mélancoliques avec idées de suicide, des impulsions criminelles, du délire ambitieux, des acerocs dans la parole, des propos obscènes. L'inégalité pupillaire doit ici être placée à côté des autres signes de P. G., plutôt que parmi les symptômes de goître exophtalmqiue.

(1) Vrres. Leçons de clinique médicale, 1900, p. 10.

— 32 = Os. XXXVII. — Femme, 38 ans, Exophtalmie légère. Inégalilé pupillaire : la pupille droite est plus dilatée, Diminution de l’acuité visuelle de ce côté. Hypertrophie thyroïdienne. Tachycardie (pouls à 96).

(TarcowLa, in Thèse Boeleau, obs. XXII.)

Ici encore l'inégalité pupillare peut être mise sur le compte de la paralysie générale car cette malade avait des attaques épileptiformes avec embarras transitoire de la parole, deS hallucinations, des projets ambitieux, un affaiblissement de la mémoire, une hésitation légère et de la lenteur de la parole, des troubles de l'odorat et on pouvait constater le signe d’Argyll Robertson.

O8s. XXXVIIL. — Femme, 30 ans. Hypertrophie thyroidienne. Exophtalmie. Pupilles dilatées et inégales. Tremblement des mains. Délire. Tachycardie, Température à 39°6. (Iupaccranrr. Sociela lancisiana degli Ospedali di Roma

1893. Traduction française in Thèse Brunet, Paris, 1893,

obs. XXVIL.)

Cette dernière malade se trouvait à la période de défervescence d’une pneumonie assez grave lorsque fut constaté chez elle le syndrôme basedowien. L'inégalité pupillaire a été signalée au cours de certaines pneumonies; elle ne pourra donc non plus chez cette malade èlre mise en toute sûreté au nombre des symptômes conslituant la maladie de Graves. |

Les onze observalions restantes sont les suivantes

-Ogs. NXXIX. © émimce, 62 ans, malade dépuis quatre ans. Exophlalmie presque nulle à gauche, (rès accusée à droie. Diülatalion--pupillaire: droilé. Hypertrophie thyroidienne portant également. sur les deux lobes. Palpitations intenses mais pas de tachycardie (pouls SE pas de trerublement. Sensations de. défiance e

| Gavourar in | Benxoup. Bull. méd., 16 décembre 1897.)

| d Opel Xi — Petite fille de 12 ans. E éiatue modérée. 'Inégalite. pupillaire. Hypertrophie du corps thyroïde au niveau de la parte médiane et. du lobe dr oit avec frémissement continu | et. souffle systolique. Hypertrophie du ventricule gauche. Vililigo. Agitalion conlinuelle.

: (Bacixsy, 1879, Lehrbuch der Kinderkrankheiten, 1899, pe 731. Traduction française in Thèse G. Barre, Paris, ii obs. XVHL ee et

Ors. XLI, — Petite fille, 12 ans et demi, Exophtalmie no- “table. Pupilles dilatées inégulement surtoul à droile. H ypertrophie thyroidienne surtout marquée au niveau des lobes médian. el droit, avec souffle systolique. Bruits du cœur | éck dans. 5 : ne Be

Les Archi. jür, Küiderheilkunde, 1883. Bd IV, p,

Traduction française. in: Thèse Barrel, obs. XX.)

+ OBS XEIL. = Petite fille dé 8 ans, malade depuis trois ans, pâle. Exophtalmie nulle. Strabisme convergent, À gdu che; pupille très dilatée, parésie du droit externe. A droite, pupille plus pelile qu'à gauche; mouvements normaux. Gottre volumineux prédominant à gauche avec frémissement et “souffle intense. Tréinblement très accentué des extrémités. Tachycardie (pouls ‘à 142). Palpitations. Sommeil troublé.

Page 1